Monday, August 31, 2009

*Création d'une Société du Grand Paris ?*

***L'avant-projet de loi sur le Grand Paris préparé par Christian Blanc et revu par Matignon prévoit, dans sa version obtenue par l'AFP, la création d'un établissement public national à caractère industriel et commercial (Epic) dénommé "Société du Grand Paris". Le projet doit être examiné en Conseil des ministres, probablement début octobre selon une source parlementaire UMP, et déposé "à l'automne" au Parlement. Cet avant-projet, qui affirme que "le développement du Grand Paris revêt un caractère d'interêt national", est transmis aux collectivités territoriales concernées pour concertation.

La "Société du Grand Paris" a pour objet de "réaliser des projets d'infrastructures d'interêt national constituant le réseau du Grand Paris", indique le texte. Elle peut "directement acquérir, au besoin par voie d'expropriation ou de préemption, les biens de toutes natures (...) afin de les vendre, les louer ou d'y conduire des opérations d'aménagement ou de construction". Les représentants de l'Etat "constituent au moins la moitié des membres du conseil de surveillance".

L'Etat et les collectivités teritoriales peuvent confier à la Société du Grand Paris "des missions de service public ou d'interêt général". Le texte indique que "les décrets d'utilité publique emportent approbation des nouvelles dispositions du schéma directeur de la région d'Ile-de-France (SDRIF), des schémas de cohérence territoriale, des schémas de secteur et des plans locaux d'urbanisme". Autrement dit, le Grand Paris prime sur tous les autres documents d'urbanisme.

AFP
Le Figaro
31/08/2009

***Panorama de la société 2009 - Les indicateurs sociaux de l'OCDE : Les Français...***


***La France

Utilisation du temps :
Les Français passent plus de deux heures par jour à table à manger et boire,
plus que tout autre pays de l’OCDE et presque deux fois plus que les Américains et Canadiens. Ils
dorment aussi plus que tout autre pays, 8.5 heures par nuit en moyenne.

Inégalité de revenus :
La France est l’un des cinq pays de l’OCDE où les inégalités de revenus et la
pauvreté ont baissé durant les 20 dernières années.

Fécondité :
La France a l’un des taux de fécondité les plus élevé parmi les pays européens et de
l’OCDE. Les françaises ont aussi leur premier enfant plus tard, à 28 ½ ans alors que c’était à 24 ½ ans
en 1970.

Protection sociale :
Les dépenses sociales publiques sont des plus élevées en France à 33% du revenu
national, comparées à la moyenne des pays de l’OCDE de 24%.

Garde d’enfants : Les dépenses publiques de services d’accueil de la petite enfance (incluant l’école
maternelle) de la France sont parmi les plus élevées, après l’Islande et le Danemark.

Espérance de vie :
Avec une espérance de vie de près de 84 ½ ans, les femmes françaises vivent en
moyenne les plus longtemps des pays de l’OCDE, juste après les japonaises (près de 86 ans). Les
hommes vivent eux en moyenne près de 77 ½ ans, juste deux ans de moins que les Suisses et les
Islandais qui vivent le plus longtemps parmi les pays de l’OCDE (79.2 et 79.4 ans respectivement).

**Le Panorama de la société observe l’évolution des tendances sociales dans les pays de l’OCDE :

Les Français consacrent plus de temps à dormir que toute autre population des pays de l’OCDE. Ils passent aussi davantage de temps à table que leurs homologues des autres pays, pratiquement deux fois plus que les Américains, les Canadiens ou les Mexicains. Les Japonais dorment presque une heure de moins que les Français et passent aussi plus de temps au travail et dans les transports qu’ils n’en consacrent à leurs loisirs.

Voilà un aperçu des différences observées entre les pays de l’OCDE dans l’utilisation de l’une des ressources les plus essentielles, le temps, d’après la dernière édition du Panorama de la société.

Le Panorama de la société fait un tour d’horizon des tendances et des politiques sociales dans les pays de l’OCDE, en s’appuyant sur des indicateurs issus des études de l’Organisation et d’autres sources. Son objectif : aider les lecteurs à comprendre comment leur société évolue, notamment en comparaison avec d’autres pays.

Un chapitre spécial est consacré au temps de loisirs dans les 18 pays de l’OCDE pour lesquels on dispose de données récentes. Les enquêtes sur l’emploi du temps qui ont servi à la rédaction de ce rapport sont fondées sur des échantillons de 4 000 à 200 000 personnes, représentatifs au niveau national.

