Saturday, February 28, 2009

*Le rapport Balladur suscite une levée de boucliers*

***On ne s'attaque pas sans risque au "mille-feuille de l'organisation territoriale" française. Face à cet objectif que lui avait fixé Nicolas Sarkozy, le comité présidé par l'ancien premier ministre Edouard Balladur (UMP) vient d'en faire l'expérience.

Le rapport adopté par le comité mercredi 25 février et qui devrait être remis officiellement le 5 mars au président de la République, situe d'emblée la difficulté de l'exercice : "L'administration du territoire est, en France, une question éminemment politique". Ce qui a conduit le comité à faire preuve de retenue. Ceux qui attendaient un "big bang" devront patienter.

Alors que la commission Attali sur la croissance préconisait la suppression d'un échelon territorial, en l'occurrence le département, le comité Balladur est plus circonspect. Qu'il s'agisse de la diminution du nombre de collectivités, de l'attribution des compétences, de la réforme des finances, "aucun scénario de réforme ne s'impose par lui-même, avec la force de l'évidence", reconnaissent les auteurs.

Certaines des vingt propositions retenues dans ce rapport de 132 pages ont pourtant provoqué une levée de bouclier.

Le comité suggère des transformations majeures : la réduction du nombre de régions, même si les modalités de regroupement et de découpage ont été assouplies ; un système d'élection des élus régionaux et départementaux avec la suppression des cantons ; la reconnaissance de "métropoles" de plein exercice avec des conseillers et exécutifs élus au suffrage direct ; une répartition des fonctions entre les différentes collectivités ; des pistes de remplacement de la taxe professionnelle...

Seize propositions ont été adoptées à la quasi unanimité des onze membres, avec quelques abstentions, dont celles de l'éditorialiste Jacques Julliard et des universitaires Jean-Claude Casanova et Michel Verpeaux. Mais quatre propositions majeures ont été rejetées par les deux représentants de la gauche. Pierre Mauroy, sénateur (PS) du Nord, ancien premier ministre, et André Vallini, député (PS) et président du conseil général de l'Isère se sont opposés au mode d'élection des nouveaux conseillers départementaux dans les conseils régionaux et départementaux, ainsi qu'à l'organisation des nouvelles métropoles, la répartition des compétences entre les collectivités et le Grand Paris.

Si le département n'est pas supprimé, ses pouvoirs sont restreints, notamment dans les métropoles, où il doit s'effacer ; y compris dans le domaine de l'action sociale, qui est pourtant une de ses missions principales de "proximité et de solidarité".

A l'inverse, les régions et les regroupements de communes sont encouragés. Pour la gauche, le nouveau système d'élection des conseillers départementaux marque toutefois un affaiblissement des politiques régionales. Bertrand Delanoë, maire (PS) de Paris, a pris la défense des quatre départements de la petite couronne de l'Ile-de-France, que le comité propose de supprimer au profit de la création d'une collectivité du Grand Paris. "Les départements, estime le maire de la capitale, sont efficaces dans les politiques de proximité". "Alors que l'intercommunalité est encouragée partout en France, pourquoi vouloir la casser en Ile-de-France ?", s'est-il interrogé mercredi dans un communiqué.

Lors d'une conférence de presse, Martine Aubry, première secrétaire du PS a de nouveau dénoncé une entreprise menée "dans un but strictement politicien" et réclamé une clarification, non entre les collectivités entre elles, mais dans leurs rapports avec l'Etat.

Les 20 propositions du comité Balladur sont loin d'entrer en vigueur. Le 5 mars, M. Sarkozy devrait indiquer ce qu'il entend retenir du rapport. Selon Alain Marleix, le secrétaire d'Etat aux collectivités locales, "une phase de concertation avec les élus" s'ouvrira ensuite, avant la présentation au Sénat, d'une "loi-cadre sans doute dès l'automne". Toute révision constitutionnelle a été écartée, faute de majorité suffisante dans un congrès composé de députés et de sénateurs eux mêmes élus locaux.

Le secrétariat d'Etat aux collectivités locales a élaboré plusieurs scénarios de refonte de la carte des cantons, en mesurant l'impact des nouveaux mécanismes de représentation, notamment dans les zones rurales. Bercy reste muet sur le remplacement de la taxe professionnelle. Unanimes, les présidents des neuf associations de maires ont réclamé, mardi, une vraie réforme des finances locales.

A un an des élections régionales, l'échéance de mise en oeuvre de la future loi, d'ici à 2014, apparaît lointaine. Au vu des oppositions et des craintes, il semble que le "consensus" souhaité par le chef de l'Etat avant d'engager tout processus de réforme soit loin d'être atteint.

Michel Delberghe et Béatrice Jérôme
Le Monde
27.02.09.

Friday, February 27, 2009

***Déclaration de François Fillon, Premier ministre, après la réunion avec les élus de l'Outre-Mer***

Thursday, February 26, 2009

***LA FRANCE & LE MEXIQUE! : Relations bilatérales***






***État actuel de la relation bilatérale :

Au cours des dernières années, la nature et le cadre des rapports bilatéraux entre le Mexique et la France n’ont pas cessé de refléter leur volonté et leur intérêt croissants d’intensifier les liens tissés au fil de l’histoire.

Il est possible de mettre en évidence le haut degré de convergence entre les deux pays au niveau multilatéral. Notons ainsi la similitude de leurs conceptions respectives des principes et pratiques devant régir les relations internationales entre États. Ajoutons que le Mexique comme la France accordent une importance fondamentale à la nécessité de promouvoir le droit international. Tous deux réservent également un rôle crucial au renforcement des institutions multilatérales et partagent la conviction selon laquelle il est impératif de renouveler et de renforcer les organisations internationales afin de pouvoir relever les défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés (dans le domaine de l’environnement, des droits de l’homme et de la lutte contre le terrorisme notamment), comme l’ont démontré en particulier les rencontres qui ont eu lieu dans le cadre du dialogue élargi du G8 et les discussions au sein des Nations unies.

En outre, il convient aussi souligner que le Mexique comme la France défendent une vision du monde articulée autour des principes de tolérance, de diversité et de dialogue entre les cultures.

Au niveau bilatéral, le Mexique et la France disposent d’organes solides en vue de mettre en œuvre les différents objectifs de leur calendrier commun. Dans ce contexte, il convient de noter l’importance de la Commission binationale France-Mexique, dont la IIIe réunion s’est tenue le 21 et 22 octobre 2004 à Paris. À cette occasion, la volonté commune de donner un nouvel élan à la relation bilatérale a été réaffirmée, à travers la participation de représentants de différents secteurs qui interviennent et enrichissent quotidiennement les échanges entre les deux pays (législateurs, entrepreneurs, chercheurs et intellectuels en particulier).

L’adoption de la déclaration conjointe intitulée « France-Mexique : Fonder une alliance stratégique pour faire face aux défis communs » témoigne de cette détermination. Dans ce document, souscrit au terme de la IIIe réunion de la Commission binationale France-Mexique, les deux gouvernements s’engagent à renforcer la coopération franco-mexicaine au moyen de différentes mesures, aussi bien au niveau bilatéral que multilatéral, dans les domaines économique, culturel, éducatif, scientifique et technique.

Le cadre juridique qui régit les relations entre la France et le Mexique a été renforcé. Il couvre différents sujets, notamment la promotion économique et commerciale, la protection des investissements, les transports, la coopération éducative, la suppression des visas, le tourisme, la protection de l’environnement, la protection intellectuelle. Actuellement, cinq accords sont en cours de négociation et/ou de ratification. Une liste recensant les accords souscrits entre le Mexique et la France est consultable sur ce site http://www.sre.gob.mx/francia.

De même, il existe un Groupe d’amitié franco-mexicain au Sénat français, et récemment, le Sénateur Eloy Cantú a été nommé Président du Groupe d’amitié franco-mexicain du Sénat de la République mexicaine.

Les multiples rencontres, au cours de ces dernières années, entre des représentants des pouvoirs législatifs de la France et du Mexique ont pu témoigner de l’excellente qualité des liens qui unissent les deux pays.

La coopération bilatérale avec la France se traduit aujourd’hui par des réalisations importantes dans le domaine culturel, éducatif, scientifique et technique. Plusieurs institutions françaises très prestigieuses sont représentées dans notre pays, à l’instar de l’Institut français d’Amérique latine (IFAL), l’Alliance française, la Maison de la France, le Lycée franco-mexicain, pour citer quelques uns des principaux services coordonnés par l’Ambassade de France.

Du côté mexicain, il existe également une longue tradition d’échanges culturels avec la France. Actuellement, nous disposons d’un Institut culturel à Paris, ainsi que d’une Maison du Mexique située dans la Cité universitaire de la capitale française.

Il faut souligner également l’importance de la présence économique et commerciale de la France au Mexique. Il y a au Mexique près de 400 entreprises françaises : 300 filiales, succursales et bureaux de représentation et quelque 100 sites secondaires de production de ces entreprises. Selon les autorités françaises, les investissements français au Mexique s’élèvent en moyenne à 600 millions de dollars par an.

De janvier à novembre 2006, les échanges commerciaux entre le Mexique et la France ont représenté 2 943 000 000 dollars. La balance commerciale a enregistré un solde négatif pour le Mexique de 1 920 000 000 dollars. Les exportations ont représenté 511 600 000 dollars et les importations 2 431 800 000 dollars. Cette situation est à mettre en rapport avec le contexte général de nos rapports commerciaux avec l’Europe, lesquels sont largement déficitaires.

À cet égard, il est évident que le Mexique doit déployer davantage d’efforts afin de mettre à profit les avantages offerts par le Traité de libre-échange conclu avec l’Union européenne. En ce qui concerne la France, quand bien même notre relation économique et commerciale avec ce pays est très développée, il faut reconnaître que tout son potentiel n’est pas encore exploité.

C’est pourquoi l’Ambassade, en coordination avec les autorités mexicaines compétentes et le secteur privé, effectue un effort considérable de promotion en vue de multiplier les opportunités commerciales et économiques ainsi que d’attirer des investissements français au Mexique, en particulier dans des domaines qui contribuent au développement national, à la création d’emplois et à la lutte contre la pauvreté.

Le tourisme constitue un autre rayon d’action important. On a observé récemment une augmentation constante des touristes français dans notre pays, jusqu’à atteindre, l’an passé, le chiffre de 173 182 touristes français.


**PREMIERE RENCONTRE PRESIDENTIELLE

Le 5 juin dernier, le président mexicain Felipe Calderón s’est entretenu pour la première fois avec le président français, Nicolas Sarkozy, lors d’un dîner de travail au Palais de l’Élysée. Dès de cette première rencontre, les deux hommes ont décidé de relancer les relations bilatérales et d’accroître la coopération entre le Mexique et la France.

La réunion s’est déroulé dans une ambiance cordiale. Les deux présidents se sont accordés pour franchir une nouvelle étape dans les relations franco-mexicaines, qui reposera sur une communication politique régulière, un accroissement des échanges économiques et un élargissement des programmes de coopération dans plusieurs domaines d’intérêt commun.

À cette occasion, M. Sarkozy a également souligné que le Mexique était un partenaire stratégique de la France.

Plusieurs engagements ont été pris lors de cette rencontre. Ainsi, MM. Calderón et Sarkozy se sont mis d’accord sur la création d’un groupe composé de personnalités des deux pays issues du monde éducatif, économique et social. Il aura pour objectif de formuler des recommandations à court terme pour renforcer la relation bilatérale.

Par ailleurs, les deux présidents ont décidé de la formation d’un deuxième groupe constitué de hauts fonctionnaires de l’entourage proche des deux hommes d’État. Ils formuleront également des recommandations concrètes à court terme pour atteindre les objectifs fixés.

En outre, MM. Calderón et Sarkozy ont manifesté leur volonté de travailler conjointement au rapprochement de leurs positions sur des thèmes chers au deux pays et sur des enjeux mondiaux, comme pour le réchauffement climatique au sujet duquel les deux pays envisagent de lancer un projet commun.

Grâce à cette rencontre, les deux gouvernements pourront désormais accroître leur coopération bilatérale en matière de sécurité, et en particulier en matière de lutte contre la délinquance internationale organisée.

Enfin, Felipe Calderón a renouvelé son invitation à l’adresse de Nicolas Sarkozy, qui pourrait se rendre au Mexique dès le second semestre 2007 ou le premier semestre 2008...2009.


***Relations bilatérales – Antécédents historiques***

Les premiers rapports diplomatiques officieux entre la France et le Mexique remontent au 26 novembre 1826. Il a fallu attendre, en effet, 1830 pour que la France reconnaisse l’indépendance du Mexique, proclamée neuf ans auparavant. Les questions commerciales marquèrent le calendrier bilatéral à ses débuts (en 1827, un accord signé à Paris reconnaissait mutuellement aux deux parties le statut de « nation la plus favorisée »), mais également les plaintes formulées par des citoyens français, victimes de dommages pendant les guerres civiles mexicaines.

Ces plaintes, ainsi que les intérêts économiques de la France (le Congrès mexicain refusa ainsi de ratifier l’accord commercial), sont à l’origine du conflit qui opposa les deux nations : d’abord, en 1838, à l’occasion de la « Guerre des gâteaux », puis en 1862, lors de l’intervention française au Mexique.

Suite à la chute, puis au décès, le 19 juin 1867, de Maximilien de Habsbourg, les relations franco-mexicaines ont connu une interruption de treize ans. Ce n’est que le 27 novembre 1880 que les deux pays renouaient leurs rapports diplomatiques. Ainsi, en 1886, un traité d’amitié, de commerce et de navigation fut signé au Mexique, traité par lequel chacun des États signataires s’engageait à appliquer mutuellement la clause de la nation la plus favorisée. Entre 1880 et 1910, c’est-à-dire pendant la période qui correspond au régime de Porfirio Díaz au Mexique et à la Troisième République en France, les échanges se sont développés, surtout dans le domaine commercial, industriel et culturel.

À partir de 1910, première année de la révolution mexicaine, des conflits internes déchirent le Mexique, marquant durablement ses rapports avec le monde. De son côté, la France entre dans la première guerre mondiale en 1914. À la fin de la guerre, un Chargé d’affaires assure la représentation diplomatique dans chacun des deux pays. À cette époque, la négociation de la Convention des plaintes relatives aux dommages causés aux citoyens français par la révolution est au centre des relations bilatérales.

Du 4 au 9 octobre 1924, le général Plutarco Elías Calles se rendait en France, en qualité de président élu. Puis, en 1942, le président Ávila Camacho déclarait la guerre à l’Allemagne, ce qui entraîna la rupture des relations diplomatiques avec le gouvernement de Vichy. Le gouvernement mexicain accepta alors de nouer des contacts informels avec la « France libre » du général de Gaulle, qui envoya une délégation à Mexico. Au terme de la deuxième guerre mondiale, les relations diplomatiques se normalisèrent, si bien qu’à partir 1945, des ambassades représentaient chacun des deux pays.

L’ambassade du Mexique en France a ainsi pu contribuer à la négociation du nouvel Accord commercial franco-mexicain, signé à Mexico le 29 novembre 1951, par le ministre des Relations extérieures, M. Manuel Tello et l’ambassadeur de France, M. Gabriel Bonneau. D’autres accords furent conclus pendant cette période, parmi lesquels une Convention pour la protection des droits d’auteur (1950) et une Convention relative aux transports aériens réguliers (1952). Dans le domaine culturel, l’année 1952 est marquée par une importante exposition d’art mexicain à Paris.

Entre 1954 et 1982, les activités diplomatiques mexicaines à Paris ont connu un essor considérable. Ainsi, le Pemex, mais aussi le Conseil national de la science et de la technologie (CONACYT) ont ouvert un bureau à Paris, ville dans laquelle un office du tourisme et un centre culturel mexicains ont également vu le jour.

Sur le plan politique, les visites d’État des présidents Adolfo López Mateos et Charles de Gaulle, en 1963 et 1964 respectivement, ont ouvert la voie à une plus grande coopération. En 1965, un Accord de coopération scientifique et technique a été adopté. En 1973, le président Luis Echeverría obtint l’appui de la France, lors d’une visite dans ce pays, pour promouvoir la Charte des droits et des devoirs économiques des États, proposée par le Mexique à l’occasion de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCD III, avril 1972).

À la suite d’une visite au Mexique du président Valéry Giscard d’Estaing, le président José López Portillo s’est rendu à son tour en France en 1980. La nécessité d’équilibrer la balance commerciale déficitaire pour le Mexique a alors été retenue comme une des priorités. En 1981, un Traité de coopération économique a été adopté ainsi qu’un accord entre le Pemex et la compagnie française de pétrole (CFP), portant sur l’approvisionnement de cette ressource énergétique.

La déclaration franco-mexicaine du 28 août 1981 sur le Salvador a mis en évidence que les deux pays partageaient le même point de vue au sujet de la solution à apporter au conflit sévissant alors en Amérique centrale. En 1981, le président François Mitterrand effectua une visite d’État au Mexique, dans le cadre de sa participation au Sommet des chefs d’États et de gouvernements Nord-sud, qui s’est tenu à Cancún, en octobre de la même année.

Du 20 au 23 juin 1985, le président Miguel de la Madrid se déplaça en visite officielle en France. À cette occasion, 14 accords de coopération ont été adoptés et des projets d’investissements ont été lancés, pour un montant global de 217,6 millions de dollars.

Invité, en 1989, pour la commémoration du bicentenaire de la Révolution française, le président Carlos Salinas de Gortari s’est rendu en France. Il y retourna en 1992, lors d’une visite officielle au cours de laquelle il rencontra le président François Mitterrand et fit un discours au siège de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), peu de temps avant que le Mexique ne devienne membre de cette organisation. L’Accord-cadre de coopération, adopté le 18 février 1992, a permis, par ailleurs, aux gouvernements français et mexicain de renforcer leur collaboration et leurs liens d’amitié.

C’est dans cette dynamique que s’inscrivent la visite d’État du président Ernesto Zedillo en France en octobre 1997, d’une part, et celle du président Jacques Chirac au Mexique en novembre 1998, d’autre part, qui ont relancé le dialogue politique entre les deux pays. De nouvelles perspectives se sont ainsi dessinées en matière d’échanges commerciaux et d’investissement, ainsi que dans tous les domaines de la coopération bilatérale.

Dans ce contexte, il faut souligner les nombreuses rencontres entre les chefs d’État des deux pays, à l’occasion de différents forums internationaux et de visites bilatérales. Le Président Fox a ainsi effectué cinq visites en France depuis son élection en juillet 2000 : en octobre 2000, tout d’abord, en qualité de président élu ; en octobre 2001, lors d’une visite de travail à Toulouse, puis à Strasbourg au Conseil de l’Europe et au Parlement européen en mai 2002 ; en novembre 2002, pour une visite officielle ; et enfin, en juin 2003, pour participer à la Réunion du dialogue élargi du G8, à Evian. De son côté, le Président français Jacques Chirac s’est rendu à deux reprises au Mexique depuis 2002, à l’occasion des sommets de Monterrey (mars 2002) et de Guadalajara (mai 2004).

Du 17 au 19 novembre 2004, dans le cadre du forum économique franco-mexicain-québécois, Futurallia 2004, le Premier ministre, M. Jean-Pierre Raffarin, a effectué une visite de travail au Mexique, qui représentait le premier déplacement d’un chef de gouvernement français dans ce pays. La position commune adoptée par les deux pays sur divers problèmes internationaux (l’Irak, le Moyen Orient, Haïti et la réforme des Nations unies) a été réaffirmée, lors d’une rencontre avec le président Vicente Fox Quesada, qui s’est déroulée le 18 novembre. À cette occasion, les deux hauts responsables ont également abordé plusieurs thèmes relevant de l’ordre du jour économique, ainsi que de la coopération bilatérale. Dans le domaine culturel, ils ont signé une Déclaration conjointe sur la diversité culturelle. Enfin, ce même jour, lors d’une intervention à la tribune du Sénat de la République, M. Raffarin s’est étendu sur l’excellent état de la relation bilatérale.


***Panorama Actual de la relación bilateral :

Durante los últimos años, el alcance y contenido de la relación entre México y Francia han reflejado, sin duda, el interés y la disposición crecientes por profundizar los vínculos que históricamente han definido la interacción entre ambas naciones.

En el ámbito multilateral se ha evidenciado el alto grado de convergencia entre ambos países. Para tal efecto, basta señalar: la similitud de sus respectivas concepciones acerca de los principios y prácticas que deben regir las relaciones entre los Estados; la importancia otorgada a la necesidad de promover el derecho internacional; el papel fundamental otorgado al fortalecimiento de las instituciones multilaterales; así como la convicción compartida de que es imperativo renovar y reforzar los mecanismos internacionales para hacer frente a los retos globales (medio ambiente, derechos humanos y lucha contra el terrorismo entre otros), que se ha hecho patente en foros como las Naciones Unidas y los encuentros en el marco del Diálogo ampliado con el Grupo de los Ocho, entre otros.

A lo anterior, habría que sumar el hecho innegable de que México y Francia comparten una visión articulada en torno a los principios del respeto a la tolerancia, la promoción de la diversidad y la necesidad de propiciar el dialogo entre las culturas.

En un plano bilateral, México y Francia cuentan con mecanismos sólidos para dar seguimiento a los distintos capítulos de la agenda bilateral. En este contexto, destaca la Comisión Binacional México-Francia cuya III reunión se celebró los días 21 y 22 de octubre de 2004 en París. En dicha ocasión se evidenció la voluntad común por imprimir un nuevo impulso a la relación bilateral, a través de la incorporación en dicho mecanismo de representantes de los distintos sectores que en forma cotidiana intervienen y dan sustento a los intercambios entre ambos países (poder legislativo, empresarios, académicos e intelectuales, entre otros).

Lo anterior se puso de manifiesto en la adopción de la declaración conjunta “México-Francia: Construyendo una Alianza Estratégica para Enfrentar Retos Comunes”, suscrita al término de la III Reunión de la Comisión Binacional México-Francia, mediante la cual los gobiernos de ambos países decidieron fortalecer la cooperación franco-mexicana sobre la base de diversas acciones tanto en el ámbito bilateral como multilateral, así como en el económico, cultural, educativo, científico y técnico.

México y Francia han consolidado un importante marco jurídico diverso que cubre materias diversas desde promoción económica y comercial, protección de inversiones, transporte, cooperación educativa, supresión de visas, turismo, protección al medio ambiente, protección intelectual, entre otros. Actualmente, cinco acuerdos se encuentran en proceso de negociación y/o ratificación. Una lista completa de este marco jurídico, se ha incluido como anexo.

Asimismo, existe un Grupo de Amistad Francia-México en el Senado francés y, recientemente, el Senador Eloy Cantú fue designado Presidente del Grupo de Amistad con Francia del H. Senado de la República Mexicana.

El excelente estado de estas relaciones se ha visto reflejado en los múltiples encuentros celebrados durante los últimos años entre representantes de los poderes legislativos de ambos países.

La cooperación bilateral con Francia abarca hoy en día importantes realizaciones en los capítulos culturales, educativo y científico técnico. Varias instituciones francesas de gran prestigio están presentes en nuestro país, como es el caso del Instituto Francés de América Latina (IFAL), la Alianza Francesa, la Casa de Francia, el Liceo Franco Mexicano, por mencionar algunos de los principales servicios coordinados por la Embajada de Francia.

Por parte de México, existe también una larga tradición de intercambios culturales con Francia y actualmente mantenemos un Instituto Cultural en Paris, así como la Casa de México en la ciudad universitaria de la capital francesa.

La presencia económica y comercial de Francia en México es también muy importante. Existen en México cerca de 400 empresas francesas: 300 filiales, sucursales y oficinas de representación, y unos 100 establecimientos secundarios productivos de estas empresas. Según las autoridades de ese país europeo, se estima que las inversiones en nuestro país alcanzan en promedio 600 millones de dólares anuales.

En el periodo enero-noviembre de 2006, el intercambio entre México y Francia sumó 2,943 mdd. La balanza comercial registró un saldo deficitario para México de 1,920 mdd. Las exportaciones sumaron 511.6 mdd, mientras que las importaciones alcanzaron 2,431.8 mdd. Esta situación está relacionada con el contexto general de nuestro comercio con Europa que, igualmente, refleja un déficit considerable para nuestro país.

En este orden de ideas, no puede obviarse que México debe realizar un mayor esfuerzo para aprovechar mejor las ventajas de nuestro Tratado de Libre Comercio con la Unión Europea. En el caso de Francia, y aún cuando nuestra relación económica y comercial con Francia es muy importante, hay que reconocer que se encuentra por debajo de su potencial.

En consecuencia, la Embajada trabaja activamente en coordinación con las autoridades mexicanas competentes y con el sector privado para realizar un gran esfuerzo de promoción que permita multiplicar las oportunidades de negocios y comercio, así como atraer más inversiones francesas a México, sobre todo en áreas que coadyuven al desarrollo nacional, la creación de empleos y la lucha contra la pobreza.

Otra esfera de acción importante está representada por el turismo. En años recientes se ha observado un constante incremento de visitantes franceses a nuestro país, hasta llegar el año pasado a la cifra de 173,182 turistas franceses.


** PRIMER ENCUENTRO PRESIDENCIAL

El pasado 5 de junio, el Presidente de México, Felipe Calderón sostuvo un primer encuentro con el Presidente de Francia, Nicolás Sarkozy, en el marco de una cena de trabajo ofrecida por el mandatario galo en el Palacio del Eliseo, en la que ambos mandatarios acordaron brindar un nuevo impulso a la relación bilateral e incrementar la cooperación entre los dos países.

La reunión se llevó a cabo en un ambiente de cordialidad, en la que ambos mandatarios manifestaron su decisión de inaugurar una nueva etapa en la relación entre ambos países, basada en una comunicación política frecuente, el incremento en los intercambios económicos y la ampliación de los programas de cooperación en diversas áreas de interés común.

En la reunión, el Presidente Sarkozy expresó su convicción de que México constituye un socio estratégico para Francia.

Entre los compromisos adoptados por ambos mandatarios en esa ocasión, se acordó constituir un grupo binacional de personalidades notables, representativas de los sectores económico, académico y social de cada país, que formulará recomendaciones en el corto plazo para el fortalecimiento de la relación bilateral.

Además, se acordó la formación de un grupo de altos funcionarios con cercanía y plena confianza de cada mandatario, que presentará también sus recomendaciones concretas en el corto plazo para alcanzar estos objetivos.

Por otro lado, los dos presidentes manifestaron su disposición de trabajar conjuntamente a efecto de acercar posiciones en temas en los que las posiciones de ambos países sean afines y de importancia global, como el relativo al cambio climático y poder explorar así las posibilidades del lanzamiento de una iniciativa conjunta en esta materia.

Como resultado de este encuentro, los dos gobiernos emprenderán acciones de cooperación bilateral en materia de seguridad, y en particular en relación con el combate a la delincuencia transnacional organizada.

Por último, el Presidente Felipe Calderón reiteró la invitación hecha al Presidente Nicolás Sarkozy para que realice una visita a México, misma que podría llevarse a cabo en el transcurso del segundo semestre de 2007 o el primer semestre de 2008...2009.


***Relaciones Bilaterales – Antecedentes Históricos***

México y Francia establecieron relaciones diplomáticas con carácter oficioso el 26 de noviembre de 1826. No fue sino hasta 1830, sin embargo, que Francia reconoció la Independencia de México, nueve años después de su consumación. Los primeros asuntos de la agenda bilateral fueron el comercio -en 1827 se firmó en París un acuerdo mediante el cual ambas partes se concedían el tratamiento de nación más favorecida- y las reclamaciones de ciudadanos franceses por daños sufridos durante las guerras internas de México.

Fueron precisamente las reclamaciones, así como los intereses económicos de Francia -el Congreso Mexicano se negó a ratificar el acuerdo comercial-, los que llevaron a un conflicto entre ambos países: primero, en 1838, con la denominada guerra “de los pasteles" y después, en 1862, con la Intervención Francesa en México.

Tras el derrocamiento del Archiduque Maximiliano de Habsburgo y su muerte ocurrida el 19 de junio de 1867, las relaciones franco-mexicanas quedaron suspendidas durante trece años. Los dos países restablecieron relaciones diplomáticas el 27 de noviembre de 1880. En 1886 se firmó en México un Tratado de Amistad, Comercio y Navegación. Cada uno de los Gobiernos firmantes concedía al otro la cláusula de nación más favorecida. Durante las últimas dos décadas del siglo XIX y la primera del siglo XX, período que corresponde en México al régimen de Porfirio Díaz y en Francia a la Tercera República, los intercambios entre ambos países se intensificaron, sobre todo en los ámbitos comercial, industrial y cultural.

Durante la Revolución Mexicana, a partir de 1910, México experimentó un periodo de conflictos internos que repercutió en sus relaciones con el exterior. Por su parte, Francia enfrentó a partir de 1914 la Primera Guerra mundial. Al concluir esta etapa, la representación diplomática entre ambos países se estableció a nivel de Encargado de Negocios. La negociación de la Convención de Reclamaciones, sobre daños causados a ciudadanos franceses por la Revolución, fue tema central de la agenda durante esos años.

El General Plutarco Elías Calles, en calidad de presidente electo, realizó una vista a Francia del 4 al 9 de octubre de 1924. Posteriormente, al declarar el Presidente Ávila Camacho el estado de guerra con Alemania en 1942, México rompió relaciones con el Gobierno de Vichy. En aquel entonces, el Gobierno mexicano accedió a iniciar contactos informales con la "Francia Libre" del General de Gaulle, a través de su delegación en la Ciudad de México. Al término de la Segunda Guerra Mundial, las relaciones diplomáticas entre ambos países se normalizaron y en 1945 las Legaciones de los dos países se elevaron a la categoría de Embajadas.

La Embajada de México en Francia coadyuvó a la negociación del nuevo Acuerdo Comercial franco-mexicano, que fue firmado en la ciudad de México el 29 de noviembre de 1951 por el Secretario de Relaciones Exteriores Manuel Tello y el Embajador de Francia Gabriel Bonneau. Otros acuerdos fueron celebrados en aquella época, entre ellos una convención para la protección de los derechos de autor (1950) y un Convenio sobre Transportes Aéreos Regulares (1952). En el aspecto cultural, el año 1952 fue memorable por una importante exposición de arte mexicano en la ciudad de París.

El periodo de 1954 a 1982 constituye tres décadas de expansión de las actividades de la representación diplomática de México en París. Además de las labores de la Embajada, se abrieron en París oficinas de Pemex, Turismo, el Consejo Nacional de Ciencia y Tecnología (CONACYT) y un Centro Cultural.

A nivel político, las visitas de Estado de los Presidentes Adolfo López Mateos y Charles de Gaulle en 1963 y 1964, respectivamente, abrieron espacios para una mayor cooperación. En 1965, se suscribió un Acuerdo de Cooperación Científica y Técnica. En 1973, el Presidente Luis Echeverría visitó Francia; en esa ocasión se obtuvo el apoyo de ese país a la Carta de los Derechos y Deberes Económicos de los Estados, que México había propuesto en la Conferencia de las Naciones Unidas para el Comercio y el Desarrollo (UNCTAD III) en abril de 1972.

Con objeto de corresponder a la visita de Estado a México del Presidente Valéry Giscard d'Estaing, el Presidente José López Portillo efectuó una visita de Estado a la República Francesa en 1980, durante la cual se puso énfasis en la necesidad de equilibrar la balanza comercial deficitaria para nuestro país. En 1981 se suscribió un Acuerdo de Cooperación Económica y un convenio de suministro de petróleo entre PEMEX y la Compañía Francesa de Petróleo (CFP).

La declaración franco-mexicana sobre El Salvador, del 28 de agosto de 1981, puso de manifiesto las posiciones coincidentes de ambos países sobre la solución de la situación prevaleciente entonces en Centroamérica. En 1981, el Presidente François Mitterrand efectuó una visita de Estado a México en el marco de su asistencia a la Cumbre de Jefes de Estado y de Gobierno Norte-Sur, celebrada en Cancún, en octubre de ese año.

El Presidente Miguel de la Madrid realizó una visita de Estado a Francia del 20 al 23 de junio de 1985. Como resultado de ésta, se suscribieron 14 acuerdos de cooperación en distintos ámbitos y se comprometieron inversiones por un monto global de 217,6 millones de dólares.

El Presidente Carlos Salinas de Gortari viajó a Francia invitado a la conmemoración del Bicentenario de la Revolución Francesa en 1989 y, en 1992, efectuó una visita Oficial en la que sostuvo un encuentro con el Presidente François Mitterrand. En esa ocasión, los gobiernos de México y Francia decidieron reforzar sus lazos de colaboración y amistad mediante la suscripción de un Acuerdo Marco de Cooperación el 18 de febrero de 1992.

En ese sentido, las visitas de Estado a Francia del Presidente Ernesto Zedillo en octubre de 1997 y del Presidente Jacques Chirac a México en noviembre de 1998, impulsaron el diálogo político y se tradujeron en nuevas oportunidades en materia de comercio, inversión, así como en los distintos ámbitos de la cooperación bilateral.

En años recientes destacan los múltiples encuentros entre los Jefes de Estado de ambos países en ocasión de distintos foros internacionales y visitas bilaterales. Así, mientras que el Presidente Fox realizó cinco visitas a Francia desde su elección en julio de 2000 (como presidente electo en octubre de 2000; visita de trabajo a la ciudad de Toulouse, en octubre de 2001; visita a Estrasburgo al Consejo de Europa y al Parlamento Europeo, en mayo de 2002; visita oficial en noviembre de 2002; y con motivo de la Reunión de Diálogo Ampliado del G8, en junio de 2003, en Evian) el mandatario francés, Jacques Chirac, se desplazó en dos ocasiones a México desde 2002, en ocasión de las Cumbres de Monterrey (marzo de 2002) y de Guadalajara (mayo de 2004).

En el marco de la celebración del foro económico Francia-México-Québec Futurallia 2004, el primer ministro Jean Pierre Raffarin realizó una visita de trabajo del 17 al 19 de noviembre de 2004, misma que representó el primer desplazamiento de un Jefe de gobierno francés a México. Durante el encuentro que sostuvo con el Presidente Vicente Fox Quesada (18 de noviembre 2004), ambos enfatizaron la convergencia de posiciones entre México y Francia en distintos asuntos de la agenda internacional (Iraq, Medio Oriente, Haití, reforma integral de la ONU), y abordaron temas de la agenda económica y de cooperación bilaterales. En materia cultural, ambos gobiernos suscribieron una Declaración Conjunta sobre Diversidad Cultural. Asimismo, durante su intervención ante el pleno del Senado de la República, Raffarin pasó revista al excelente estado que guarda la relación bilateral.

Ambassade du Mexique en France
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Wednesday, February 25, 2009

***NOUVEAU-GROUPE FACEBOOK *«JE VOTERAI MICHEL BARNIER AUX EUROPEENNES! »***


***GROUPE FACEBOOK *«JE VOTERAI MICHEL BARNIER AUX EUROPEENNES! »***

Ce groupe vise à rassembler toutes celles et tous ceux qui soutiennent la candidature de Michel BARNIER lors des élections européennes de 2009!

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***GROUPE FACEBOOK ***UNION EUROPEENNE* EUROPEAN UNION* UNION EUROPEA...***

Forum d'échange pour les européens engagés!

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***Roger Karoutchi dit tout ... et plus encore : Un succès en librairie!***




***Certains le voient en grognard de Sarkozy, d’autres en Zorro du Parlement chargé de tenir un planning de textes de lois comme on n’en a jamais vu depuis le début de la Ve République. Lui, Roger Karoutchi, se perçoit plutôt en homme de vérités.

Parce que toutes sont bonnes à dire, le secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé des relations avec le Parlement a décidé, à 57 ans, de franchir le pas et de se confier. Sans masque ni faux semblant. Pourrait-il en être autrement chez ce bourreau de travail apprécié pour sa franchise et son sens de l’honneur, chez ce bretteur redoutable qui a déjà connu quatre vies ?

Historien par vocation, il a en effet été, en 1973, le plus jeune agrégé d’Histoire et a enseigné cette discipline pendant seize ans. Militant passionné, il adhère au mouvement gaulliste dès l’âge de 16 ans, colle des affiches pour l’UDR – parfois à ses risques et périls –, participe à la création du RPR où il occupera des fonctions éminentes avant d’être l’un des principaux responsables de l’UMP. Proche du courant républicain et social, de Philippe Séguin, il suit ce mentor fougueux et ombrageux dans la bataille du perchoir comme dans l’aventure rocambolesque de la Mairie de Paris. Président du Groupe UMP au Conseil Régional d’Île-de-France, passionné par les défis de sa région qu’il sillonne sans relâche, il sera également député européen puis sénateur.

Ami depuis 1975 de Nicolas Sarkozy, celui qui fut l’un des artisans de la campagne présidentielle de 2007 raconte dans le détail leurs combats, leurs engagements, les aléas de la vie politique comme les bonheurs de la conquête.

Un parcours exemplaire de la méritocratie à la française puisque cet enfant de Casablanca avait été obligé de quitter le Maroc presque cinquante ans plus tôt.

Dans ce témoignage unique, où Roger Karoutchi révèle une part d’intimité que jamais un ministre n’avait eu le courage d’évoquer, c’est donc un parcours semé de joies et d’embûches, mis au service de ses idées, qu’il dévoile à l’encre de la vérité.

***Roger Karoutchi roule pour le Val-d’Europe...***


***Roger Karoutchi avait annoncé une visite de terrain au Val-d’Europe. Le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement venait en tant que président du groupe majorité présidentielle au conseil régional d’Ile-de-France.

A peine arrivé au parc international Goodman, il a enfourché un vélo (notre photo) dans une salle de sport qui faisait partie de la visite. Mais le candidat aux élections régionales voulait surtout proposer la création d’un fonds d’aide à la création de crèches d’entreprises. Le chantier de la future crèche interentreprises du pôle de vie du parc, visité un peu plus tard, constitue selon lui un modèle.

Dans ce lieu international, le personnel parlera même aux enfants dans leur langue maternelle ! Autre voeu de Roger Karoutchi : rééquilibrer enfin l’Est parisien en créant au Val-d’Europe un pôle complémentaire à celui de La Défense et rapprocher le travail des logements.

Le Parisien de Seine et Marne
25/02/2009

*Valérie Pécresse répond aux questions de Nicolas Demorand, de Sophie Bécherel et des auditeurs dans le 7/10 de France Inter...*

***Valérie Pécresse répond aux questions de Nicolas Demorand, de Sophie Bécherel et des auditeurs dans le 7/10 de France Inter à 8h40. Le 24 février 2009.


***Deux universitaires ont décidé de mettre en pratique l’idée de Nicolas Sarkozy et de François Fillon d’évaluer le travail des ministres. Voici leur rapport, envoyé à Matignon, sur l’exercice oral de la ministre :

EVALUATION DE LA PERFORMANCE DE MME PECRESSE MARDI 24 FEVRIER SUR FRANCE INTER (8h20 : L’INVITE D’INTER + INTERACTIV’)

Par Eric DUFOUR et Christophe MILESCHI

Le premier ministre F. Fillon avait, sous l’impulsion du Président Sarkozy, évoqué l’idée d’une évaluation des ministres. Que cette idée soit restée lettre morte n’est guère étonnant. Nous tenons toutefois à la mettre en application. Etant donné que notre ministre se plaint de ce que nous ne serions pas évalués, alors que ce n’est pas le cas et que nous, enseignants, ne refusons nullement une évaluation à laquelle nous sommes de fait soumis (toute la question étant de savoir qui évalue et comment), nous nous proposons d’évaluer systématiquement les interventions de notre ministre, Mme Pécresse. Cette évaluation permet d’exercer un contre-pouvoir et de mettre en évidence la manière dont Mme Pécresse exerce son ministère.

On savait que Mme Pécresse se faisait rare depuis le chaleureux accueil qu’elle a reçu à Strasbourg le 5 février 2009. Elle a décommandé tous les débats publics qui devaient l’opposer à Roger Karoutchi pour les primaires en Ile-de-France, et a même préféré ne pas se rendre à la Cité des sciences lundi 23 février 2009 au matin, alors que sa présence était prévue et attendue au colloque sur les ANR blancs, sans doute par crainte des « preuves d’amour » que nous, personnels et étudiants de l’Université, pourrions lui témoigner…
C’est dire si la performance de Mme Pécresse ce matin, où elle s’est produite afin de se faire entendre mais sans toutefois être confrontée à un vrai public, était décisive.

On aurait pu attendre – on attendait de la part de Mme Pécresse un peu de clarté sur la situation. Face à une mobilisation sans aucun précédent dans l’histoire de l’Université française, qui dure depuis un mois et réunit autour d’un même but et au-delà des clivages politiques traditionnels (l’opposition droite-gauche) tous ceux qui travaillent à l’université (biatos, étudiants, enseignants), on attendait des réponses.