Ce rapport met en évidence des écarts importants entre les hommes et les femmes dans le temps consacré aux loisirs. Ainsi, les Italiens bénéficient de près de 80 minutes de temps libre supplémentaires par jour par rapport aux Italiennes. Cet écart semble en grande partie imputable aux tâches ménagères accomplies par ces dernières. La Norvège semble être la société la plus égalitaire dans ce domaine, les hommes ne bénéficiant que de quelques minutes de temps libre de plus que les femmes.

En tête du classement des pays de l’OCDE, les Norvégiens consacrent un peu plus du quart de leur temps aux loisirs, alors que les Mexicains se placent en fin de classement avec 16 % seulement.

Comment occupons-nous notre temps libre ?
Au Japon et au Mexique, la moitié du temps de loisirs est consacré à regarder la télévision, contre 25 % en Nouvelle-Zélande. La Turquie est le pays le plus sociable, puisque les Turcs passent 35 % de leur temps libre avec leurs amis, soit plus du triple de la moyenne de 11 % enregistrée dans la zone OCDE.

Un point commun à tous les pays de l’OCDE toutefois : le manque d’activité physique. Si l’Espagne se classe en tête en ce qui concerne le temps libre consacré à une activité physique régulière, le sport n’occupe toutefois que 13 % seulement du temps libre des Espagnols.

Le Panorama de la société propose d’autres indicateurs sociaux, comme la taille des adultes, le taux de fécondité, les dépenses d’éducation, les inégalités de revenus, l’obésité, les dépenses de santé et la satisfaction à l’égard de l’existence et du travail.

Des notes par pays sont disponibles sur www.oecd.org/els/social/indicateurs/SAG pour l’Autriche (en allemand), le Canada, la France (en anglais et français), l’Allemagne (en allemand) , l’Italie, le Japon, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Suisse (en allemand), le Royaume-Uni et les Etats-Unis.


OCDE (2009), Panorama de la société 2009 - Les indicateurs sociaux de l'OCDE
www.oecd.org/els/social/indicateurs/SAG

Friday, August 28, 2009

***Confidentiel : le rappel de Karoutchi...***

***Alors que les secrétaires d’État Rama Yade et Chantal Jouanno se disputent la conduite de la liste UMP dans les Hauts-de-Seine, leur ancien collègue Roger Karoutchi vient d’écrire aux élus du département, afin de leur rappeler l’accord conclu avec Valérie Pécresse. «Cet accord prévoit que nous formions un tandem au niveau régional et que je conduise la liste dans les Hauts-de-Seine», écrit-il.

Le Figaro
27/08/2009

Wednesday, August 26, 2009

***Sarkozy, troisième acte...***

***La présidence Sarkozy se déroule comme une tragédie classique. Le premier acte est l'exposé des personnages et de la situation. Une nouvelle équipe prend le pouvoir, le jeune président lance une vague de ruptures.

Certaines sont certes restées inachevées (universités), d'autres ont été payées au prix fort (alignement des régimes spéciaux de retraite). Mais la France a respiré un grand coup, comme jamais depuis un quart de siècle. Ce fut l'acte des réformes. Puis un événement imprévu bouscule tout.

Le deuxième acte est bien sûr celui de la crise. Les grandes banques du pays ont failli être balayées par une tempête venue de Wall Street, les constructeurs automobiles ont frôlé l'asphyxie et le chômage est reparti brutalement à la hausse. Le président est alors devenu le commandant d'une caserne de pompiers partie à l'assaut des incendies économiques et financiers en France, en Europe, à l'international.

Aujourd'hui commence le troisième acte, marqué par deux événements à l'Elysée : la rentrée des ministres et le sermon du président aux banquiers. C'est le moment où tout reste encore possible. La toile de fond est hélas déjà connue, avec une montée dramatique du chômage. Sur scène, les urgences s'accumulent, des bonus délirants de la finance à la menace d'un virus en passant par la colère des maraîchers et la retraite des mères. Le pouvoir doit bien sûr traiter chacune de ces questions, tant la symbolique est essentielle en politique. Mais le four ou le succès de la présidence Sarkozy ne se fera pas sur les urgences.

Il se jouera dans les grandes décisions des prochains mois. Les décisions qui concernent directement l'Etat et non celles où l'efficacité de l'action publique reste à démontrer - comme la répartition de la valeur ajoutée dans les entreprises. Trois grands dossiers vont circonscrire le champ des possibles.