I. La question du décret sur le statut des enseignants chercheurs.

On attendait d’autant plus des réponses claires que le journaliste qui interviewe Mme Pécresse, NicolasManifestation_paris_19_fevrier_refo Demorand, essaie de poser des questions précises qui appellent des réponses qui le sont tout autant. Tel Socrate essayant de faire parler son interlocuteur, il aura toutefois de la peine à obtenir des réponses aux questions qu’il pose, et l’accouchement, pour Mme Pécresse, va être difficile et mettre au monde des « monstres morts nés » (comme on dit chez Platon).
Aux questions répétées et insistantes de N. Demorand sur le décret, Mme Pécresse finit par dire, mais avec quelle difficulté (et elle n’ira pas plus loin) que le décret sera soumis au Conseil d’Etat lorsque la médiatrice aura fini son travail de réécriture. Elle insiste sur le fait que le débat sur l’autonomie est derrière nous, puisque déjà 20 universités jouissent de cette autonomie, laquelle est d’ailleurs ce vers quoi va l’université sur le plan mondial. C’est important car cette autonomie est ce qui donne aux universités la liberté, l’initiative, la responsabilité (sic).

Bref, l’autonomie, c’est fait et on ne peut pas revenir en arrière : « allez leur dire [aux 20 universités déjà autonomes] que vous leur retirez leur nouvelle liberté ! » (c’est nous qui soulignons). Comme d’habitude, Mme Pécresse assimile la loi sur l’autonomie des universités (dite LRU), donc l’autonomie au sens politique et économique du terme, avec la liberté au sens spirituel et métaphysique du terme (responsabilité, initiative, possibilité du choix). Or, c’est ce parti pris idéologique qui se trouve contesté par les membres de la communauté universitaire, qui pensent que le projet de décret, à titre d’application de la loi d’autonomie, au contraire, restreint les possibles de l’enseignant chercheur, donc une liberté qui fut jusqu’ici garantie par son statut de fonctionnaire c’est-à-dire par une gestion nationale des enseignants, pour le subordonner à un Président d’Université promu manager d’un établissement assimilé à une entreprise et où il est fort à craindre que la recherche désintéressée disparaisse sur l’hôtel de l’efficacité et de la rentabilité.

Bref, le décret qui sera présenté devant le Conseil d’Etat, s’il n’est certes pas le projet de décret actuel qui a suscité la protestation des enseignants, sera toutefois une réécriture du premier projet à l’aune des trois grands principes énoncés par le Président de la République : l’autonomie des universités, l’évaluation des enseignants chercheurs, mais aussi plus de souplesse, de transparence et d’équité (sic). Ce qu’on ne sait toujours pas, du coup, c’est si ce nouveau texte est pensé comme radicalement différent du premier : Mme Pécresse a absolument refusé de répondre à la question de M. Demorand qui lui demande à la fin de l’émission : « alors, on efface le texte du décret et on repart à zéro ? » Lorsque Mme Pécresse répète : « on repart [elle refuse d’ajouter : à zéro, ou : à partir d’une page blanche] à partir des principes fondateurs : évaluation, autonomie, souplesse, transparence », répétant littéralement ce qu’elle avait dit 50 minutes auparavant, on peut craindre, puisqu’on ne sait proprement rien, que la réécriture du décret n’apporte que des modifications cosmétiques au texte existant.

Il y a bien l’indice d’un changement (du moins à notre sens) dans le discours de Mme Pécresse. Lorsqu’elle souligne que la situation actuelle est intenable, et qu’il faut donc réformer le statut des enseignants chercheurs (ce que personne ne conteste, toute la question étant de savoir comment), Mme Pécresse s’indigne du fait qu’« il y a 50% de promotion locale dans les universités ; où est la transparence, où est l’évaluation de cette décision ? » Une telle remarque est incompréhensible dans la bouche de Mme Pécresse : faut-il rappeler que le projet de décret que nous refusons proposait, dans sa première version, que toutes les promotions soient locales et qu’elles soient distribuées par le conseil d’administration ?

Faut il rappeler que, dans ce texte (et c’est ce qui a suscité l’indignation des enseignants), le rôle du C.N.U., la seule instance nationale qui puisse proprement évaluer l’activité de recherche d’une enseignant, n’était plus que consultatif ? A notre connaissance, toutes les modifications qui ont pour l’instant été apportées en reste à ce rôle consultatif du Conseil National des Universités (C.N.U.).
Sur tous ces points, nous renvoyons à l’analyse par M. Beaud du texte du décret (sur le site de Sauvons l’Université).

Bref, que veut donc dire Mme Pécresse qui semble ici souscrire à une thèse qu’elle refusait auparavant ? On sait bien que le projet du député U.M.P. Fasquelle, qui s’est opposé frontalement au projet de décret Pécresse et a proposé un contre-texte (ou un contre-projet), qu’on trouve également sur le net, propose que l’évaluation des chercheurs (contre le projet Pécresse) soit en partie nationale c’est-à-dire 2 l’oeuvre du C.N.U. S’agirait-il d’un ralliement par Pécresse aux propositions de Fasquelle ? La seule chose qu’on peut constater, c’est que le projet de décret sur le statut des enseignants chercheurs gagne de plus en plus en indétermination, et que Mme Pécresse semble ne plus savoir ce qu’il faut mettre derrière des mots qu’elle assène comme des slogans : « utonomie », «évaluation !», «transparence».

Dire le mot tient lieu d’idée et de développement…

La seule chose que sait dire Mme Pécresse, ce sont des généralités plates qui constituent comme une petite ritournelle qu’elle connaît par coeur. Lorsque M. Demorand, qui y va bille en tête, lui demande pourquoi les chercheurs sont dans la rue puisqu’elle veut seulement leur donner la liberté, elle répond que toute réforme suscite des inquiétudes chez ceux dont on veut réformer le statut, se faisant passer pour une progressiste face à des affreux réactionnaires. Nous le répétons : nous voulons, nous souhaitons des réformes, mais des réformes pensées et concertées, non pas des projets informes qu’on nous impose en vertu du libéralisme et de la destruction des services publics au nom d’une prétendue mondialisation.

II. Le CNRS

Mme Pécresse en appelle tout le temps au dialogue : « La seule issue, c’est le dialogue », dit-elle à M. Demorand qui lui demande si elle compte imposer ses réformes contre le personnel. Qu’est-ce que le dialogue pour Mme Pécresse ?
Déjà son interview par Jean-Pierre Elkabbach le 3 février 2009 était remarquable à cet égard. Celle de Nicolas Demorand confirme que Mme Pécresse a une curieuse conception du dialogue. Lorsque l’auditrice Mireille, de Dordogne, demande si le but visé est de «démanteler le C.N.R.S», Mme Pécresse annonce : "Je crois que c’est une très bonne question qui me permet de faire une réponse très claire ».

Mais la clarté attendue n’advient qu’à moitié : « Nous n’avons pas pour objectif de démanteler le C.N.R.S » (donc Mme Pécresse répond à la question : on a vu et on verra à nouveau que ce n’est pas souvent le cas), « il y a eu un plan stratégique du C.N.R.S. qui a été adopté en juin dernier » (c’est précisément ce que Mireille, de Dordogne, appelle le démantèlement du C.N.R.S.) ; « ce plan stratégique va être appliqué, c’est la volonté du gouvernement » (bref, on va démanteler le C.N.R.S.). Plus tard, Mme Pécresse dira : « j’ai écrit à tous les chercheurs du C.N.R.S. pour leur dire que le plan stratégique serait appliqué ».

Ce qui est remarquable, ce n’est pas tant que Mme Pécresse ne cherche même pas à montrer que cette « stratégie » de réorganisation n’est pas un démantèlement, ce qui est pourtant ce que demandait Mireille. C’est sa manière d’insister, exactement comme M. Darcos le 12 février 2009 sur R.M.C. (« Je suis recruteur. Je définis les concours dont j’ai besoin (…). Après, chacun nous suit, ou pas »), sur le fait que ce sera comme ça et pas autrement.

Bref, le dialogue, selon Mme Pécresse, c’est l’art de la pédagogie, comme elle l’a encore répété ce matin : c’est-à-dire l’explication à des demeurés sourds et aveugles (voir l’interview par Jean-Pierre Elkabbach) de quelque chose qu’ils ne peuvent contester que parce qu’ils n’ont pas compris que c’est bien pour eux. La réforme des concours ? « c’est une bonne réforme, et tout le monde le dit », affirme-t-elle sur un ton péremptoire : Nicolas Demorand remarque toutefois : « sauf ceux qui sont dans la rue… » Mais ceux-là, ils ne savent pas ce qu’ils font ! De même, elle affirme également que « tout le monde est pour l’autonomie » !

Bref, Mme Pécresse veut bien dialoguer, mais avec quelqu’un qui soit bienveillant c’est-àdire prêt au dialogue. Donc, qui sont les interlocuteurs « prêts au dialogue » selon Mme Pécresse ? Tout simplement ceux qui soutiennent la légitimité des réformes qu’elle propose. La curieuse conception du dialogue de Mme Pécresse apparaît également quand on lui pose les questions qui fâchent. Nicolas Demorand lui demande si le discours de M. Sarkozy sur les chercheurs qui ne cherchent pas et sont simplement dans leurs laboratoires « parce que c’est chauffé et qu’il y a de la lumière » n’a pas été une erreur.

La question est claire, la réponse ne le sera pas : « je crois qu’on a fait dire à ce discours ce qu’il ne disait pas ». Nicolas Demorand souligne que le discours de M. Sarkozy est sur le net (Mme Pécresse, on reviendra sur ce point, ignore que les faits sont têtus).
Nicolas Demorand répète sa question, littéralement. Et Mme Pécresse se met à parler d’autre chose : « dire que le Président de la République ne met pas au coeur du projet national l’enseignement supérieur et la recherche, c’est une accusation totalement injuste. Quel est le Président de la République qui a donné 5 milliards d’euros pour faire des campus ? »

Nicolas Demorand pose pour la troisième fois sa question. Mme Pécresse de dire alors qu’il faut examiner les actes et non pas les paroles et que, en outre, « dans le discours du Président de la République, il y avait aussi un mea culpa vis-à-vis de la réforme du système », formule qui n’a aucun sens, et qui en a d’autant moins que le Président n’a fait aucun mea culpa d’aucun ordre que ce soit, ce qu’il faut donc camoufler dans un discours incompréhensible et donc inattaquable ! Mme Pécresse ajoute donc : « il y avait un mea culpa du Président sur le système que nous avons laissé perdurer, où ils [les chercheurs] n’avaient pas la liberté de prendre des initiatives, avec un système trop complexe, trop morcelé ». Avec Mme Pécresse, le dialogue n’est possible qu’à la condition de ne pas vouloir être entendu et de ne pas espérer de réponse.

III. La question des budgets .

Mme Pécresse a beau nier lorsqu’un auditeur aborde cette question et affirme que les budgets sont en baisse, elle a beau faire …, reste que les faits sont têtus. Les budgets sont bien en baisse, malgré ce que prétend Mme la ministre qui, ou bien ne connaît pas du tout son dossier, ou bien est de mauvaise foi. S’exclamer trois fois ( !) comme elle le fait dès qu’un auditeur aborde cette question « si j’avais su j’aurais amené mes tableaux de chiffres » relève en tout cas d’une suffisance et d’une négligence que la politique de son patron nous a certes rendues familières, mais dont on ne saurait admettre la pertinence et la légitimité. Sur le site SLU (Sauvons l’Université), on trouve des copies de lettres de divers Présidents d’Université qui se plaignent de la baisse des budgets : la déclaration de l’équipe de direction de l’Université de Caen (12 décembre 2008), la lettre de D. Filâtre, Président de Toulouse le Mirail, à P. Hetzel, directeur général de l’Enseignement supérieur (16 décembre 2008), le communiqué des présidents d’université « en proximité » sur l’allocation de moyens 2009 (12 décembre 2008), etc.

Citons pour montrer que nous, « nous venons avec nos chiffres et nos tableaux », le courrier de la Présidence de Paris 8 (mardi 9 décembre) :
« Chers collègues La direction de l’université Paris 8 a reçu lundi 8 décembre à 20h la notification par le ministère de la dotation 2009 pour l’université.
La globalisation des crédits a conduit à inclure dans le budget des universités des dépenses jusqu’alors directement prises en charge par le ministère. Il est dès lors extrêmement difficile de comparer la dotation 2009 à la dotation 2008.
Pour autant, les premiers calculs montrent que cette dotation ne correspond nullement aux engagements du ministère. Ainsi est-il écrit que Paris 8 bénéficiera de "moyens supplémentaires de 1 310 000 euros, ce qui représentera une première augmentation de 8,3%" par rapport à 2008. Or il est immédiatement précisé que ces moyens incluent entre autres : les crédits du plan réussir en licence (lesquels s’élèveront, selon le même document, à 1 578 000 euros) ; 4 les crédits pour les primes d’encadrement doctoral et de recherche (actuellement 423 701 euros pris en charge par le ministère) ; les crédits correspondant à l’augmentation de l’enveloppe indemnitaire "destinée à promouvoir l’attractivité des carrières". Il n’est pas besoin d’être expert comptable pour constater que l’augmentation de 1.310.000 euros doit servir à financer des dépenses... qui seront supérieures à 2 000 000 euros ! A cela s’ajoute la suppression imposée de douze emplois de fonctionnaires dont six en 2009, et l’imputation des allocations de recherche sur le budget de l’université (plus de 2 000 000 euros également).
Au final, il semble que le budget de l’établissement, présenté comme étant en hausse, subira en fait une diminution conséquente. Nous sommes extrêmement surpris de constater que l’université de Paris 8 est répertoriée parmi les universités sur dotées, alors même que tous les indicateurs témoignent du contraire. Nous sommes également surpris de constater l’application par le ministère de critères de performance qui conduisent à une pareille diminution budgétaire, alors même que l’évaluation de l’établissement est encore en cours et que nos équipes de recherche et notre offre de formation ont bénéficié de bonnes, voire très bonnes, évaluations. En raison de l’insuffisance de nos moyens actuels et compte tenu des charges nouvelles qui grèveront notre budget, se pose naturellement la question de l’accomplissement de nos missions de service public, notamment dans la perspective de la mise en place de la nouvelle offre de formation. Face à cette situation d’une gravité extrême, nous convoquons en urgence jeudi 11 décembre à 14h 00 l’assemblée des trois conseils. La direction de l’université »

Nous soulignons les points suivants :
1) Les universités se plaignent systématiquement du nouveau calcul du budget qui, comme le disait ceManif_19_fevrier_paris matin l’auditeur Hervé, d’Orléans, à propos du budget de l’Université dans laquelle il travaille, peut faire croire que le budget est en hausse. Ce n’est toutefois pas le cas, contrairement à ce qu’affirmait Mme Pécresse – la version audiovisuelle, sur le site de France Inter, est beaucoup plus drôle : on y voir la mine et les gestes d’indignation qui accompagnent la première occurrence de « j’aurais dû venir avec mon tableau synoptique des budgets de chaque université ».

2) Les universités soulignent que, comme le remarquait à nouveau Hervé, d’Orléans, face à Mme Pécresse, le plan « Réussite Licence », qui, cette année universitaire 2008-2009, a été mis en place en étant directement financé par le ministère, sera à partir de l’année universitaire prochaine (2009-2010) financé par les universités et doit donc être comptabilisé dans le budget ! Il faut ici nous arrêter sur le moment où Hervé, d’Orléans, développe cette idée, pour mettre en lumière la manière proprement scandaleuse dont Mme Pécresse, pourtant reine autoproclamée du dialogue (« ma porte est toujours ouverte »), tourne, tord et déforme ce que dit Hervé.

Lorsque celui-ci souligne que, cette année, le plan licence n’est pas payé par le budget de l’Université, ce qui en revanche sera le cas l’an prochain, et que si on retire le plan licence et l’entretien des bâtiments il ne reste plus grand-chose du budget, Mme Pécresse rétorque : « vous dites que si on enlève le plan licence et la mise en sécurité des bâtiments, il n’y a plus d’augmentation [du budget] ; mais attendez, le plan licence, c’est un plan qui est là pour permettre à tous les étudiants de réussir leur études ». Mais Hervé ne dit pas ça, il n’a pas dit le contraire, mais simplement il parle d’autre chose – une autre chose que Mme Pécresse, manifestement, ne veut pas entendre, lui prêtant avec une mauvaise foi manifeste une idée qu’il n’a jamais exprimée ! Hervé dit simplement que, cette année, le plan licence n’était pas payé par le budget de l’université, il ne veut pas nuire aux étudiants et supprimer le plan licence !

3) Les universités soulignent les suppressions d’emplois – suppressions d’emplois qui, contrairement encore à ce qu’affirmait ce matin Mme Pécresse (« on ne supprime aucun poste d’enseignant chercheur »), touchent les enseignants chercheurs : « C’est plus de 200 suppressions d’emplois (enseignants-chercheurs, enseignants, personnels biatoss) qui sont affichées sur l’ensemble des universités, avec, dans certains cas, une amplification des sousdotations constatées ces dernières années (par exemple, l’université Paul Valéry de Montpellier perd 6 emplois, alors qu’elle était classée 70ème sur 84 dans les dotations globales en postes les plus favorables). Ces diminutions d’emplois semblent toucher en particulier les universités du secteur Lettres, Langues, Arts, Sciences Humaines et Sociales (Grenoble 3, Lille 3, Paris 3 …). » (Communiqué du SNESup du 9 décembre 2008).

Par exemple, la déclaration de la direction de l’université de Caen du 12 décembre 2008 évoque elle « la suppression d’emplois, tant d’enseignants-chercheurs que de personnels administratifs, techniciens et de santé, qui tous contribuent à la qualité de l’encadrement des étudiants et à celle de leurs conditions d’études et de vie ». On pourrait multiplier les exemples… Tout le monde peut consulter ces lettres et ces communiqués, qui figurent en accès libre sur le net, et s’apercevoir que Mme Pécresse ment quand elle dit que les budgets sont augmentation (« tous les budgets des universités augmentent de plus de 10% cette année en budget de fonctionnement »). Bref, si Mme Pécresse veut discuter des chiffres, tableaux en main, c’est quand elle veut et où elle veut. Qu’elle puisse affirmer avec un ton offensé (et une mine effarouchée dans la vidéo) « sur la question des moyens, le procès fait au gouvernement est un faux procès » est tout simplement un scandale de la raison.

IV. La transformation du capes en master

On notera que, dans cet entretien consacré aux problèmes de l’enseignement supérieur, il n’est jamaisManif017 question de la réforme du doctorat (le nouveau contrat doctoral) : Mme Pécresse n’y a même pas fait allusion. Elle a en revanche évoqué la question dite de la « mastérisation » du capes. Outre que « c’est une bonne réforme ; et tout le monde le dit », Mme Pécresse a atteint le degré extrême de mauvaise foi (ou de charlatanerie) à propos des nouvelles modalités du concours. Elle n’a nullement évoqué les questions techniques de la fabrication d’un master qu’on impose aux universités à moyen constant, donc sans leur donner ne serait-ce qu’une heure supplémentaire de cours. Elle n’a nullement évoqué la question étrange d’un capes qui est à la fois un diplôme (donc un master qu’on obtient au bout de cinq ans), mais aussi un concours qu’on passe la cinquième année (deuxième année après la licence de trois ans). Et si on n’a pas le concours (ce qui sera le cas de la majeure partie des candidats), mais seulement le diplôme, on fait quoi, et on devient quoi, sinon un précaire que les lycées pourront employer sans les titulariser ? Avant, lorsqu’on réussissait au concours du capes, on avait une année de stage accompagné dans un lycée, avec un horaire réduit d’enseignement.
Avec les nouvelles dispositions, tout cela disparaît : dès la première année, l’enseignant est jeté dans les classes avec un horaire complet d’enseignement, sans aucun accompagnement. Il faut rappeler que la question du stage n’était nullement dans le projet originaire, et que, suite aux pressions des universitaires, le ministère vient d’insérer à la vavite quelques bribes d’apprentissage dont les modalités sont encore confuses, au cours de la cinquième année d’études. Reste que, pour celui qui a le concours, il n’y a nul stage en classe. Le stage d’un an devant des élèves, si formateur pour le jeune enseignant, est supprimé. Voilà ce que l’auditeur Eric, de Tours, fait remarquer à Mme Pécresse. Celle-ci répond : « j’ajoute qu’une fois recrutés ils [les candidats] auront un stage d’un an, puisqu’on est forcément fonctionnaire stagiaire quand on est recruté dans l’enseignement comme dans la fonction publique ». Mme Pécresse joue – délibérément ou par ignorance ? – sur l’ambiguïté du mot « stage », mais ce n’est pas de cela, c’est-à-dire du statut de tout fonctionnaire stagiaire avant 6 titularisation, que parlait Eric ! Mais bel et bien du stage de formation, de l’année au cours de laquelle l’enseignant débutant apprend son métier : années d’apprentissage qui disparaît corps et âme dans cette réforme.