D'abord, l'organisation des pouvoirs, avec la refonte du découpage administratif de la France. Ensuite, les recettes de l'Etat, avec d'un côté le nettoyage de la fiscalité et de l'autre l'instauration d'une taxe carbone. Un impôt écologique bien conçu pourrait constituer un vrai atout pour la France, son échec l'alourdirait d'un nouveau boulet. Enfin, les dépenses de l'Etat, avec la capacité à définir des priorités - avec ou sans grand emprunt. Ce qui va se passer aujour d'hui donnera le ton du troisième acte Sarkozy.

http://www.lesechos.fr/info/analyses/020111503946-sarkozy-troisieme-acte.htm

JEAN-MARC VITTORI
Les ECHOS
25/08/09

Wednesday, August 19, 2009

*Les recrutements de cadres toujours diminués de près d'un tiers par rapport à l'an dernier*


***En juillet, 18.780 offres d'emplois ont été confiées à l'Apec, soit une baisse de 31 % par rapport au mois de juillet de l'année dernière, et qui ne ralentit pas depuis le début de l'année. Rares sont les catégories de cadres qui échappent à la crise.

Les bonnes surprises estivales de la semaine dernière - croissance, emploi salarié - n'auront guère duré. Publiées hier, les données de l'Apec (organisme paritaire dédié à la recherche d'emploi pour les cadres) sur les offres d'emplois destinées aux cadres viennent rappeler à ceux qui pécheraient par optimisme que la crise est profonde. , observe ainsi, au vu des chiffres de juillet, l'Apec. Elle touche aussi bien les offres publiées sur Internet, dont l'indice et se retrouve à un niveau inconnu depuis août 2005, que les offres confiées à l'Apec. En juillet, 18.780 offres ont ainsi été apportées à l'opérateur (qui revendique 80 % du marché total des offres sur les cadres), soit une baisse de 31 % par rapport au mois de juillet de l'an dernier. Avec 132.050 offres publiées sur les sept premiers mois de l'année, la chute atteint 30 % par rapport à la même période de l'année dernière.
Plus inquiétant, la majeure partie des fonctions, dans les entreprises, subit cette baisse des offres d'emploi. Celles qui y échappent se comptent sur les doigts d'une main : s'y retrouvent les fonctions de direction générale (+ 8 %), les postes de col blanc dans la santé, le social et la culture (+11 %) et quelques emplois qui ont le vent en poupe dans les directions de recherche et développement.
Ressources humaines à la peine

Pour les autres, point de salut. A commencer par les fonctions liées aux services techniques - achats, logistique, maintenance, assistance technique -, qui dévissent de près de 40 % en moyenne. Et le repli atteint même 53 % pour les fonctions à responsabilité en rapport avec les méthodes, le contrôle et la qualité. L'informatique est à peine mieux lotie, avec une baisse générale des offres d'emplois pour les cadres de près de 38 %. Et, là encore, la baisse concerne tout le spectre de ce secteur : de l'informatique industrielle, qui se replie de 34 %, à l'informatique de gestion, où la baisse est la plus importante (44 %). C'est donc l'ensemble du spectre des métiers traditionnellement dévolus aux ingénieurs qui semble le plus souffrir.

Signe de ces temps de crise où l'heure est davantage aux restructurations et à l'ajustement des effectifs qu'à leur développement, les cadres occupant des fonctions dans le secteur des ressources humaines sont aussi à la peine. L'ensemble des annonces de la filière se replie de 35 %, et si les postes de direction s'en sortent plutôt bien (+11 %), la chute atteint 38 % pour les postes liés au recrutement et 30 % pour ceux destinés à la formation continue.
L'avenir s'annonce des plus morose. Selon le baromètre de l'Apec, rendu public courant juillet, seule une entreprise sur trois (35 %) prévoyait de recruter un cadre ou plus à un horizon de trois mois. Si l'expérience montre que ces prévisions s'avèrent toujours plus pessimistes que la réalité, la dégradation risque néanmoins de se poursuivre au moins jusqu'à la rentrée.

CLAUDE FOUQUET,
Les Echos
19/08/09

Saturday, August 15, 2009

*M. Carrez détaille ses propositions pour financer les transports du Grand Paris...*

***Glles Carrez, député UMP du Val-de-Marne et rapporteur général de la commission des finances de l'Assemblée national, a présenté, mercredi 5 août, son "pré-rapport" sur le financement du plan transport du Grand Paris, mission que lui avait confiée, début juin, le premier ministre. La remise définitive du rapport devrait avoir lieu début septembre.