V. Le statut des biatoss et la question de l’externalisation.

Il y a des remarques qui montrent que Mme Pécresse ne connaît pas son dossier et qui, surtout, font mal, pour autant qu’elles témoignent d’un immense mépris. Nous reprenons dans ce qui suit les termes de notre collègue M. Dressen. Mme Pécresse a précisé que les biatoss étaient des administratifs (les personnels des bibliothèques sont carrément passé à la trappe). Nos collègues techniciens, ingénieurs, ouvriers de service et personnels de la santé et des services sociaux apprécieront d’être ainsi réduits à une catégorie et à un « métier », certes respectable, mais qui n’est pas le leur. Voilà qui nous renvoie à un problème dont il fut question à ce moment-là. M

me Pécresse a évoqué l’abandon du gardiennage ou de l’entretien (ménage, maintenance des bâtiments) des universités (là où ce n’est pas complètement fait), ce qui relèverait du « bon sens » : « ce n’est pas au coeur des missions de l’université ». Or il s'agit d'une rhétorique manageriale qui nous vient tout droit des Etats-Unis via les entreprises privées. Il s’agit bien d’un discours de légitimation de la précarisation et de la sortie du statut de la fonction publique de collègues situés au bas de la pyramide sociale. Ce que la ministre ne dit pas, c’est que les services de scolarité par exemple ou les secrétariats d’UFR sont aussi touchés par la sortie du statut de la fonction publique d’un nombre croissant de collègues. Le coup des jardiniers n’est qu’un artifice pour cacher la forêt et cette forêt est inacceptable : la précarisation d’un nombre croissant de biatoss, notamment.

On peut voir une illustration du caractère rhétorique des propos de Mme Pécresse dans les évolutions des entreprises privées. Ainsi, Air France a externalisé ou sous-traité des tas d’activité sous le prétexte qu’elles ne correspondaient pas à son métier de base, mais elle s’apprête à faire rouler des TGV avec Virgin… Il est illusoire de s’imaginer que seuls les catégorie C sont et seront concernés par cette logique de précarisation, ce qui est pourtant ce que prétendait Mme Pécresse sur France Inter le 24 février au matin. Nombre de catégories B et A sont aussi sur des contrats précaires, précaires de manière si permanente d’ailleurs que le Code du travail interdit ce type de pratiques dans le secteur privé (où l’on ne peut légalement enfiler indéfiniment les CDD). Afficher une volonté de réduire les catégories C, comme le fait Mme Pécresse, est surtout une entreprise de division des biatoss. Il s’agit entre autres de répandre l’illusion chez les B et les A que le sacrifice des C leur offrira de meilleures carrières et de meilleurs salaires. C’est d’ailleurs ce que Mme Pécresse dit clairement. Ne nous imaginons pas que les enseignants (chercheurs ou non) pourraient échapper à cette logique…

On le comprend : Mme Pécresse, ce matin, a été pitoyable. L’évaluation de son discours ne peut qu’être très, très mauvaise. Son exposé n’a rien clarifié mais tout obscurci, elle ne sait absolument pas répondre aux questions qu’on lui pose et que, d’une manière tragiquement autiste, elle ne veut pas entendre. La prestation de Mme Pécresse est terriblement en deçà de l’enjeu et de son importance cruciale. Face à tant d’incompétence, d’approximations, de demi-vérités et de véritables mensonges, eu égard aux qualités qu’on est en droit d’exiger d’un Ministre de la République, notre avis, en tant qu’experts des questions traitées par Mme Pécresse, est très défavorable. En effet, de deux choses l’une : soit Mme Pécresse est incompétente et ne connaît pas son dossier (« si j’avais su j’aurais amené mes tableaux »), soit elle est de mauvaise foi, ce qui est sans doute pire : car cette mauvaise foi est alors un refus, de fait, du dialogue que pourtant elle prétend instaurer avec nous. Bref, la prestation de Mme Pécresse est si pitoyable que nous demandons sa démission.

Fait à Grenoble, le 24 février 2009 Les experts.

**L’Hexagone version Balladur se profile...***


***Suppression des cantons, regroupements de régions, création de métropoles et du Grand Paris… Les membres du comité, présidé par l’ex-Premier ministre, votent aujourd’hui le projet de redécoupage administratif.

Le comité Balladur s’apprête à dégoupiller la grenade de la réforme territoriale. Avant la présentation du rapport, probablement la semaine prochaine, ses 11 membres doivent voter aujourd’hui les propositions sur lesquelles ils ont planché depuis fin octobre. Résultat : un «big-bang» territorial censé, s’il est suivi, alléger le millefeuille administratif et, de fait, entraîner des économies en supprimant des doublons. (Voir la carte administrative envisagée par le comité Balladur)

Chargés par Nicolas Sarkozy d’accoucher de suggestions «audacieuses», l’ex-Premier ministre et consorts ont suivi la commande, prônant la diminution, de 22 à 15, du nombre de régions métropolitaines et la création d’un Grand Paris à l’horizon 2014. En matière de découpage toujours, les cantons, héritages de la Révolution, seraient supprimés et regroupés dans des territoires plus vastes. Un temps évoquée, la disparition des départements n’aurait pas lieu, mais leur champ de compétences serait redessiné.

Déjà vent debout contre les conclusions du comité, Martine Aubry et une brochette de responsables PS ont exprimé, hier, leur «inquiétude que des réformes nécessaires passent au second plan» et «[soient] utilisées dans un strict but politicien». Pointant une nouvelle «remise en cause des contre-pouvoirs» par Sarkozy, Aubry a annoncé la tenue d’«une grande journée pour la défense des libertés menacées» le 22 mars. Elisabeth Guigou, secrétaire nationale à la réforme de l’Etat a, elle, récusé «la fusion annoncée des élus départementaux et régionaux, sous forme de conseillers territoriaux, ce qui va affaiblir les régions». «C’est complètement taré»,s’est indigné Alain Rousset, président de l’Association des régions de France, très remonté contre un «texte conservateur et politicien», une «usine à gaz qui va coûter plus cher». «La raison, c’est la trouille d’une déculottée électorale en 2010.»

Encore sonnés par l’annonce, début février, d’une suppression partielle de la taxe professionnelle (TP) en 2010, les élus locaux espèrent profiter de la réforme pour ouvrir le débat sur une remise à plat de la fiscalité locale. Si elles regrettent une décision «précipitée» et prise «sans concertation»sur la TP, neuf associations d’élus locaux se sont dites partantes pour une réforme fiscale «ambitieuse, innovante» et garantissant «le lien entre les entreprises et les territoires».

Le jeu des régions: fusions, acquisitions
Dans une philosophie à base d’additions et de soustractions, la commission Balladur propose de passer de 22 à 15 régions «de taille européenne». Le tout en incitant les collectivités volontaires. Du côté des idées d’additions : la fusion des deux Normandie en une seule, les mariages de Rhône-Alpes et Auvergne, de la Bourgogne avec la Franche-Comté. Du côté des soustractions, la disparition de la Picardie, qui serait rayée de la carte en intégrant le département de l’Oise à la région Ile-de-France, celui de la Somme à la région Nord-Pas-de-Calais et le département de l’Aisne à la région Champagne-Ardenne. Poitou-Charentes subirait le même dépeçage, peut-être au profit des régions Aquitaine et Limousin. Dominique Bussereau, président (UMP) du conseil général de Charente-Maritime et Jean-Pierre Raffarin, sénateur (UMP) de la Vienne, avaient de leur côté proposé une fusion Poitou-Charentes et Aquitaine.

Le Grand Paris: chantier difficile
Grand Paris, grande révolution. Autour de la capitale, le comité Balladur propose rien moins que la fusion du département 75 avec ses trois voisins (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), pour créer un département unique du Grand Paris. Les frontières actuelles disparaîtraient de la carte administrative. Autres sacrifiées : les intercommunalités, qui seraient supprimées. Cette nouvelle institution couvrirait 124 communes et six millions d’habitants. Peut-être même davantage, car les collectivités contiguës au Grand Paris pourraient solliciter leur inclusion dans la nouvelle structure. Autour de la plateforme aéroportuaire de Roissy, des morceaux du Val-d’Oise ou de la Seine-et-Marne pourraient ainsi rejoindre le Grand Paris.

Côté gouvernance, le conseil du Grand Paris serait élu par scrutin de liste avec un système à deux étages : les premiers élus seraient les conseillers territoriaux siégeant à la région Ile-de-France, les suivants siégeraient au conseil du Grand Paris. Cette assemblée compterait 135 membres, dont 45 pour Paris et 30 pour les trois anciens départements.

Le schéma semble simple. La mise en œuvre risque d’être complexe. Le Grand Paris aurait la compétence de l’action sociale, ce qui impliquerait le transfert de tous les personnels concernés, soit potentiellement 25 000 personnes, et une gestion difficile de la proximité sur une telle échelle. Même problème pour la compétence urbanisme, transférée au Grand Paris tandis que les communes, elles, ne seraient plus regroupées dans des intercommunalités de projets. Dernière difficulté, et non des moindres : la majorité des élus franciliens, même de droite, ne veut pas de cette solution.

Un nouvel élu: le conseiller territorial
Exit le conseiller régional et le conseiller général : tous deux seraient remplacés par une nouvelle créature, le conseiller territorial. A cette personne, selon sa place sur la liste des élus, d’assurer les deux fonctions ou une seule.

Le modèle serait comparable à celui qui existe à Paris, Lyon et Marseille, où les élus qui figurent en bas de la liste sont simples conseillers en mairie d’arrondissement tandis que ceux du haut de la liste deviennent aussi conseillers à l’hôtel de ville central. Dans le nouveau système, certains conseillers territoriaux siégeraient pour la région et pour le département, tandis que d’autres ne se réuniraient qu’au niveau du département.

Dans cette opération, le but est de passer d’environ 6 000 à 4 000 élus. Les cantons, base de l’élection des conseils généraux, seraient donc supprimés et remplacés par d’autres circonscriptions plus larges, redécoupage qui devrait intervenir avant 2014. Dans l’intervalle, les élections régionales et cantonales auront bien lieu comme prévu, en 2010 pour les premières et en 2011 pour les secondes, mais les mandats des uns et des autres seront raccourcis à quatre et trois ans pour que tout redémarre à zéro en 2014. Le mode de scrutin (uninominal ou de liste) pourrait être différent selon les zones, rurales ou urbaines.

Villes: naissance de huit métropoles
Tandis que le comité Balladur prie les groupements de communes de disparaître de la carte du Grand Paris, il les encourage ailleurs. Les huit plus grandes agglomérations (Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux, Nantes, Nice, Strasbourg et Toulouse) deviendraient ainsi des «métropoles». Ce nouveau statut impliquerait des compétences élargies, dont celle de l’action sociale actuellement confiée aux départements. L’assemblée gouvernante serait élue au suffrage universel direct. Ailleurs, l’intercommunalité sera favorisée. Lors des municipales de 2014, les listes pourraient comporter un «fléchage» sur les noms des candidats appelés à siéger au sein de l’assemblée intercommunale.

Unifications en outre-mer et nouveau scrutin corse
Cela tombe bien puisque la question n’est pas «un tabou» aux yeux de Nicolas Sarkozy. Recevant jeudi les élus d’outre-mer, le Président s’est dit favorable à la création d’une collectivité unique, «si c’est le choix de la population» dans chaque DOM. Le comité reprend cette formule. Les quatre DOM (Guadeloupe, Guyane, Réunion et Martinique) sont à la fois département et région. Il s’agirait, pour faire un parallèle avec le conseil de Paris qui dispose des compétences d’un conseil général et d’un conseil municipal, qu’une seule assemblée ait les compétences du département et de la région.

Une autre proposition Balladur préconise une modification du mode de scrutin pour la désignation de l’assemblée de Corse. Dans l’île, la prime, - qui alloue des sièges supplémentaires au vainqueur des élections -, est limitée à trois sièges (pour 25 % des sièges en métropole). De même, le seuil fixé pour l’accès des listes au second tour des élections régionales ne s’élève en Corse qu’à 5 % des suffrages exprimés, contre 10 % sur le continent. Résultat: depuis des années, aucune majorité absolue et une certaine instabilité institutionnelle.

MATTHIEU ÉCOIFFIER, LAURE EQUY, SIBYLLE VINCENDON et PASCAL VIROT
Photo : La France envisagée par le comité Balladur. (Ide)

LIBERATION
25/02/2009

***Karoutchi mis en boîte : ...les JFK ont lancé une boisson énergisante...***



***ROGER KAROUTCHI : Café débat UMP FACS TV***

***Café débat de Roger Karoutchi au café de la Contrescarpe à Paris avec les étudiants d'Assas, sur le thème '"quelle réforme pour la France ? ".



****2 BLOGS "LES AMIS DE Roger KAROUTCHI"* :

http://amisrogerkaroutchi.blogspot.com

http://grandparis2010.skyrock.com

***HUB : *LES AMIS DE ROGER KAROUTCHI*

http://www.viadeo.com/hub/affichehub/?hubId=0021c29hffklyarn

Bien à vous,

Morgane BRAVO

***7 000 crimes et délits révélés par les internautes en 45 jours...***

***Quelque 299 005 internautes se sont connectés en un mois et demi sur www.internet-signalement.gouv.fr, et 7 267 affaires suspectes ont été révélées : après la récente mise en œuvre de cette plate-forme de signalement des sites illicites, Michèle Alliot-Marie s'est félicitée de ce premier bilan.

Au siège de l'Office central de la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCCLTIC), la ministre de l'Intérieur a considéré mardi après-midi qu'«Internet est devenu le terrain de jeu favori des criminels de toutes natures».

Outre 4 504 délits - dont près de la moitié d'escroqueries -, pas moins de 910 signalements fournis concernent des atteintes aux mineurs et 225 des propos xénophobes et racistes. Grâce à ce nouveau système, des affaires a priori insolubles peuvent être élucidées en quelques heures. Ainsi, en exploitant l'information d'un Suisse qui a repéré un pédo-pornographe sur un forum de discussion, les policiers et gendarmes de la plate-forme ont remonté une piste numérique jusqu'à localiser l'adresse du pervers qui a diffusé les images délictuelles.

Ce dernier a été interpellé le 20 février à Paris, après 24 heures d'enquête.

Par ailleurs, des signalements ont permis de déjouer des tentatives de suicide et de fermer plusieurs sites de fabrication de bombes artisanales. Ces derniers peuvent inspirer des terroristes, à l'image de ceux qui ont ensanglanté Le Caire dimanche dernier après avoir déniché une recette sur Internet.

Christophe Cornevin
Le Figaro
25/02/2009

Tuesday, February 24, 2009

*Les projets pour le "Grand Paris" se multiplient dans une certaine confusion*

***Le baron Haussmann, sous Napoléon III, avait planté deux cèdres à 35 kilomètres de Paris imaginant la taille future de la capitale. Nicolas Sarkozy, lui aussi, veut repousser les limites de la Ville Lumière. Sous son quinquennat, les projets foisonnent au risque d'une certaine confusion : nommé en mars 2008 secrétaire d'Etat en charge de la région capitale, Christian Blanc attend le feu vert de l'Elysée pour publier son " grand plan stratégique à l'horizon de trente ans".

Mais Edouard Balladur a, lui aussi, un projet. Dans le cadre de la commission sur la réforme des collectivités territoriales qu'il préside et dont il rendra les conclusions début mars, il préconise un "big bang institutionnel" visant à créer une collectivité du Grand Paris de plus de 6 millions d'habitants, réunissant les départements de Paris, du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis et des Hauts-de-Seine.

Parallèlement, dix équipes missionnées par l'Elysée et pilotées par des architectes de renom, viennent de remettre leur copie. Certains, comme Roland Castro, dessinent un Grand Paris qui irait jusqu'aux forêts de Marly ou de Fontainebleau.

François Mitterrand se voulait bâtisseur. M. Sarkozy a davantage la fibre de l'aménageur. Mais à l'heure où certains au gouvernement évoquent l'avènement d'une nouvelle ère Delouvrier en référence au préfet qui imagina les villes nouvelles sous le général de Gaulle, l'Etat bute sur une contrainte : il n'a plus les moyens politiques et financiers d'imposer un schéma, encore moins de planifier un développement de la région sans l'accord et le soutien des élus. Or, si tous s'accordent sur le diagnostic, aucun n'est d'accord sur les remèdes pour soigner les maux de la capitale : pénurie de logements, saturation des réseaux de transports, étalement urbain coûteux pour les ménages et nuisible pour l'environnement, déséquilibre entre logements à l'Est et bureaux à l'Ouest, mal-vivre des cités de banlieue.

Nicolas Sarkozy a placé par deux fois au centre du débat la question de la gouvernance. Evoquant en juin 2007, à Roissy, la création d'une communauté urbaine comme un impératif pour améliorer l'attractivité économique de la région, il a lancé, en septembre 2008, à Toulon, la réforme du millefeuille institutionnel des collectivités, ouvrant la voie aux propositions du comité piloté par Edouard Balladur. L'ex-premier ministre, longtemps élu parisien, propose la fusion des quatre départements de la petite couronne et la disparition des intercommunalités au profit d'une collectivité du Grand Paris. Objectif : mettre fin à l'émiettement du pouvoir local considéré comme un blocage structurel à la décision politique.

Cette thèse est repoussée par la plupart des élus franciliens socialistes et par certains ministres franciliens du gouvernement. "Au secours, Descartes ! Reviens !", lançait Patrick Devedjian, il y a quelques mois, à propos d'un tel scénario de disparition des départements. "La raison voudrait qu'on se demande pourquoi on veut réformer la gouvernance avant de se demander comment", ironisait alors le président du conseil général des Hauts-de-Seine, qui n'était pas encore ministre de la relance.

Volontaires pour mener les régionales en Ile-de-france en 2010, ses collègues du gouvernement, la ministre de l'e, enseignement supérieur Valérie Pécresse et le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement Roger Karoutchi, sont également rétifs au changement et défendent le statu quo institutionnel. Quant au maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, il a pris la tête d'un front du refus des élus de gauche franciliens, inquiets de se voir dessaisis de leurs prérogatives au profit d'une recentralisation des pouvoirs de l'Etat en matière de logement et d'urbanisme notamment.

Même s'ils appellent à un retour de l'Etat pour corriger le "malthusianisme" des maires en matière de grands projets urbains, les dix équipes pilotées par les architectes récusent eux aussi l'idée d'un retour à une "planification autoritaire" de l'Etat. "Delouvrier a fait les villes nouvelles à une époque où il n'y avait pas de pouvoir communal aussi fort qu'aujourd'hui", rappelle l'urbaniste Philippe Panerai.

Les équipes d'architectes qui ont remis leurs travaux au ministère de la culture, le 19 février, ne mettent pas en avant la question de la gouvernance du Grand Paris. ils interrogent, en revanche, les "liens" et les "flux" qui existent entre la capitale et ses voisins. Et concluent à la nécessité de créer de la continuité entre la capitale et sa banlieue même éloignée de ses frontières.

De son côté, Christian Blanc, le secrétaire d'Etat à la région capitale, a repoussé ses propositions en matière de gouvernance de la métropole, estimant que les projets de transports et de développement de nouveaux pôles économiques étaient bien plus stratégiques que la question politique. Mais il se heurte à la question des pouvoirs locaux. Derrière ce grand chantier pointe la question du partage des richesses locales. Des départements aussi puissants que Paris et les Hauts-de-Seine ont compris qu'ils devraient, à terme, partager leur trésor de guerre. Mais ils n'ont pas envie de se faire dicter la loi par un Etat impécunieux.

Béatrice Jérôme
Le Monde
25.02.09.

*Le Paris d'aujourd'hui ne s'est pas fait en un jour, par Thierry Coudert*

***Le président de la République a bien mesuré la dimension stratégique du Grand Paris, en confiant une mission à dix des plus grands architectes mondiaux : bâtir la ville de demain, jeter les bases d'un nouveau "vivre ensemble", donner à Paris les moyens de restaurer sa position internationale, érodée par des années de soins palliatifs administrés par Bertrand Delanoë, là où il fallait un sursaut. Hélas, l'actuel débat politique sur le sujet ne se situe pas au même niveau. Il voit s'affronter des montages juridico-administratifs complexes, des mécanismes de compensations financières inextricables, parsemés ici et là de quelques projets structurants, mais sans stratégie globale. A aucun moment on ne sent l'élan politique qu'avaient insufflé en leur temps Haussmann pour Paris, ou Delouvrier pour la région parisienne naissante.

Surtout, à une époque où l'exigence participative des citoyens est forte, rien n'est fait pour associer la population à un débat qui reste d'initiés. Comment mobiliser autour d'un syndicat mixte d'études, seule incarnation tangible du Grand Paris, quand déjà personne ne comprend à quoi sert le STIF (Syndicat des transports d'Ile-de-France), qui gère pourtant tous nos transports en commun ? Comment, dans ces conditions, ne pas être soupçonné de se livrer à des rapiéçages de territoires urbains, des stratégies électorales complexes, des maintiens d'avantages acquis ?

NOUVELLE FRONTIÈRE

La solution est pourtant simple. Elle a fait ses preuves depuis des siècles : il faut élargir le périmètre de la capitale, faire du périphérique le mur de Philippe Auguste de demain. Il y a urgence à mettre au coeur du débat actuel une nouvelle frontière, et les défis qu'elle suscite : ouvrir de nouveaux espaces à Paris, pour mieux répartir les fonctionnalités d'une ville moderne, pour développer une politique d'habitat mixte, des transports urbains adaptés, pour retrouver le dynamisme économique et culturel qui fut le sien et le dépasser.

Dès lors, bien des problèmes se résoudront : exiguïté du territoire, déséquilibre entre communes riches et pauvres, illisibilité des structures politiques et administratives... Souvenons-nous que Belleville, Auteuil, les Batignolles et tant d'autres villages d'il y a cent cinquante ans sont aujourd'hui des quartiers qui ont su garder leur personnalité tout en contribuant au développement et à l'équilibre de Paris.

A cela, il faut deux conditions. Primo, offrir la possibilité aux communes de la petite couronne d'intégrer Paris en recourant à un référendum communal systématique organisé sur la question du rattachement. Dans la majorité des cas, le résultat n'est guère douteux. Beaucoup de communes voient plus de 30 % de leur population changer d'un recensement à l'autre, et bien des banlieusards ne le sont que parce que le foncier est trop cher à Paris, qu'ils veulent un jardin, plus de qualité de vie.

Secundo, il faut décentraliser plus de compétences sur les maires d'arrondissement, avec bien sûr transfert des moyens correspondants. A l'Hôtel de Ville de Paris, les grandes politiques structurantes et de solidarité entre territoires ; aux maires d'arrondissement la gestion du quotidien. Ce serait finalement la même répartition que celle qui pourrait exister dans une intercommunalité classique, ce qui est de nature à rassurer les actuels élus de banlieue.

Un tel Paris élargi aura l'avantage de la simplicité de fonctionnement et de la lisibilité démocratique. A une époque où des quartiers d'activités économiques se développent de part et d'autre du périphérique et où s'étend le rayon d'action du préfet de police, tout conduit à poser la question du rattachement des communes voisines à la capitale. Ensuite seulement, il conviendra d'examiner les modalités d'association plus lâche des communes franciliennes de deuxième couronne. Entre-temps, on aura redonné un moteur au Grand Paris : un Paris élargi dans son territoire, revivifié par la démocratie de proximité des arrondissements anciens et nouveaux. Et surtout on aura remis au coeur de l'actuel débat le premier concerné : le citoyen.

Thierry Coudert est conseiller de Paris (UMP-Radical), président de la Diagonale.
Le Monde
25.02.09.

Monday, February 23, 2009

*François Fillon, Premier ministre : fait un point sur les questions agricoles à l'occasion de sa visite au salon de l'agriculture le 23 février 2009*

***

***Le 29e Salon du Livre invite le public à « s’enlivrer » au rythme du Mexique***



***Une quarantaine d’auteurs prestigieux :

Le Centre national du livre, le Syndicat national de l’édition, le ministère français des Affaires étrangères et le Conseil national pour la culture et les arts du Mexique (Conaculta) reçoivent une délégation d’une quarantaine d’auteurs. Le choix s’est porté sur des auteurs traduits et publiés par des éditeurs français : une occasion unique pour le public de s’initier à cette littérature.


Parmi eux, le célèbre écrivain Carlos Fuentes. Par ses ouvrages La Mort d’Artemio Cruz, Le Vieux gringo et par La revue mexicaine de littérature qu’il a co-fondée avec Octavio Paz, il est devenu le plus célèbre ambassadeur de la littérature mexicaine. Son roman Terra Nostra a obtenu en 1977 le prix Romulo Gallegos, la plus haute distinction littéraire d’Amérique latine. Par ailleurs, il s’est vu décerner en 1987 le prix Cervantès, considéré comme le prix littéraire de langue espagnole le plus prestigieux au monde.

Une immersion totale dans la littérature mexicaine

Le Pavillon mexicain : une mosaïque de diversité

Un concentré de culture mexicaine sera mis en scène dans un Pavillon intitulé Mosaïque de diversité particulièrement coloré. Reflet d’une nation pleine de vie et joyeuse, où il existe une longue et profonde tradition culturelle, ce Pavillon montrera également un pays en constant renouvellement, contemporain et enraciné dans ses multiples origines. Dessiné par l’architecte mexicain Bernardo Gómez-Pimienta, qui compte à son actif plus d’une centaine de réalisations dans le monde, cet espace d’environ 1 000m² sera entièrement dédié à la littérature mexicaine en langues française et espagnole et abritera :

Les principales maisons d’édition mexicaines
Une magnifique exposition d’objets-livres créés par des artistes mexicains
De nombreuses animations, dont le cycle de rencontres « Une heure avec… » organisé en partenariat avec le Centre national du livre.
Une large sélection d’ouvrages et des séances de dédicaces seront proposées au public par la librairie Gibert Joseph.

Bernardo Gómez-Pimienta est directeur de l’Ecole d’architecture de l’Université Anáhuac du Nord. En 2008, le gouvernement français l’a élevé au grade de chevalier de la légion d’honneur. Il a également été nommé membre honoraire de l’American Institute of Architects (AIA). Parmi les nombreuses récompenses qu’il a reçues (plus de quarante) pour son œuvre architecturale figure notamment le premier prix « Mies Van Der Rohe latino-américain » en 1998.

Le Club Jeunesse à l’heure du Mexique

Bernardo Gómez-Pimienta a également conçu pour les jeunes lecteurs un univers scénographié aux couleurs du Mexique.

Au programme:

• Une exposition d’une soixantaine de dessins réalisés par vingt illustrateurs jeunesse mexicains
• Un atelier dédié à la littérature mexicaine, des animations pour les plus jeunes
• Une sélection d’ouvrages proposée par les librairies Sorcières.

Suivez le Rio Grande en naviguant parmi les rendez-vous du Salon…

Les espaces d’animation du Salon (le Lecteur Studio SNCF, la Place des Livres, les salles de conférences…) mettront également en évidence la culture et le sens festif de nos invités mexicains que l’on retrouvera jusque dans les allées du Salon !

Des voyages au Mexique à gagner rien qu’en lisant

Le Salon du Livre lance le jeu-concours « A la découverte du Mexique » et présente au public français la diversité littéraire et la richesse de cette littérature.

Du 2 février au 9 mars 2009, ce jeu mis en place dans près de 400 librairies en France permettra au public de voter pour son coup de cœur parmi une quinzaine d’ouvrages d’auteurs mexicains.

Le dimanche 15 mars 2009, sur le Pavillon mexicain, l’ouvrage ayant reçu le plus grand nombre de votes se verra attribuer le « Prix grand public Salon du Livre ».

Seront également proclamés les noms des heureux gagnants qui concourent cette année pour des dotations particulièrement alléchantes : des allers-retours Paris/Mexico offerts par Aeromexico ainsi que l’ensemble de la sélection des livres.

Le Journal du Salon « Spécial littérature mexicaine »

Il contiendra tout le programme consacré à l’invité d’honneur : portraits des auteurs invités, cycle des rencontres, idées de lectures, interview de spécialistes, panorama de la littérature mexicaine.

Disponible dès le début du mois de mars, à 50 000 exemplaires, dans de nombreux lieux culturels : musées parisiens, institutions, librairies, associations, centres culturels… ainsi que dans des lieux étudiants.

*Plus d’informations sur le nouveau site du Salon du Livre
www.salondulivreparis.com


Bien à vous,

Morgane BRAVO

Sunday, February 22, 2009

******Ils arrivent... Le 2 mars !....******

***Avez-vous une idée de ce qui va se passer le 2 mars ?



***A SUIVRE!***

Bien à vous,

MB

*La Picardie en voie de disparition ?*

***L'Oise en Île-de-France, la Somme au Nord - Pas-de-Calais. Quant à l'Aisne, elle pourrait en partie être absorbée par la Champagne-Ardenne. Depuis quelques déclarations d'éminences UMP laissant craindre son démantèlement, la Picardie est en ébullition. Les socialistes du conseil régional ont allumé le feu, la presse régionale l'a relayé, a lancé le débat, une pétition circule et les Picards s'agitent sur la Toile autour de leur « picarditude ».

La politique est souvent une affaire de petites phrases. Le premier à avoir mis le feu aux poudres est Roger Karoutchi, candidat à la candidature à la présidence de la région Île-de-France, qui a déclaré fin janvier : « L'Île-de-France exerce une forte attractivité sur l'Oise. On pourrait imaginer une zone économique comprenant le sud de l'Oise, une partie de l'Eure-et-Loir, le nord du Loiret. » Pas de quoi hurler au loup, il est vrai. Sauf que cette déclaration coïncide avec les travaux de la commission Balladur qui doit formuler, dans quelques jours, des propositions pour simplifier le mille-feuille du découpage territorial.

Dès lors, ça s'est agité. Les socialistes, en majorité au conseil régional, sont montés au créneau. Ils ont créé « Touche pas à ma Picardie ! », un groupe sur Facebook où se sont inscrites 2 000 personnes en 24 heures. Ils ont lancé une pétition qui a obtenu 25 000 signatures et ils s'apprêtent à distribuer 20 000 autocollants sur le même thème. De leur côté, Le Courrier picard et les autres médias régionaux l'ont relayée, ont posé le débat. Et alors les Picards fiers d'être picards ont exprimé ce qu'ils avaient sur le coeur. « Que les Picards se lèvent et crient leur colère ! », s'insurge entre autres centaines de commentaires sur Internet une dénommée Élodie Bardot.

Attaqué sur leur gauche, les élus UMP du conseil régional regroupés sous la bannière « Aimer la Picardie » - ça ne s'invente pas - ont essayé d'éteindre le feu, obtenant de Roger Karoutchi qu'il écrive : « Je n'ai jamais souhaité que le département de l'Oise soit rattaché à l'Île-de-France. » Quand Xavier Bertrand, élu de Saint-Quentin, dénonce un « feu de paille ». Et tous ensemble, bien embarrassés, affirment leur attachement à la région picarde et crient à la manoeuvre politicienne socialiste.

Seulement quinze régions ?

C'était compter sans Dominique Perben. L'ex-ministre, désormais membre de la commission Balladur, a déclaré il y a quelques jours dans la Gazette des communes que la commission prêchera en « faveur d'une quinzaine de régions » sur les 22 existantes. En insistant : « Nous tenons à afficher notre volonté là-dessus. » Les Picards se sont forcément sentis dans le collimateur. Car ils le savent : leur région est loin d'être la plus peuplée. Aussi, leur territoire a cette particularité que dans le sud de l'Oise, on lorgne vers la région parisienne - rappelons que le RER dessert Creil -, dans l'Aisne, on regarde vers Reims quand on habite à l'est du département. Et dans le nord de la Somme, près d'Arras ou du littoral, on est tourné vers le Pas-de-Calais. « C'est normal quand on habite aux franges d'une région », réplique une élue socialiste. Laquelle ajoute : « Ce n'est pas une question d'identité. Mais bien que le conseil régional soit supprimé, alors qu'il mène une action cohérente et pertinente à l'échelle des trois départements.

» Il n'empêche, on fait remarquer à Philippe Massein, président du groupe socialiste au conseil régional, que de telles menaces sur l'Alsace, la Bretagne ou le Nord - Pas-de-Calais sont inenvisageables. Et on le taquine encore sur le fait que chez nous, « ce serait le feu ». « Le feu couve sous la cendre », rétorque-t-il, tout sauf amusé. Même s'il sait bien que c'est loin d'être fait.

PAR LAURENT DECOTTE
La Voix du Nord
samedi 21.02.2009

*LA TRIBUNE BFMTV : DE MICHEL BARNIER*

*** Le nouveau modèle agricole français qui vient d’être annoncé, le salon de l’agriculture qui a ouvert ses portes ce matin, et… les élections européennes du 7 juin prochain :

Saturday, February 21, 2009

***Balladur proposerait la fusion de Paris et des départements 92, 93 et 94...***


***Le comité de réflexion Balladur sur la réforme territoriale va proposer notamment de "fusionner" Paris et les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) pour faire un Grand Paris à l'horizon 2014, a-t-on appris samedi de sources régionales.

Le président du conseil Régional d'Ile-de-France élu en 2010 verrait son mandat raccourci à quatre ans, a-t-on indiqué de mêmes sources.

Seraient élus en 2014 des conseillers territoriaux qui seraient pour certains à la fois conseillers régionaux et conseillers généraux.

Le grand département de Paris aurait les compétences des quatre conseils généraux actuels et des communautés d'agglomération de la région parisienne comme Plaine Commune, lesquelles disparaîtraient.

Ce ne serait pas pour autant un rétablissement de l'ancien département de la Seine. Un certain nombre de communes ne faisant pas partie des départements 92, 93 et 94 pourraient adhérer si elles le souhaitaient au Grand Paris.

Le président du futur Grand Paris serait élu au suffrage indirect par environ 150 conseillers territoriaux.

Cette procédure aurait l'avantage pour Nicolas Sarkozy de ne pas avoir à demander une révision constitutionnelle via le Congrès (sénateurs et députés) réuni à Versailles, la majorité des 3/5e -quasi inatteignable désormais en cas d'opposition de la gauche- étant requise.

Le nombre de régions métropolitaines serait ramené de 22 aujourd'hui à 15 tandis que "huit nouvelles métropoles" (Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg, Nice et Nantes) verraient le jour.

Les départements et les régions verraient leurs compétences modifiées mais il n'est pas question d'empiéter sur celles des maires, selon une source régionale.

Selon cette même source, M. Balladur proposerait deux projets de loi, un projet de loi-cadre et un projet spécifique à l'Ile-de-France. Le premier serait présenté au Parlement dès l'automne 2009.

Le projet de M. Balladur primera sur celui du secrétaire d'Etat au développement de la région capitale Christian Blanc, notamment en matière de transports. Il sera rendu public auparavant.

L'attitude des membres socialistes du comité Balladur, tels Pierre Mauroy et André Vallini, n'est pas encore connue.
M. Balladur chercherait un consensus, indique-t-on de même source. Il n'est pas sûr qu'il puisse l'obtenir.

Les points durs de la discussion avec les membres de gauche du comité sont notamment le rattachement de certains départements comme l'Oise, le Loiret ou la Loire-Atlantique à telle ou telle région et la façon dont il interviendrait, le redécoupage territorial ainsi que le mode de scrutin territorial qui sera retenu à partir de 2014.

PARIS
21/02/2009
AFP

***Grand Paris : les propositions des cabinets français...***


***L'architecte Roland Castro souhaite mettre du «beau» dans les banlieues et propose un opéra au port de Gennevilliers (en haut). L'équipe du projet Christian de Portzamparc envisage la fusion des gares du Nord et de l'Est en créant à Aubervilliers la gare Europe (ci-dessus) autour d'une structure urbaine agréable, facteur de compétitivité internationale.

Cinq architectes français livrent au «Figaro» leur vision de la métropole de demain, conciliant qualité de vie et compétitivité.

Quel sera le nouveau visage de Paris ? Quinze millions d'habitants sont concernés. Les dix équipes d'architectes et d'urbanistes internationaux, chargées par Nicolas Sarkozy de concevoir l'agglomération parisienne du XXIe siècle, ont remis leurs copies jeudi au ministère de la Culture. Prochain rendez-vous, le « grand oral » du 12 mars au Conseil économique et social. «On ne sait pas ce que les politiques garderont, mais cela nous a passionnés», confie Didier Martin, coordinateur du projet Portzamparc. «Ce qui est intéressant est l'aspect complémentaire des dix équipes», souligne Yves Lion, mandataire du groupe Descartes. Et «la crise économique rend plus nécessaire encore de repenser l'agglomération parisienne», souligne l'architecte Roland Castro.

Yves Lion, équipe Descartes :«On pourrait fabriquer une vingtaine de villes de 500 000 habitants en poussant à fond l'intercommunalité, afin de recréer un sentiment d'attachement au territoire. Il faut marier l'agriculture vivrière avec la construction, simplement en travaillant avec les délaissés (segments d'autoroute à l'abandon). On pourrait aussi réduire l'îlot de chaleur de 2 °C en rendant la forêt d'Ile-de-France active avec des plantations, à la fois piège à carbone et source d'économies.»

Didier Martin, coordinateur du projet Christian de Portzamparc : «Une structure urbaine plus agréable sera un facteur de compétitivité internationale. Les gares du Nord et de l'Est fusionneront en une seule gare qui sera située vers Aubervilliers. La place laissée vacante fera la part belle à une coulée verte avec un front bâti, façon Central Park. L'autre projet est “l'Annulaire”, un métro au-dessus du périphérique qui permettrait d'aller vite et confortablement d'un bout de la métropole à l'autre.»

Antoine Grumbach :«Nous souhaiterions aménager une ville linéaire, le long du fleuve jusqu'au Havre. Je travaille sur cette phrase de Bonaparte : “Paris-Rouen-Le Havre, une seule et même grande ville dont la Seine est la grand-rue.” Toutes les grandes métropoles internationales sont portuaires. La vallée de la Seine doit être l'élément identitaire de l'agglomération, réconciliant l'intensité urbaine et la proximité de la nature.»

Roland Castro: «C'est un vrai projet de civilisation. Il s'agit de fabriquer une métropole dans laquelle il n'y a plus d'apartheid. Le rayonnement mondial de Paris est très lié à sa beauté. Nous voulons mettre du “beau” dans les banlieues, créer un opéra au port de Gennevilliers, et un quartier d'affaires à Vitry, sur une île artificielle.»

Djamel Klouche :«Le Grand Paris doit prendre en charge la ville pavillonnaire. La voiture électrique obligera à penser des villes plus agglomérées, avec des rapports de proximité, au lieu des grandes voies actuelles qui renforcent l'effet périphérie.»

Jean Nouvel :  l'architecte refuse de révéler quoi que ce soit avant le 12 mars. «Jusque-là, l'œuvre est en cours», argue-t-il. Il est l'un des seuls à parler de «tours » et à s'intéresser à Paris intra-muros.

Valérie Sasportas
Le Figaro
20/02/2009

***déclaration de François Fillon, Premier ministre, suite à la réunion de ministres sur l'Outre-Mer le 20 février 2009***

Friday, February 20, 2009

***Objectif Terres 2020 : un nouveau modèle agricole...***

***Régionales: face à face télévisé entre Karoutchi et Pécresse le 7 mars***

***Les ministres Valérie Pécresse et Roger Karoutchi, candidats à la primaire qui désignera le chef de file UMP pour les régionales en Ile-de-France, devraient débattre en direct le 7 mars, sur France 3 Paris Ile-de-France, a annoncé vendredi la chaîne.

La ministre de l'Enseignement supérieur et le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement sont invités à débattre en direct, pendant 45 minutes, au cours de l'émission "la voix est libre" qui sera diffusée à 11h35, sur le réseau francilien, selon un communiqué.

Valérie Pécresse, confrontée à la grogne du monde de l'éducation et de la recherche depuis plusieurs semaines, avait déclaré dimanche qu'elle mettait "entre parenthèses" sa campagne en vue de la primaire, sans formellement y renoncer.

La direction de l'UMP avait annoncé le 7 février avoir proposé à Mme Pécresse et à son rival, "de mettre entre parenthèses leurs débats publics contradictoires, compte tenu de la réforme des enseignants-chercheurs qui est une priorité du gouvernement".

Les débats prévus entre Mme Pécresse et le chef de file de l'opposition UMP au conseil régional avaient été suspendus, notamment en raison de craintes de perturbations par les protestations étudiantes.

Un seul débat sur les huit prévus avait finalement eu lieu, le 3 février au Raincy, en Seine-Saint-Denis, dans une ambiance assez houleuse, alors que le climat entre les deux prétendants s'était récemment tendu.

Les militants UMP devront départager les candidats à la primaire des régionales prévues en 2010, par un vote électronique sur internet du 16 au 22 mars.

PARIS
AFP

***PARIS & REGION D'ILE DE FRANCE : ROGER KAROUTCHI***


Clip de campagne from Roger KAROUTCHI on Vimeo.


***En effet : Voilà, PARIS & LA REGION D'ILE DE FRANCE AU 21ème SIECLE!***

Bien à vous,

Morgane BRAVO

*Universités : des manifestations... et des propositions de réforme*

***Alors qu'une nouvelle manifestation est prévue aujourd'hui, universitaires et politiques fourbissent leurs propositions pour réécrire le décret sur les enseignants-chercheurs. Les députés UMP ont remis hier leur projet.

Les uns cherchent à amplifier encore la mobilisation, les autres s'efforcent désormais de sauver la réforme du statut des enseignants-chercheurs en imaginant un nouveau texte. Et nul ne sait encore quel camp l'emportera.