M. Carrez a tenu à préciser que ces propositions de financement "n'engagent que lui". Il demande "un effort proportionné, équitable, entre le monde économique, les entreprises, les usagers et les contribuables" afin de "répondre aux urgences et d'engager les projets d'avenir".

Les investissements. Le montant est estimé à plus de 20 milliards d'euros pour la réalisation notamment des deux premiers tronçons de métro en rocade d'ici 2025. Il reprend une partie du plan de mobilisation de la Région et celui présenté par Christian Blanc, secrétaire d'Etat à la région-capitale.

Pour les ressources, le rapport suggère la reconduite du contrat de projet Etat-Région (qui finance le Fonds d'aménagement de la région Ile-de-France) jusqu'en 2025, apportant ainsi 6,4 milliards d'euros. Pour M. Carrez, les 14 milliards d'euros restants pourraient se répartir entre les usagers et les entreprises. Ainsi, une réactualisation du taux de la fiscalité sur les bureaux à la charge des promoteurs (le taux actuel est celui de 1999) pourrait permettre de lever 7,8 milliards d'euros.

Les usagers de la route seraient aussi mis à contribution à hauteur de 3,1 milliards d'euros. Gilles Carrez propose qu'une partie de l'écotaxe poids lourds (dont la mise en place est prévue pour 2012) soit affectée au financement du "plan transports" d'Ile-de-France. L'amende simple de stationnement pourrait augmenter. Elle est aujourd'hui de 11 euros. Après réactualisation de son taux, elle pourrait atteindre, par augmentation progressive, 20 euros.

Le rapport suggère également la création d'une nouvelle taxe pour un montant de 1,6 milliard d'euros. Sur le modèle de la taxe spéciale d'équipement (TSE), chaque ménage devrait s'acquitter de 20 à 30 euros par an.

Enfin, Gilles Carrez inclut, dans ses propositions, la valorisation foncière induite par l'amélioration des dessertes, mais pour un montant inférieur à 1 milliard d'euros, et un recours à l'emprunt limité, qui "n'interviendrait qu'en dernier ressort".

Les charges de fonctionnement. Elles sont évaluées par M.Carrez à 18,5 milliards d'euros sur la période 2010-2025, dont 8,8 milliards d'euros en matériel roulant (tramway, nouveau RER à deux étages), 1,8 milliard d'euros de mise en accessibilités (nouvelles gares) et 7,9 pour les nouvelles exploitations (prolongement de la ligne 14 jusqu'à St-Ouen pour désaturer la ligne 13, amélioration du fonctionnement des RER A, B, C et D).

Pour financer ces dépenses, M. Carrez propose deux types de ressources. D'abord, une augmentation de 0,1 point du versement transport des entreprises, permettant de collecter 7,7 milliards d'euros. Puis une évolution de la "masse tarifaire", à hauteur de 7, 9 milliards d'euros, sur le rythme de l'inflation plus 2 points. "Les dépenses transports accompagneront le pouvoirs d'achat", affirme Gilles Carrez qui insiste sur " l'équilibre des efforts entre l'usager et l'entreprise". Enfin, le rapport propose d'emprunter 10,6 milliards d'euros consacrés au matériel roulant et à la mise en accessibilité des gares.

"J'ai cherché à avoir un éventail de ressources de financement le plus ouvert possible, tout en restant le plus raisonnable possible", a conclu M. Carrez.

Amélie Poisson
Le Monde
07.08.09.

Thursday, August 13, 2009

**63e Foire-Exposition de Châlons-en-Champagne...*



***63e Foire-Exposition de Châlons-en-Champagne

du 28 août au 6 septembre 2009

Le rendez-vous agricole par excellence, des journées à vocation particulière (journée de l’armée, du champagne, de la ville de Châlons-en-Champagne et de la Communauté d'Agglomération "Cités en Champagne"…), des spectacles gratuits...

La foire Internationale de Châlons en Champgane, se révèle être une tribune privilégiée pour des échanges de nature économique, notamment vers la valorisation du végétal à vocation alimentaire ou non, la logistique et de manière plus générale, tous les phénomènes innovants.

Bienvenue à la 63 foire de châlons
www.foiredechalons.com

Friday, August 7, 2009

***Twitter et Facebook attaqués : la Russie pointée du doigt...***

***Les premières informations sur l'origine de l'attaque contre Twitter et Facebook, qui a provoqué l'interruption totale ou le ralentissement de ces sites durant plusieurs heures jeudi, commencent à émerger. Et les regards se tournent vers la Géorgie et la Russie, alors que les tensions se ravivent au premier anniversaire du conflit entre les deux pays.