A sa troisième semaine, le mouvement des chercheurs navigue en eaux incertaines. Professeurs et étudiants sont appelés à défiler aujourd'hui par leurs organisations. Ils pourraient être encore nombreux, même si les vacances et les suppressions de cours risquent à terme de desservir la mobilisation étudiante.

Et, déjà, portés par le succès, quelques-uns vont jusqu'à réclamer l'abrogation de la loi autonomie. Ils restent encore très minoritaires. Mais le climat tendu le prouve, les gestes de la semaine dernière n'ont pas encore porté leurs fruits.

Et pour cause : les syndicats espéraient engranger une victoire nette. Or, Valérie Pécresse, peu désireuse d'afficher un recul en pleine primaire UMP pour les élections régionales de 2010 en Ile-de-France, ne leur en a pas donné l'occasion. Certes, la ministre de l'Enseignement supérieur a chargé une médiatrice, Claire Bazy-Malaurie, de « réécrire » le texte et Nicolas Sarkozy a demandé que de « nouvelles pistes » soient explorées.

Mais, dimanche, la ministre, jouant sur les mots, a nié que le texte soit « caduc » et promis qu'il serait « remis sur le métier selon les principes fondateurs de la réforme ». Manière de réaffirmer que la réforme aura lieu, mais aussi peut-être de sauver un peu la face en atténuant la portée de son geste.

Pas de cadeau

Les organisations syndicales ne lui ont pas fait ce cadeau : dénonçant le « double jeu » gouvernemental, les plus protestataires (Snesup, Sauvons la recherche) boycottent la médiatrice. Jusqu'à quand ?

En réalité, nul n'oublie que ces quelques semaines dévolues à la réécriture offrent aussi l'opportunité de passer ses idées.
La Conférence des présidents d'université, qui dit considérer, « de facto », « travailler sur un nouveau projet de décret », fourbit déjà ses propositions. Le patron de Paris-VI, Jean-Charles Pomerol, suggère par exemple d'alléger le texte et de permettre aux universités de mener des expérimentations. « Il faut une évaluation pour savoir quelles tâches exercent les gens, mais pas besoin d'une loi pour punir ceux qui ne travaillent pas assez ! Nous avons des procédures disciplinaires pour cela », explique-t-il.

Côté UMP, les députés Claude Goasguen, Benoist Apparu et Daniel Fasquelle, chargés d'une mission, ont remis hier leurs recommandations à la médiatrice. Leur projet prévoit que l'évaluation, confiée au Conseil national des universités, se fasse par disciplines et selon des critères « qualitatifs » et que le régime transitoire, « source de confusion », soit abandonné.

Une version adoucie

Les présidents d'université seraient encore chargés d'organiser les emplois du temps, mais en tenant compte des « voeux » des professeurs et de l'avis des laboratoires. Enfin, cette « modulation de service » devrait respecter le principe que « chaque enseignant ne peut se voir imposer plus que le service de base » actuel (128 heures), sauf rémunération supplémentaire. Une version adoucie de la réforme dont le gouvernement, pressé, pourrait bien s'inspirer.

LAURENCE ALBERT
Les Echos
19/02/09

Thursday, February 19, 2009

*Le 12/13 de France Ile de France du 19/02/2009*

***France 3 Ile de France évoque le café débat de Roger Karoutchi au café de la Contrescarpe à Paris avec les étudiants d'Assas sur le thème " quelle réforme pour la France ?"




****2 BLOGS "LES AMIS DE Roger KAROUTCHI"* :

http://amisrogerkaroutchi.blogspot.com

http://grandparis2010.skyrock.com


***HUB : *LES AMIS DE ROGER KAROUTCHI*

http://www.viadeo.com/hub/affichehub/?hubId=0021c29hffklyarn

Bien à vous,

Morgane BRAVO

*ROGER KAROUTCHI...*



****2 BLOGS "LES AMIS DE Roger KAROUTCHI"* :

http://amisrogerkaroutchi.blogspot.com

http://grandparis2010.skyrock.com

***HUB : *LES AMIS DE ROGER KAROUTCHI*

http://www.viadeo.com/hub/affichehub/?hubId=0021c29hffklyarn

Bien à vous,

Morgane BRAVO

Wednesday, February 18, 2009

***Intervention du Président Nicolas Sarkozy***

***Intervention radiotélévisée à l’issue de la réunion avec les partenaires sociaux du Président de la République Nicolas Sarkozy, le 18/02/09.

*Conférence de presse de Xavier Bertrand : à l'issue de la déclaration radio-télévisée du Président de la République*

***Roger Karoutchi passe en Web 2.0 et lance un site mobile...***

***Connectez vous à http://www.rogerkaroutchi.com

* Une plate forme interactive en web 2.0

Pour vous permettre de donner votre avis

Une véritable plate forme interactive web 2.0 mise en place par la société feedback 2.0. Cette plateforme permet à tous les franciliens de faire des propositions pour leur région mais aussi de noter et commenter les propositions des autres franciliens. Les équipes de Roger Karoutchi réagissent aux propositions créant ainsi un réel échange entre les franciliens et le candidat.


*Un site Mobile
Pour être tout le temps avec Roger

http://rogerkaroutchi.feedback20.com

Un site mobile, parce que 85% des Français possèdent un téléphone mobile. Les franciliens peuvent ainsi avoir accès tout le temps aux actualités de Roger Karoutchi (via une version iphone et une version optimisée pour les autres téléphones).

***Primaires UMP: Karoutchi connait lui aussi le Web 2.0...***


***Tout comme Valérie Pécresse, sa rivale dans les primaires UMP pour les régionales en Île-de-France, Roger Karoutchi mise sur son site Internet pour récolter témoignages et idées pour améliorer le quotidien des Franciliens.
Opposé à Valérie Pécresse dans la primaire visant à désigner la tête de liste UMP en Île-de-France pour les régionales de 2010, Roger Karoutchi ne veut pas se laisser distancer sur le Web.

Son site rogerkaroutchi.com se dote de nouveaux nouvelles fonctionnalités pour le rendre participatif, façon Web 2.0. Il y a un mois, son adversaire avait lancé sur www.pecresseidf2010.fr "l'Agora carte", plate-forme permettant aux internautes de situer sur une Google map les problèmes locaux et de faire des propositions ciblées.

La nouvelle version du site www.rogerkaroutchi.com.

Le nouveau site de Roger Karoutchi propose donc lui aussi une plate-forme interactive où les internautes peuvent non seulement laisser des suggestions mais également réagir à celles préexistantes et voter pour les meilleures. Les propositions sont classées par thème, logement, transports, économie...
Cette plate-forme est intégrée au site et mise en place par la société Feedback 2.0. Autre innovation, un site mobile permettant de se connecter à partir d'un téléphone portable. Nec plus ultra, les militants équipés d'un mobile nouvelle génération pourront se connecter directement au site en prenant en photo les "flash codes" (codes barres en 2 dimensions) imprimés sur les affiches, les tracts et les communiqués du secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement.

Les militants franciliens sont appelés à voter par internet du 16 au 22 mars pour choisir leur candidat à la tête de la région Ile-de-France.

Estelle Gross
L'Express
17/02/2009

Tuesday, February 17, 2009

*Vie privée sur Facebook : beaucoup de bruit pour rien ?*

***Une petite modification dans les conditions générales d'utilisation de Facebook a semé l'émoi lundi sur internet. Le réseau social a rapidement tenté d'éteindre l'incendie, sans totalement convaincre.

Chez Facebook, on surveille la moindre polémique comme le lait sur le feu. Après avoir juré voilà deux semaines que son nouveau système de sondages publicitaires n'était pas si intrusif que cela, voilà le site contraint, à nouveau, de s'expliquer publiquement. Et cette fois, signe de l'importance du sujet, c'est le fondateur, Mark Zuckerberg, qui s'est attelé à la séance d'explications publiques.

En cause, une subtile modification dans les conditions d'utilisation du premier des réseaux sociaux qui serait passée totalement inaperçue si elle n'avait pas été révélée par un blog américain, The Consumerist. Jusqu'au 4 février, les internautes accordaient à Facebook une licence d'utilisation temporaire de leurs contenus, textes, photos ou vidéo, jusqu'à leur suppression. Après la réécriture de ce texte un rien aride, cette licence d'utilisation est devenue définitive.

Il n'en fallait pas plus pour semer le trouble. « Facebook : Tous les droits, pour toujours », titrait lundi Ecrans.fr, citant cette réaction un rien agacée d'Edward Champion, écrivain et collaborateur du Los Angeles Times, appelant à se désinscrire : « je ne cède foutrement aucun droit à Facebook pour conserver des copies de n'importe quel contenu importé de mon blog ». Même recommandation chez Perez Hilton, poid lourd parmi les sites people. Dans la foulée, plusieursgroupes de protestation étaient créés directement sur le réseau social.

C'est dans ces conditions périlleuses que Mark Zuckerberg a pris la parole. Reconnaissant devoir « communiquer plus clairement sur ces questions », le fondateur de Facebook a assuré qu'il n'y avait - naturellement - aucune raison de s'en faire. « Nous ne voudrions par partager vos informations d'une façon qui ne vous conviendrait pas », a-t-il promis. Les modifications permettent simplement au site de conserver une trace de vos contenus chez vos amis, lorsque vous les effacez, à la manière d'un service d'email.

Une contradiction des internautes
Les experts en vie privée n'étaient du reste pas très inquiets. Les nouvelles conditions d'utilisation « ne veulent pas dire que Facebook peut faire une mini-série sur votre vie ou écrire un livre sur vous », a expliqué Jules Polonetsky, directeur du forum Future of Privacy. « C'est du langage courant pour les sites internet parce que leur avocat leur dit qu'ils doivent se couvrir ». Ces dispositions permettraient à Facebook d'échapper aux perpétuels obstacles juridiques. « Du calme, on ne vendra pas vos photos », résumait CNet en fin de journée.

AOL a été confronté, en son temps, aux mêmes réserves, complétait Boomtown.
Au fond, tout est affaire de confiance. « La confiance que vous nous témoignez en partageant vos informations dans un espace sécurisé contribue en grande partie à faire marcher Facebook », poursuivait Zuckerberg dans son billet, pointant l'apparente contradiction entre la volonté des internautes de toujours plus partager, et la volonté de conserver un contrôle total sur ses contenus. « Il est difficile d'avoir confiance en une société qui ôte à ses utilisateurs des droits auxquels ils ont été habitués », rétorquait malgré tout TechCrunch, pas tout à fait convaincu.

Benjamin Ferran
L'Expansion
17/02/2009

Monday, February 16, 2009

***Le mezcal défend son identité en France***

***Le mezcal, cet alcool mexicain à base d'agave, est souvent confondu avec la tequila. Mais désormais, grâce à François-Nicolas d'Epoisse, ce Français qui l'a introduit en France il y a vingt ans, les amateurs de cette boisson titrant 40° ne risquent plus de se tromper, même avec quelques verres dans le nez.

"Le mezcal a gagné dans les tribunaux français une bataille en faveur de son nom. La justice du Val-de-Marne a condamné la société La Martiniquaise à retirer du marché, avant la fin du mois de février, l'alcool vendu sous le nom de 'tezcal', qui proposait deux sortes de tequila importées de Mexico", se réjouit le quotidien Reforma.

Les juges ont estimé que la ressemblance flagrante du nom choisi par cette société avec le terme mezcal portait atteinte au produit d'origine et était de nature à induire le consommateur en erreur. Une querelle de papilles autant que juridique. Car la tequila est fabriquée industriellement, contrairement au mezcal, la boisson mythique dont s'enivre le héros du chef-d'œuvre de Malcolm Lowry Au-dessous du volcan, adapté au cinéma par John Huston.

Le cœur d'agave employé pour la fabrication de cet alcool est récolté sur une plante âgée en moyenne de 8 ans et est cuit artisanalement dans des fours en terre. "La société Ultramarine de d'Epoisse, que les Français appellent Docteur Mezcal en raison de son dévouement pour notre boisson, avait permis d'obtenir une appellation d'origine contrôlée pour le mezcal en 1994", rappelle avec fierté le quotidien mexicain.

***Gana mezcal juicio de identidad en Francia
Mónica Delgado
Corresponsal
PARÍS

El mezcal ganó en los tribunales franceses una batalla en defensa de su nombre
La justicia gala condenó a la compañía La Martiniquaise a retirar del mercado en un plazo de un mes sus
productos de marca Tezcal por el flagrante parecido con el nombre de mezcal que podría confundir a
los consumidores.

El Tribunal de Créteil al sureste de París donde está la sede de La Martiniquaise halló parecido tanto
visual como fonético entre las palabras mezcal y tezcal precisando que eso no puede ser fruto del azar
La Martiniquaise que comercializa desde marzo de 2008 con el nombre de Tezcal dos tipos de tequila blanco y reposado importados a granel de México y envasados en Francia deberá pagar 30 mil euros por daños y perjuicios a la importa
dora francesa de mezcal DCE Ultramarine que presentó la demanda.

El director de DCE Ultramarine Francois Nicolas d Epoisse a quien la prensa gala llama el Doctor Mezcal por su entrega en defensa de esta bebida mexicana recibió la decisión como un triunfo para el mezcal que tiene la denominación de origen
desde el 28 de noviembre de 1994.

Desde hace 20 años D'Epoisse comercializa en Francia la marca de mezcal Ultramarine 100 Agave.

31/02/2009

*Bussereau, Karoutchi et Huchon en visite très médiatique gare Saint-Lazare...*

***Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, flanqué du président d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon (PS) et d'un de ses deux rivaux UMP potentiels aux régionales, Roger Karoutchi, a fait une visite très médiatique lundi gare Saint-Lazare, à Paris, théâtre de grèves fréquentes.

Sans revenir sur les mouvements sociaux ni faire d'annonces, M. Bussereau a rappelé que le chef de l'Etat prendrait prochainement des décisions "sur la future géographie (ndr: de l'Ile-de-France) et ses conséquences en matière de transport".

"On a tellement développé le transport public en Ile-de-France que le système est malade de son succès", a-t-il estimé, plaidant pour des mesures immédiates sur le matériel (aiguillage...).

"J'ai un plan de 18 à 20 milliards d'euros pour les dix ans qui viennent, qui permet de renouveler le matériel SNCF. Je suis prêt à investir 12 milliards d'euros, nous l'avons voté. Il me reste à trouver cinq à six milliards auprès de l'Etat", a déclaré de son côté Jean-Paul Huchon.

"Vous ne pouvez pas avoir que des plans à quinze ans. On a besoin d'un plan d'urgence sur deux ans", a estimé M. Karoutchi, alors que sa rivale UMP aux primaires, Valérie Pécresse, a suspendu sa propre campagne pour cause de conflit avec les enseignants-chercheurs.

"Il fait campagne, c'est son droit", a commenté M. Huchon.

Pendant la visite, M. Bussereau a été interpellé par Christian Mahieux, secrétaire fédéral de Sud-Rail, ceinturé par un service de sécurité alors qu'il faisait signer une "Pétition nationale pour légaliser la grève de la gratuité".

"Je l'ai pas vu je suis désolé: ce sont des gens tellement sérieux et tellement compétents que j'aurais le plaisir à travailler avec eux", a ironisé le ministre, également accompagné du président de la SNCF Guillaume Pépy.

Nicolas Sarkozy a mis en cause Sud après la grève à la gare Saint-Lazare en janvier.

AFP
16/02/2009

****Pour un 9 mai férié dans toute l’Europe! : Lettre au Président de la République****




***De : Mouvement Européen-France
Présidente Sylvie GOULARD
&
Jeunes Européens-France
Président Nicolas Jean

"Acte manqué ? Acte délibéré ? Les experts de la mémoire ont eu un trou de mémoire.
Les conclusions de la « commission de réflexion sur la modernisation des commémorations
publiques » sont singulières. Alors qu’elle avait notamment pour mission de mieux impliquer les
jeunes générations, elle a proposé de ne retenir que trois dates, le 14 juillet, le 11 novembre et le 8
mai.

Comme si, depuis mai 1945, rien ne s’était passé qui fût digne d’être célébré ! Comme si la
déclaration par laquelle, le 9 mai 1950, Robert Schuman a lancé une révolution sans équivalent dans
l’Histoire de l’humanité, ne méritait pas considération ! Qu’un Français, un Européen, ait prôné la
solidarité contre la vengeance, qu’il ait gagné la confiance des ennemis d’hier au point de mettre en
commun les industries de guerre, qu’une Communauté solidaire en soit issue, faut-il que jamais nos
enfants, ni le reste du monde, n’en entendent parler ? De quoi avons-nous peur ? De quoi avons-nous
honte ?

Vis-à-vis de nos aînés comme des jeunes générations, nous n’avons pas le droit d’arrêter l’Histoire en
1945, ni de faire l’impasse sur la construction européenne.

Dans leur tranchée, les poilus se battaient pour que cette boucherie soit « la der des der ». D’où
l’importance de rappeler à la fois leur immense sacrifice et la portée du geste de François Mitterrand
et Helmut Kohl se recueillant côte à côte à Verdun. De même, bien des résistants français, allemands,
italiens ont combattu le nazisme en ayant pour espoir de bâtir une Europe unie, libérée du
nationalisme. Un lien existe entre le 11 novembre, le 8 mai et le 9 mai ; la grandeur de Schuman tient
à ce que, né dans la Lorraine annexée par le Reich après la guerre de 1870, député de la Chambre
« Bleu horizon » en 1919, il n’ait pas répété les erreurs des années vingt, ni pensé que la fin des
combats suffisait à assurer la paix. C’est en refusant d’humilier les vaincus, c’est en tenant compte de
l’existence d’intérêts communs aux différents peuples européens qu’il a pu convaincre Adenauer,
Spaak, De Gasperi et d’autres encore. Ensemble, ils ont obtenu ce que les armistices seuls n’auraient
jamais apporté : une sécurité durable.

Entre une « identité nationale » et une « identité européenne », personne ne nous oblige à choisir.
Les deux dimensions se prolongent et se nourrissent mutuellement. La photographie officielle du
Président Sarkozy posant à côté du drapeau tricolore et du drapeau étoilé, le rappelle avec force :
depuis des décennies déjà, la France est engagée dans la construction d’une Union sans cesse plus
étroite.

Vis-à-vis des jeunes qui considèrent la paix comme allant de soi, il est urgent de moderniser les
commémorations, de les ouvrir à notre temps. A l’heure d’Internet et des réseaux interactifs, comment
croire à des célébrations éternellement jouées sur le même mode ? Personne ne peut faire sienne
une mémoire abstraite, au parfum de fleurs fanées. Montrons à nos enfants ce que des yeux
préservés du spectacle de l’horreur finissent par ne plus voir : la fragilité de la vie ; le caractère
éphémère des œuvres humaines, Union européenne comprise. Apprenons-leur que l’Europe unie
n’était, pour ses concepteurs, ni une bureaucratie, ni un marché, mais la foi dans des valeurs
partagées et la volonté de « contribuer à un monde meilleur » (Jean Monnet).

Si le 9 mai devenait, dans toute l’Europe, un jour férié pour, à la fois, commémorer les morts de la
Seconde Guerre mondiale mais aussi célébrer le lancement de la construction européenne, nous
pourrions aller à la rencontre les uns des autres. Les télévisions et les radios, les sites Internet et les
journaux pourraient être mobilisés spécialement. Ce serait une occasion de mieux se connaître, de
remiser quelques préjugés, de débattre ouvertement, par delà les frontières de ce qui nous passionne
et ce qui nous chagrine, de ce que nous voulons préserver, de ce qu’il faut changer. Et peut-être les
Français comprendraient-ils mieux l’immense succès que représente l’unification du continent. Car
depuis 1945, l’Europe a aussi facilité l’avènement de la démocratie dans les pays du sud, libérés des
dictatures, et en Europe centrale et orientale, après la chute du communisme.

Enfin, autant les célébrations exaltant le passé défunt excluent ceux dont les parents et grands-
parents n’étaient pas français, autant l’adhésion à un projet vivant peut rassembler. Les enfants
d’origine étrangère se sentiraient plus à l’aise dans une nation française qui se tournerait résolument
vers l’avenir.

En commémorant, le 9 mai, à la fois la fin de la Seconde Guerre mondiale et la naissance de l’Europe
unie, les jeunes Européens sauraient d’où ils viennent, à qui ils doivent leur liberté tout en mesurant
ce que l’Europe attend d’eux : un comportement responsable, destiné à faire fructifier un héritage
exceptionnel. Un grand nombre d’entre eux sont sûrement prêts à s’engager, à participer à des projets
transfrontaliers ; encore faut-il leur en donner l’occasion. Et ils se rendraient ainsi compte que, loin
d’être rébarbative et compliquée, l’Europe peut être attachante et joyeuse.

Face à la montée des nationalismes et des intégrismes, devant la tentation persistante de certains
régimes de recourir à la force, nos enfants pourraient peut-être avoir, un jour, à défendre l’Union
européenne. Donnons-leur déjà une chance de la découvrir et de l’aimer".