À vrai dire, cette hypothèse m'avait traversé l'esprit dès hier pour une raison toute simple : le site LiveJournal a également été visé par l'attaque et coupé d'internet jeudi. Or, cette plate-forme de blog, largement tombée dans l'oubli, reste très populaire en Russie. Au point d'avoir été récemment rachetée par une société locale.

Voici donc un résumé de ce que l'on a pu apprendre ces dernières heures. Attention à ne pas en tirer de conclusions définitives, il ne s'agit encore le plus souvent que de simples pistes.

Quels sites ont été attaqués ?
Twitter et LiveJournal (interrompus environ trois heures), ainsi que Facebook (fortement ralenti chez certains, voire inaccessible), ont été les plus touchés.
Plusieurs sites de Google, dont YouTube et Blogger, ont aussi été pris pour cible. Mais ils ont résisté.

Quel était le mobile de cette attaque ?
Selon le responsable de la sécurité de Facebook, Max Kelly, l'attaque aurait visé un blogueur pro-géorgien, Cухуми, qui dispose de comptes sur Twitter, Facebook, Google (YouTube) et... d'un blog sur LiveJournal (capture en début de billet).
«Cette attaque simultanée sur plusieurs sites visait à empêcher que sa voix puisse être entendue», explique ce dirigeant de Facebook.
Cухуми a lui-même écrit qu'il était «évident» que cette attaque était dirigée «contre lui et les Géorgiens».

Qui a commandité l'attaque ?
Le lien avec la Russie n'est pas encore clairement établi, mais certains ont de gros soupçons. "Demandez-vous qui a profité le plus de cela", a lancé le dirigeant de Facebook.
Selon un spécialiste du trafic internet cité par le New York Times, il existe des "preuves" que l'attaque proviendrait d'Abkhazie, un territoire séparatiste géorgien au cœur du conflit entre la Russie et la Géorgie.
Cухуми, en français Soukhoumi, est justement la capitale de ce territoire séparatiste.
Dans un entretien accordé au Guardian publié vendredi après-midi, ce blogueur dit être "certain que l'attaque a été ordonnée par le gouvernement russe". Il rappelle que son blog LiveJournal a déjà été la cible d'une attaque l'an dernier, et s'avoue "stupéfait" des conséquences de cette nouvelle action.

Comment les sites ont-ils été attaqués ?
Peut-être par une attaque de spam. Concrètement, des millions d'emails ont été envoyés avec un lien vers les pages Facebook et Twitter de ce blogueur. Un grand nombre d'internautes ont alors dû cliquer sur ces liens, surchargeant les sites, comme l'indiquait le même spécialiste du trafic internet au New York Times.
Selon Facebook, cette attaque par spam ne serait pas la cause unique des perturbations. "Les personnes qui ont coordonné cette attaque, les criminels, sont vraiment déterminés et ont utilisé beaucoup de ressources", a précisé le responsable de la sécurité du réseau social.
La saturation de Twitter, de Facebook et de LiveJournal semble donc avoir été obtenue en parallèle grâce à un procédé plus classique. C'est-à-dire en prenant le contrôle d'un grand nombre d'ordinateurs piratés, des "PC zombies", pour les diriger vers les sites internet visés et les surcharger de connexions.

Est-ce grave ?
Walt Mossberg, célèbre journaliste du Wall Street Journal spécialisé dans les sujets high-tech, estime qu'il s'agit d'attaques "criminelles sérieuses".
Twitter et Facebook ont rappelé que, dans ce type d'attaque, aucune donnée personnelle n'était théoriquement compromise, puisqu'il s'agit simplement de surcharger les réseaux de connexions, et pas de pénétrer dans les systèmes de sites.
"Il y a encore beaucoup de travail" pour assurer la stabilité du service dans de telles circonstances, a toutefois reconnu Biz Stone, cofondateur de Twitter, dans un nouveau billet sur le blog officiel.
Voilà tout ce que l'on sait de l'attaque actuellement. Si cela vient à se confirmer (encore une fois, l'enquête est toujours en cours), une attaque dirigée contre une seule personne aurait réussi à perturber l'accès de millions d'internautes. Ce qui donne une petite idée de la puissance de frappe des réseaux de "PC zombies" et de la fragilité des sites.

*A LIRE AUSSI : Le compte-rendu de l'attaque :
http://blog.lefigaro.fr/technotes/2009/08/twitter-est-plante.html

Par Benjamin Ferran
Technotes
7 août 2009