Mouvement Européen-France
95 rue de Rennes
75006 Paris
Tél. : +33 (0)1 45 49 93 93 – Fax. : +33 (0)1 45 49 96 65
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Bien à vous,

Morgane BRAVO
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Saturday, February 14, 2009

*Impôts: l'UMP dénonce des hausses "insupportables" dans les régions PS*

***Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a dénoncé vendredi les "augmentations d'impôts insupportables" observées selon lui dans les régions gérées par le Parti socialiste.

"Plutôt que de continuer d'essayer d'amuser la galerie avec un plan fourre-tout (pour lutter contre la crise, NDLR), et inapplicable, le Parti socialiste serait bien inspiré d'agir!", écrit-il dans un communiqué.

"Il le peut très simplement" en "cessant de faire peser sur les acteurs économiques des augmentations d'impôts insupportables comme ils le font depuis qu'ils ont la gestion de 20 régions sur 22", poursuit-il.

Frédéric Lefebvre cite des hausses de "59,5 % pour l'Ile-de-France, 86,4 % pour le Languedoc Roussillon, 65,8 % pour la région PACA, et 35,2% pour la moyenne des régions (évolution pour la période de 2004 à 2008)", sans préciser de quels impôts locaux il s'agissait.

"Ils ont inventé la politique de rigueur régionale au moment ou il faut soutenir l'activité", ajoute le porte-parole du parti majoritaire.

"Nous demandons aux socialistes de revenir sur les hausses d'impôt sur les entreprises qu'ils ont décidées depuis trois ans, qui pèsent aujourd'hui sur l'emploi, et de privilégier l'investissement régional, plutôt que les dépenses de fonctionnement", écrit encore Frédéric Lefebvre.

PARIS
AFP

Thursday, February 12, 2009

***Régionales : Pourquoi (VP) l’UMP repousse les débats...***

***La primaire UMP en Ile-de-France prend une mauvaise tournure.

Chahutée lors de son premier débat face à Roger Karoutchi, Valérie Pécresse est maintenant au centre de la contestation croissante des universités. Le nouveau patron de l’UMP, Xavier Bertrand, a donc décidé d’annuler les deux prochains débats franciliens. Les deux ministres sont priés de se consacrer "à 100%" à leurs dossiers.
Difficile de mener deux batailles de front. Xavier Bertrand a demandé à Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, bousculée par la crise des enseignants-chercheurs, et au secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement Roger Karoutchi de repousser sine die les deux prochaines confrontations publiques prévues dans le cadre de la primaire UMP en Ile-de-France. Les deux ministres sont candidats à l’investiture UMP pour les régionales de 2010.

Raison officielle : l’actualité gouvernementale impose une "mise entre parenthèses des débats contradictoires", qui seraient mal venus en ces temps de contestation de la jeunesse. L’ordre viendrait directement de l’Elysée. Vu le "contexte difficile", les ministres seraient priés de se consacrer "à 100%" à leurs dossiers. Mais "la campagne n’est pas suspendue", précise l’entourage du secrétaire général de l’UMP.

Le 11 février (le jour du premier des deux débats annulés), Valérie Pécresse réunit la communauté universitaire pour tenter d’apaiser les mécontentements et élaborer une "charte de bonne conduite" des présidents d’université. Selon un cadre de l’UMP, elle craignait aussi de voir "débarquer 200 types de l’Unef", le syndicat étudiant qui lui est hostile, lors des débats prévus devant les militants.

Huit débats étaient prévus

Valérie Pécresse avait pourtant demandé à ses proches de battre le rappel des troupes pour participer aux deux prochains débats de l’UMP, considérés comme "le tournant de la campagne". Car le premier duel entre les deux ministres, mardi 3 février au Raincy (93), a plutôt tourné à l’avantage de Roger Karoutchi, qui avait mobilisé ses militants en masse, quelques jours après son coming out. Pécresse a même eu droit à des sifflets, quand son rival faisait rire l’assistance.

"Les supporters de Roger Karoutchi étaient largement plus nombreux que nous et cela s’est entendu et vu !", déplore un mail adressé aux soutiens de la ministre. "Nous allons mettre une stratégie en place pour occuper la salle, se répartir des pancartes, des signes extérieurs de ralliement [...]. Nous devons être plus nombreux [...], surtout mercredi prochain dans les Yvelines !", poursuivait ce mail. Devenu caduc, puisque le ring restera vide.

Huit débats étaient planifiés, dont le jeudi 11 février (20h15) à Marly-le-Roi (78) et le jeudi 12 février (20h15) à Rueil-Malmaison (92), entre les deux postulants à la Région : un dans chaque département francilien, sous la houlette du coordonnateur Christian Estrosi. Il ne restera donc que quatre semaines -deux, si l’on retire les vacances scolaires, peu propices à ce type de manifestations militantes- pour sept rencontres, avant le vote des militants, prévu du 16 au 21 mars.

L’équipe Pécresse suggère désormais l’organisation d’un débat unique sur le site internet de l’UMP.

Le journal de Dimanche

***Valérie Pécresse : "Chahutée lors de son premier débat face à Roger Karoutchi"...!!! http://amisrogerkaroutchi.blogspot.com/2009/02/regionales-pecresse-chahutee-karoutchi.html

Pas besoin de sondage les militants parlent d'eux mêmes!

En fait :
Roger KAROUTCHI «l'homme d'expérience»!
Pourquoi Valérie Pécresse repousse les débats...? & Pourquoi "l’équipe Pécresse suggère désormais l’organisation d’un débat unique sur le site internet de l’UMP".?

A VOUS DE JUGER!***

Bien à vous,

Morgane BRAVO

Wednesday, February 11, 2009

***GRAND PARIS...***



***Trop de rocades tue la rocade, ou entre urgences et prospective le Grand-Paris des transports en commun victime de l'immobilisme

On savait jusqu’ici qu’il y avait deux projets de rocades de transports en commun de banlieue à banlieue autour de Paris. Un projet de métro en petite couronne, le projet Métrophérique projet porté par la RATP, et soutenu par les élus toutes tendances politiques confondues, du moins au niveau des communes et des Conseils généraux des départements. Et puis il y avait le projet des tangentielles ferrées en grande couronne, projet porté par la SNCF, et soutenu par la région, en particulier par son président le socialiste Jean-Paul Huchon. Ce dernier avait après avoir tergiversé, avait plus ou moins repris à son compte le projet Métrophérique, le baptisant Arc-Express, l’inscrivant dans le SDRIF. Orbival, arc sud-est dans le Val-de-Marne semble en être le premier tronçon.

A lire Sibylle Vincendon dans Libération* aujourd’hui, il y aurait désormais un troisième projet de « rocade » de transports en commun en région parisienne. Celui que Christian Blanc, le mutique secrétaire d’Etat au développement de la région-capitale concocte dans le secret de son bureau, secret dont Libération propose une carte. Et cela vaut le détour. Car si en géométrie euclidienne, le plus court chemin d’un point à un autre est la ligne droite, Christian Blanc qui n’aime pas avoir raison avec les autres, mais pense sans doute avoir raison contre tous, propose non pas le cercle, non pas l’ellipse, mais la spirale. Cela aura au moins l’avantage de répondre à Mireille Ferri qui défendant le découpage en arcs de la rocade de métro de banlieue, se posait des questions sur le point à partir duquel il fallait commencer une boucle ;-) Quant à la ligne droite, comme celle qui pourrait rallier dans une liaison express les deux aéroports de Paris, on verra plus bas qu'elle est a été bien revue et corrigée...

Donc on apprend sous la plume de Sibylle Vincendon, que Christian Blanc toujours visionnaire en matière de transport, proposerait une spirale de métro, qui ne serait ni Métrophérique, trop près et pour lui dépassé de 15 ans, ni les tangentielles, trop loin (mais là on ne sait pas de combien elles sont obsolètes). Il s’agirait d’un "escargot", se développant de Boulogne-Billancourt à Orly, via Marne-la-Vallée et Chelles, desservant Clichy-Montfermeil (effort louable), le Bourget et le Stade de France, passant par La Défense, repartant jusqu'à Marly-le-Roy pourquoi pas, redescendant sur Versailles, et plongeant au sud histoire de desservir le cluster de Saclay, le grand projet sarkoziste grand-parisien, avant d’enfin rallier Massy et Orly. Une patte vers le Nord, au niveau du Bourget pour connecter Roissy. Bref, desservir Marly mais pas Créteil, et faire un Orly-Roissy via Versailles, il fallait y penser !

Pourquoi une telle aberration, au-delà de la volonté d’avoir toujours raison contre tous ? Sibylle Vincendon propose deux pistes dans son article. Tout d’abord l'analyse politique, notant que « l’escargot de Christian Blanc… ne passe pas forcément là où sont les gens. La liaison Roissy-La Défense semble évidente, mais celle qui rejoint La Défense à la banlieue résidentielle de Marly-le-Roi est plus curieuse. " Il fait du cabotage politique " comment un expert. Il passe à Rueil chez Ollier, à Boulogne chez Baguet, à Chelles chez Planchou… » Pourquoi pas, mais à ce titre, on pourrait peut-être dire la même chose de Métrophérique ou des tangentielles.

Deuxième piste évoquée par Libération. « Beaucoup de gens pensent que Blanc travaille pour le grand avenir » selon un « expert », et de citer également Guillaume Pepy, le président de la SNCF et Jean-Pierre Farandou son directeur général, qui tout deux considèrent que le secrétaire d’Etat au développement de la région capitale travaille pour l’avenir, pour les infrastructures dans 20 ans, pour relier ses grands projets. Bref urgences et prospectives, le débat continue. Mais à ce propos, on a noté que dans les 1000 propositions du plan de relance, il n’y avait que très peu de projets concernant les transports en commun. Et pour cause, on nous explique qu’il s’agit d’accélérer des projets existants, déjà lancés. Alors ceci explique peut-être cela : il n’y pas de projets de transports en commun, parce qu’à force de privilégier la prospective face aux urgences, on fait triompher l’immobilisme.

* Comme d'habitude, je ferai un lien vers l'article de Libération dès qu'il aura été mis en ligne, ou dès que j'aurai réussi à le répérer. La politique internet de Libération est de plus en plus, disons, "particulière"... Merci Sibylle pour le lien ;-)

** Pour compléter sur le sujet on peut lire l'interview de Roger Karoutchi, ministre du Gouvernement Sarkozy et candidat à la candidature face à Valérie Pécresse, autre ministre du Gouvernement Sarkozy, pour les régionales en Ile-de-France.

Extraits:
"Valérie Pécresse fait de la crise sa priorité. Et vous ? Je donne la priorité aux transports en commun. Cela veut dire des travaux, des chantiers, des commandes... donc de l'emploi. Un plan d'urgence de 2 milliards d'euros sur deux ans correspond à de la relance.

Etes-vous toujours favorable à une fusion RATP-SNCF ? Juridiquement, c'est quasi impossible. Je demande que la SNCF et la RATP créent une entreprise unifiée de transports publics en Ile-de-France. C'est scandaleux qu'elles se concurrencent sur les mêmes secteurs car aujourd'hui, elles ne se consultent pas.

Le projet de métro en petite couronne de la RATP, métrophérique, serait donc redondant avec celui de rocade ferrée en moyenne couronne de la SNCF ? Pas du tout. La rocade ferrée de la SNCF est absolument nécessaire pour la moyenne et grande couronne. Concernant la petite couronne, le secrétaire d'Etat à la Région-capitale, Christian Blanc, propose, lui, un trajet qui reliera en gros Roissy aux pôles de développement de la Défense, de Saclay, d'Orly, de Noisy-le-Grand. Ce projet est évalué à une dizaine de milliards d'euros, contre sept milliards pour métrophérique. On ne pourra pas voir ces deux projets aboutir. Il faut donc imaginer un « mixte ». Christian Blanc dit que d'ici à dix ou quinze ans, les pôles de développement auront créé de l'emploi, du logement. Il a raison, mais on doit aussi répondre aux besoins immédiats de la population.

Votre vision est donc un peu différente de celle de Christian Blanc. Comment le gouvernement va-t-il trancher ? La différence ne porte pas sur l'analyse à terme, mais sur les tracés. L'Etat tranchera en mars. Après des négociations avec le Syndicat des transports d'Ile-de-France et la région, on saura combien l'Etat veut mettre, combien ça coûte... "

Il ne reste donc qu'à attendre jusqu'au mois de mars, lorsque "l'Etat tranchera". En attendant on peut aussi lire dans 20minutes un petit compte-rendu sur la visite d'une délégation de l'association Orbival à l'Elysée.

Faute de faire des liens vers toutes les notes publiées depuis 4 ans sur la question des transports en commun dans le Grand-Paris, vous pouvez consulter la catégorie que Paris est sa banlieue consacre à ce sujet.

Jean-Paul Chapon
Paris est sa banlieue
20Minutes

***«Il faut la vidéosurveillance dans toutes les voitures du métro" : Roger Karoutchi***

***INTERVIEW - Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement et candidat à l'investiture UMP pour les régionales de 2010.

Les débats qui étaient prévus cette semaine avec Valérie Pécresse ont été gelés, officiellement en raison de la fronde étudiante. Vous y croyez?
Puisque Xavier Bertrand, à la tête de l'UMP, l'a dit, c'est vrai. Il est normal que le travail gouvernemental prime, même si je regrette qu'il n'y ait pas de débats, pourtant essentiels dans une primaire. Je souhaite qu'ils reprennent en mars.
Certains ont regretté l'agitation de vos supporters lors du débat au Raincy...
Le cadre était contraint : nous avions les questions depuis trois jours, nous ne pouvions nous parler directement et le public ne pouvait pas poser de questions. Si en plus, on dit à la salle qu'elle est priée de ne pas applaudir trop fort d'un côté ou de l'autre, autant lui envoyer des vidéos... Cela dit, aucun de nous n'a été empêché de s'exprimer. Quant aux militants, ils étaient très largement de Seine-Saint-Denis. Mais comme pour tous les meetings, les candidats avaient fait venir quelques dizaines de supporters des départements limitrophes.

Valérie Pécresse fait de la crise sa priorité. Et vous?
Je donne la priorité aux transports en commun. Cela veut dire des travaux, des chantiers, des commandes... donc de l'emploi. Un plan d'urgence de 2 milliards d'euros sur deux ans correspond à de la relance.

Etes-vous toujours favorable à une fusion RATP-SNCF?
Juridiquement, c'est quasi impossible. Je demande que la SNCF et la RATP créent une entreprise unifiée de transports publics en Ile-de-France. C'est scandaleux qu'elles se concurrencent sur les mêmes secteurs car aujourd'hui, elles ne se consultent pas.

Le projet de métro en petite couronne de la RATP, métrophérique, serait donc redondant avec celui de rocade ferrée en moyenne couronne de la SNCF ?
Pas du tout. La rocade ferrée de la SNCF est absolument nécessaire pour la moyenne et grande couronne. Concernant la petite couronne, le secrétaire d'Etat à la Région-capitale, Christian Blanc, propose, lui, un trajet qui reliera en gros Roissy aux pôles de développement de la Défense, de Saclay, d'Orly, de Noisy-le-Grand. Ce projet est évalué à une dizaine de milliards d'euros, contre sept milliards pour métrophérique. On ne pourra pas voir ces deux projets aboutir. Il faut donc imaginer un « mixte ». Christian Blanc dit que d'ici à dix ou quinze ans, les pôles de développement auront créé de l'emploi, du logement. Il a raison, mais on doit aussi répondre aux besoins immédiats de la population.

Votre vision est donc un peu différente de celle de Christian Blanc. Comment le gouvernement va-t-il trancher?
La différence ne porte pas sur l'analyse à terme, mais sur les tracés. L'Etat tranchera en mars. Après des négociations avec le Syndicat des transports d'Ile-de-France et la région, on saura combien l'Etat veut mettre, combien ça coûte...
Le président (PS) de région et du Stif, Jean-Paul Huchon, veut que l'Etat rende le fonds d'aménagement de la région Ile-de-France (Farif) à la région et le relèvement des taux du versement transports (VT). Qu'en pensez-vous?
Je rappelle que Jean-Paul Huchon était déjà président de région quand Lionel Jospin, Premier ministre, nous a repris le Farif. Sur le VT, j'ai une véritable hésitation car il pèse essentiellement sur les entreprises. Je n'y suis pas totalement opposé, à condition que les entreprises regagnent une marge financière avec la suppression de la taxe professionnelle.

Etes-vous pour la vidéosurveillance?
Il faut la renforcer dans les couloirs du métro et l'installer dans toutes les voitures de toutes les rames du RER et du métro. Et pas seulement dans une seule voiture [comme le préconise Valérie Pécresse]. Cela coûterait, sur cinq ans, 80 millions d'euros annuels. Je suis aussi favorable à l'augmentation des effectifs de la police régionale des transports de 25 à 30 %, pour les porter effectivement à deux mille agents.
Vous êtes favorable à l'automatisation des métros...

Je propose d'automatiser les lignes de métro les plus utilisées et les plus centrales : 2, 4, 6 et 9. Cela coûtera, selon différentes études, 50 millions d'euros annuels pendant cinq à huit ans.
Comment ferez-vous, si vous êtes élu, pour résoudre le déséquilibre de richesses entre l'est et l'ouest?
Au lieu de critiquer la Défense, il faudrait créer un grand pôle d'affaires à l'est. J'ai visité plusieurs terrains. L'un à Vitry (Val-de-Marne) et l'autre à la limite de la Seine-et-Marne. Il faut définir le secteur où l'on peut avoir à la fois de la desserte et les disponibilités foncières les plus importantes.

Recueilli par A. S. et M. G.
20Minutes

11.02.09

*Quand la SNCF déraille en banlieue parisienne...*

***Le Transilien, réseau des trains d’Ile-de-France, est au bord de la saturation. Les incidents se multiplient et les voyageurs se révoltent.

Chaque jour, depuis dix-sept ans, Grace Ferreira embarque à bord de «son» RER B qui l’emmène d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, jusque dans le ventre de Paris. Elle descend à Châtelet-les Halles. Chaque jour, elle se demande ce que la SNCF va bien pouvoir inventer car il ne passe pas une journée sans qu’un incident de parcours la mette en retard comme en témoigne le journal de bord qu’elle tient depuis l’an dernier.

Feuilletons-le avec elle. «28 janvier : le train reste bloqué en gare suite à un problème technique.» Elle arrive une heure vingt en retard à son travail. «2 février : mon train a vingt-cinq minutes de retard suite à une avarie de matériel en gare Saint-Michel.» «3 février : mon train est supprimé, je dois prendre le suivant.» C’est le lot des 2,7 millions de personnes qui, chaque jour, tentent la grande aventure des transports publics en Ile-de-France. L’an dernier,


88,3 % seulement des trains Transilien de la SNCF sont arrivés à l’heure, c’est-à-dire avec moins de cinq minutes de retard sur l’horaire prévu. Cela signifie que chaque jour 450 000 Franciliens n’arrivent pas à l’heure au travail. Cela ne s’arrange pas.

«Ça craque en Ile-de-France, reconnaît Guillaume Pepy, président de la SNCF. Le réseau ferroviaire est saturé depuis 2005.» La première cause de cette clochardisation du transport est l’explosion du trafic. Le nombre de passagers du Transilien a progressé de 25 % en sept ans. «Chaque année, nous devons transporter en plus l’équivalent d’une ville de 150 000 habitants», ajoute Guillaume Pepy. La SNCF a même dû obtenir une dérogation pour faire rouler plus de trains que les normes l’y autorisent entre Saint-Cloud et La Défense, en banlieue ouest. Dans ces conditions, le moindre incident plonge le réseau dans le chaos.

«Confliculture»
Ne parlons pas des vrais drames comme les suicides. Tous les deux jours, quelque part en Ile-de-France, un désespéré se jette sur les voies. Le trafic doit alors être interrompu pendant au moins deux heures. À une heure de pointe, ce sont 100 trains qui ne peuvent plus circuler et 100 000 personnes bloquées à l’intérieur ou qui attendent sur les quais. Beaucoup moins grave, le signal d’alarme qu’un voyageur déclenche pour rien. Pour les usagers, le résultat est garanti : une demi-heure de retard pour tous les trains de la ligne. En 2008, la SNCF a recensé 6 000 actes de malveillance de ce type. Ils sont plus nombreux le mercredi, jour où les enfants ne vont pas à l’école. On s’amuse comme on peut. Suicide ou blague de gamin, pour la SNCF, il s’agit de «causes externes». Elles ne relèvent pas de sa responsabilité, c’est la faute à pas-de-chance.

Et les «causes internes» ? C’est le cheminot qui a oublié de faire sonner son réveil ou le train fourbu, fatigué, qui refuse d’avancer. C’est aussi la caténaire qui craque, elle aussi, ou l’aiguillage qui n’arrive plus à aiguiller. Et les grèves dans tout ça ? Curieusement, elles n’entrent pas dans les statistiques de la ponctualité ferroviaire. Elles n’en pèsent pas moins de tout leur poids car les cheminots d’Ile-de-France se sont fait une spécialité des moyens de bloquer le trafic avec le minimum de pertes sur leur fiche de paie : grève tournante, grève de cinquante-neuf minutes, voire certificats médicaux de complaisance. L’imagination est sans limite. Les voyageurs du Transilien doivent se faire une raison. C’est en Ile-de-France que SUD-Rail, syndicat particulièrement remuant, est le mieux implanté : il représente 25 % à Saint-Lazare, 18,5 % à Paris-Est ou 26,7 % à Paris - Sud-Est. Autant dire que c’est un terreau fertile pour la «confliculture».

Ça craque donc en Ile-de-France et les voyageurs n’en peuvent plus. Ils se révoltent même. «C’est nouveau, note un agent chargé de l’information des voyageurs à Paris - Saint-Lazare. Les voyageurs se révoltent. On se fait insulter, les gens sont agressifs, J’ai vu des personnes d’apparence très correcte complètement péter les plombs.»

«Traités comme du bétail»
Le 13 janvier, quand le trafic est arrêté à Saint-Lazare après l’agression d’un conducteur, la direction décide de fermer la gare pour parer à tout accident. «Des gens auraient pu être poussés sur les voies», explique un cadre de la SNCF. Quelques jours plus tard, une personne se jette sur les voies en pleine heure de pointe à Saint-Lazare. La circulation est aussitôt interrompue sur la ligne. Les voyageurs bloqués dans un train à Pont-Cardinet, la station voisine, décident de terminer leur voyage à pied… en remontant le long les voies. Un acte de désobéissance qui entraîne aussitôt l’arrêt de tous les trains sur toutes les lignes. Saint-Lazare est à nouveau paralysée. Quelques minutes plus tard, les agents de la SNCF chargés de l’information des voyageurs sont pris à partie et les vitres de leur local sont brisées. Au même moment, à la gare de l’Est, alors que la police fait évacuer les lieux parce qu’on a découvert un colis suspect, des voyageurs refusent de quitter le quai. Le président de la SNCF lui-même n’échappe pas à la colère des usagers qui se sentent de plus en plus «usagés». Récemment, alors qu’il répondait sur Internet à leurs questions, Guillaume Pepy a été copieusement assaisonné par un habitué du Transilien : «Quand serons-nous considérés comme des clients et non comme les usagers forcés de ses bétaillères ?»

Le Transilien ternit considérablement l’image de la SNCF, qui n’est pourtant pas seule responsable. Elle paie trente années de sous-investissement dans les transports de la région parisienne. De 1958 à 2003, le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif), qui est l’autorité suprême sur le train, le métro et les bus, dépendait de l’État. «Durant cette période, rappelle un cadre de la SNCF, l’État a plutôt misé sur les contournements autoroutiers de la capitale tels que la Francilienne ou l’A86 mais il n’a jamais eu de vision globale de ce qu’allait être le transport collectif en Ile-de-France.» En 2003, dans le cadre de la décentralisation, le Stif est passé sous la coupe du conseil régional qui doit maintenant résoudre ce casse-tête. Le président de la SNCF a promis l’an dernier un plan Marshall des banlieues. «Le train d’Ile-de-France doit avoir la qualité du TGV», promet Guillaume Pepy.

L’entreprise étudie des solutions pour raccourcir les temps d’arrêt de ses trains en gare ou le temps de prise en main en début de service par leur conducteur. Mais c’est insuffisant. Ces mesures feront gagner au mieux quelques secondes aux trains.

La SNCF attend beaucoup sur ses nouveaux trains construits par le canadien Bombardier pour améliorer le service. Elle en finance la moitié et a tout fait pour accélérer leur livraison. Les premières rames seront livrées fin 2009, avec à terme le renouvellement d’un Transilien sur cinq d’ici fin 2015. Dans un document remis au conseil régional, la SNCF admet toutefois que «fin 2009, le parc continuera à avoir 23 ans de moyenne d’âge et à compter des petits gris dans ses rangs jusqu’en 2015». Ah ! Ces «petits gris» en inox, furieusement sixties avec leurs banquettes en simili cuir orange et leur déco intérieure en formica blanc crème.

Sinon, la SNCF a aussi quelques projets pharaoniques dans ses cartons comme la grande rocade ferroviaire ou le prolongement du RER E vers La Défense. Les voyageurs devront patienter avant qu’on donne le premier coup de pioche. En attendant, on bricole. La SNCF a lancé jeudi l’opération «Cartes sur table» pour recueillir les griefs de ses clients dans une cinquantaine de gares d’Ile-de-France. «Ce n’est pas suffisant, juge Roger Karoutchi, président du groupe UMP au conseil régional. Le système de transport est au bord de l’implosion. Il faut passer à la vitesse supérieure et mettre sur pied un programme dont les effets se feront sentir d’ici deux ans. Les Franciliens sont aujourd’hui traités comme du bétail.»

De son côté, Jean-Paul Huchon, président du conseil régional, a son plan de 18 milliards d’euros pour sauver l’Ile-de-France du naufrage. Reste à savoir qui financera quoi. Le débat est aujourd’hui loin d’être tranché. Jean-Paul Huchon explique que ces mesures constitueront le plus gros programme d’investissement depuis le lancement du RER, il y a quarante ans. Les transports d’Ile-de-France étaient justement au bord de la saturation et le réseau risquait d’exploser.

Par Fabrice Amedeo
Le Figaro

10/02/09

***Ile-de-France : Paris Métropole sur la rampe de lancement***

***72 collectivités et intercommunalités ont décidé d'adhérer au syndicat mixte. Les statuts vont être modifiés pour répondre à certaines requêtes des élus de la majorité présidentielle.

Dix enclaves bleues au milieu de soixante-deux tâches roses, rouges et vertes. Seule une minorité de collectivités et d’intercommunalité arrimées à droite ont adhéré au syndicat mixte d’études Paris Métropole :
Neuilly-sur-Seine,
Sceaux,
Rosny-sous-Bois,
Bry-sur-Marne,
Joinville-le-Pont,
Nogent-sur-Marne,
Vincennes,
La communauté de communes Charenton-le-Pont / Saint-Maurice,
La communauté d’agglomération du Val d’Yerres,
La communauté d’agglomération Sénart Val de Seine.
Parmi les 62 autres entités placées dans l’orbite de la gauche, figurent le conseil régional d’Ile-de-France, la ville de Paris ainsi que les conseils généraux de l’Essonne, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.
La Conférence métropolitaine, à l’origine de Paris Métropole, a décidé, le 9 février 2009, de donner quelque gage à la majorité présidentielle. Elle propose une charte de la gouvernance échafaudée avec le concours de l’Etat. D’après cette nouvelle version des statuts, «la sortie» de Paris Métropole «est libre». En clair, une majorité des membres de chacun des collèges du syndicat ne sera plus requise pour qu’une collectivité ou une intercommunalité puisse se retirer.

Contre le projet «Dallier»
Paris Métropole devrait déposer ses statuts définitifs auprès du préfet d’Ile-de-France d’ici la fin du mois. Une échéance qui ne doit rien au hasard. C’est avant le 1er mars 2009 que le comité «Balladur» pour la réforme des collectivités locales doit rendre ses conclusions. L’instance présidée par l’ancien premier ministre affiche son intérêt pour une fusion des quatre conseils généraux du cœur d’agglomération (Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne).
Une option préconisée par le sénateur-maire (UMP) des Pavillons-sous-Bois, Philippe Dallier. Une idée que rejettent tous les représentants du secrétariat permanent de la conférence métropolitaine à l’exception de Philippe Laurent (maire divers droite de Sceaux).
Jean-Paul Huchon, président (PS) du conseil régional oppose «la dynamique de projets» de l’espace régional au scénario «Dallier», «qui consiste en un retour au département de la Seine». «Nous avons bien l’intention d’occuper le terrain politique», prévient Pierre Mansat, adjoint au maire (PCF) de Paris en charge de Paris Métropole et des relations avec les collectivités territoriales d’Ile-de-France. «Si Paris Métropole avait été installée plus tôt, nous pourrions nous inviter plus facilement dans le débat», déplore Claude Pernès, maire (Nouveau Centre) de Rosny-sous-Bois. Le président de l’Association des maires d’Ile-de-France (Amif) n’en maintient pas moins que «le projet Dallier, c’est un peu la bombe atomique». Or, selon lui, «il ne faut pas sortir les grandes réformes au moment des crises».

Jean-Baptiste Forray

***BREF APERCU-BENITO PEREZ GALDOS A PARIS : Conférences à la Sorbonne...***


M. Sadi Lakhdari, Dr.UFR Estudios Ibéricos y Latino-americanos París-Sorbona (París IV)


***BREF APERCU :

Jeudi 5

De 16,00h à 19h30
Sala Richelieu, Sorbonne
17 rue de la Sorbonne
75005 Paris

Conférences en espagnol:

*Galdós et la politique Internationale. Le Nationalisme et la Guerre dans l’oeuvre de Benito Pérez Galdós par M. Sadi Lakhdari
(Dr.UFR d'Etudes ibériques et latino-américanesParis-Sorbonne(Paris IV)

*Canaries, la dernière frontière Atlantique de l’Europe, par M. Rafael Molina Petit(professeur titulaire de l’ Universidad de Las Palmas de Gran Canaria)




M. Rafael Molina Petit (Director Territorial. Ministerio de Industria, Turismo y Comercio. Las Palmas de Gran Canaria)


M. Sadi Lakhdari


M. Rafael Molina Petit


M. Antonio ABDO




Mme. Maria Esther FERNANDEZ & Asuncion NAVARRO


Lcda. Otilia Sarmiento (milieu)
Comisaria de la Semana de Galdós en París.

Commissaire de la Semaine de Galdós à París.


***Conférences très intéressantes!***

*Blog : http://benitoperez-galdos.blogspot.com

Bien à vous,

Morgane BRAVO
http://fr-fr.facebook.com/pages/Morgane-BRAVO/42491554804


Photos : Morgane BRAVO

*François FILLON sur le plan de relance...*

***François Fillon, Premier ministre, répond à Yanick Paternotte, député du Val d'Oise, sur la mise en oeuvre du plan de relance et l'aide à l'investissement, lors des questions d'actualité à l'Assemblée Nationale le mardi 10 février 2009.

*BREF APERCU-SOUTIEN & DEBAT AVEC ROGER KAROUTCHI : PARIS 15ème*

***BREF APERCU : DEBAT AVEC ROGER KAROUTCHI

PARIS 15ème, le 10 février 2009 :

*Philippe GOUJON confirme son soutien à Roger KAROUTCHI!*
&
*Jean-François LAMOUR confirme son soutien à Roger KAROUTCHI!*


Philippe GOUJON
Député-Maire
du 15ème arrondissement de Paris


Jean-François LAMOUR
Président du groupe UMP au conseil de Paris
Député du 15ème arrondissement de Paris


Roger KAROUTCHI
















***Roger KAROUTCHI «l'homme d'expérience» très applaudi par une salle comble!En présence de nombreux Elus & personnalités...***

Bien à vous,

Morgane BRAVO
http://fr-fr.facebook.com/pages/Morgane-BRAVO/42491554804


*Photos : Morgane BRAVO

Tuesday, February 10, 2009

***Site "PLANÈTE AUTO-ENTREPRENEUR" : Une initiative de Planète micro-entreprises, organisateur du Salon des micro-entreprises***


***Bonjour,

Depuis le 1er janvier 2009, vous pouvez désormais créer votre
auto-entreprise. Si vous êtes très nombreux à vouloir vous lancer, beaucoup de vos questions restent encore sans réponse.
Voilà pourquoi nous avons décidé de créer Planète auto-entrepreneur, le portail Internet qui vous permet de profiter au mieux de toutes les opportunités de ce nouveau statut.
PLANÈTE AUTO-ENTREPRENEUR, UN SITE GRATUIT AVEC TOUTES LES RESSOURCES POUR VOUS LANCER :

• Un décryptage complet du statut.
• Les dernières informations disponibles sur une réglementation qui
continue à évoluer et à se préciser.
• Une liste de FAQ enrichie chaque semaine.
• Des conseils d'experts pour vous aider à passer à l'action.
• Plus de 50 idées d'activités que vous pouvez créer en utilisant ce statut.

L'objectif de ce site est très clairement de vous aider, n'hésitez pas
à partager vos idées et vos suggestions en nous écrivant.

http://www.planete-auto-entrepreneur.com

Cordialement,

Alain Bosetti
Président de Planète micro-entreprises

*DEBAT AVEC ROGER KAROUTCHI : PARIS 15ème*

Monday, February 9, 2009

*Conférence de Carlos Fuentes‏ : Dans le cadre du Salon du livre 2009*




***Dans le cadre du Salon du livre 2009 qui met les écrivains mexicains à l'honneur,

la Bibliothèque nationale de France et l’Instituto Cultural de México à Paris ont le plaisir de vous inviter à la conférence de :

Carlos Fuentes

« Autour du nouveau roman latino-américain »

Mercredi 11 mars à 18h30 à la Bibliothèque nationale de France

*En français*

*Carlos Fuentes est mondialement reconnu comme une figure emblématique de la littérature latino-américaine. Romancier et essayiste, on lui doit notamment La mort d’Artemio Cruz et Terra Nostra, prix Rómulo Gallegos en 1977, l’équivalent du Goncourt en France. En 1987, il a reçu le prix Cervantès pour l’ensemble de son œuvre. Diplômé en droit des Universités de Mexico et de Genève, ce fils de diplomate a représenté l’Etat mexicain auprès de l’Organisation Internationale du Travail avant de devenir, en 1975, Ambassadeur en France.

Présentation par Jean Daniel, fondateur, éditorialiste et président du comité éditorial du Nouvel Observateur.

Grand auditorium de la Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand – Tolbiac, Quai François Mauriac 75013 Paris

Saturday, February 7, 2009

*Un grand chef à Montréal...*

***Arrivé à quelques jours du début du Festival Montréal en lumière, le chef Axel Manes de l'Atelier Joël Robuchon de Paris a fait tourner bien des têtes à la brasserie Chez Alexandre.

«C'est un jeune chef de 26 ans qui dirige les cuisines d'un restaurant qui a obtenu trois macarons dans le Guide Michelin. C'est quand même un phénomène», explique Alain Creton, le propriétaire de la populaire brasserie de la rue Peel.

Le chef Axel Manes est arrivé en début de semaine dernière et dirige la cuisine de Chez Alexandre avec un menu parisien spécial jusqu'à demain soir.

Le célèbre chef montréalais du Toqué!, Normand Laprise, a lui-même assisté au premier repas, mardi.

De son côté le Festival Montréal en lumière accueillera des dizaines de chefs de Paris -- le thème du festival --, dont le président d'honneur, le chef Alain Passard, du restaurant L'Arpège.

Le Festival Montréal en lumière présente un volet culturel, un volet gastronomique et des activités gratuites extérieures. Le dernier pan de la programmation sera rendu public mardi prochain.

Mathieu Turbide
Le Journa de Montréal
07/02/2009

Friday, February 6, 2009

*François Fillon répond au site de Marianne...*

***Le site du journal "Marianne" conteste mes propos, tenus dans une interview au journal "le Monde" datée du 3 février 2009, sur la décision prise par les socialistes d’exonérer d’impôt et de charges le « bonus des traders », en jugeant cette affirmation erronée. Marianne se trompe!

La mesure prise par les socialistes concerne techniquement la fiscalité des parts ou actions à rendement subordonné (dites également « carried interest ») des gérants de fonds d’investissement. L’expression « carried interest » est technique mais il s’agit bien d’une forme de bonus !

Contrairement à ce que dit le site de "Marianne", la mesure prise en 2002 ne visait pas à combler un vide juridique en interdisant le placement de ces bonus sur le PEA : ce vide, la majorité socialiste l’avait comblé quelques mois plus tôt, avec la loi du 28 décembre 2001. L’instruction du 28 mars 2002 – prise discrètement sous l’autorité de Laurent Fabius quelques semaines avant la présidentielle – a en réalité détricoté partiellement ce que venait de faire le Parlement, en créant un régime spécifique pour le « carried interest » afin qu’il ne soit pas assimilable à un salaire, plus lourdement taxé.

La loi de finances rectificative du 30 décembre 2008 a enfin mis un terme à cette situation en rendant sa compétence au législateur : à l’initiative du sénateur Jean ARTHUIS, le régime du « carried interest » a été encadré par la loi, mais aussi durci : les gérants doivent désormais investir personnellement à hauteur de 1% du montant du fonds, pour une durée de 5 ans minimum, faute de quoi une fiscalité dissuasive leur sera désormais appliquée.

Le site de "Marianne" relève que les socialistes n’ont pas protesté face à cette mise en cause, attribuant ce silence au fait que la fin du mandat de Lionel Jospin a été « parsemée de décisions à forte connotation pro-marché »…

Je constate que les socialistes n’ont pas contredit mes propos... Et pour cause ! La fin des années Jospin a donné lieu à de nombreuses mesures laxistes de ce type. Par exemple, Laurent Fabius, dans une loi d’avril 2000, a partiellement assoupli la fiscalité des stock-options. La durée de détention a été réduite dans certains cas de 5 à 4 ans et le taux d’imposition a été abaissé de 30 à 18%. Cette mesure avait d’ailleurs été très controversée dans la majorité socialiste elle-même ! Tandis que ce Gouvernement a pris l’option inverse : dès l'entrée en vigueur de la loi Travail Emploi Pouvoir d'Achat (TEPA), en 2007, nous avons mis fin à un abus qui consistait à faire une donation pour échapper à tout impôt sur les stock-options. Et depuis la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2008, les stock-options sont désormais soumises à des contributions sociales supplémentaires.

François Fillon
Vendredi 6 février 2009

*Jean-François Lamour confirme son soutien à Roger Karoutchi pour les primaires en Ile-de-France*

***«Avec Huchon, la région n'est qu'un encéphalogramme plat»

Jugeant nécessaire d'insuffler de la dynamique au sein d'une région «où il ne se passe plus rien», Jean-François Lamour confirme son soutien à Roger Karoutchi pour les primaires en Ile-de-France.

Le Talk - Jean-François Lamour - Le Figaro
Le président du groupe UMP au conseil de Paris était l'invité du Talk.

***BREF APERCU! : Assemblée Générale 2009 du MEDEF - Vivement l'avenir / Ready for the future!***



Morgane BRAVO





Entretien de Laurence Parisot et Joseph Smallhoover

***Dans le contexte de crise actuelle, le MEDEF souhaite rompre avec la morosité ambiante, décrypter la crise et proposer des nouveaux moyens de se dépasser, pour retrouver des raisons d'espérer!

*Discours de Laurence Parisot - Assemblée Générale :

Chers amis,

Pourquoi sommes-nous réunis ici ce matin ? Pourquoi sommes-nous là tous ensemble ? Parce que nous les chefs d’entreprise, nous nous battons. Nous nous battons matin, midi et soir. Nous nous battons pour notre entreprise, pour les hommes et les femmes qui la composent, pour ses clients ; nous nous battons pour son carnet de commandes, pour sa trésorerie, pour son bilan ; nous nous battons, pour son projet, pour sa survie, pour son adaptation, pour son inventivité.

Nous nous battons comme jamais. Avec l’angoisse aux tripes comme jamais. Face à des défis d’une complexité inimaginable il y a encore un an. Et dans un brouillard d’une épaisseur inquiétante.
Nous nous battons avec de l’énergie comme jamais. Avec du courage comme toujours.
En nous battant pour notre entreprise, nous nous battons aussi pour notre territoire, pour notre métier, pour notre pays.

Et vous président de Medef territorial, Hugues-Arnaud, Bruno, Jean-Pierre et les autres, et vous président de fédération, Frédéric, Didier et les autres, vous en bavez comme jamais. Pour en faire tous les jours plus, avec tous les jours le risque d’un peu moins de moyens. Ici pour défendre un industriel, ou même toute une industrie ; là pour soutenir telle activité de services ; là pour encourager les représentants du bâtiment ; là pour promouvoir une foire, un salon, et même un centre commercial qui ouvre le dimanche ! Bref, vous êtes sur tous les fronts pour tenir en vie l’économie de notre pays. C’est vous qui le faites et ce n’est personne d’autre !

C’est dur, c’est même parfois très dur, mais on tient le coup. Et qu’on ne vienne pas nous dire que nous profiterions de cette affreuse tempête, de ces vents adverses, pour délocaliser ou licencier. A tous ceux qui nous reprochent de fomenter des plans cyniques, je réponds et je répondrai inlassablement que nous autres patrons, jamais, jamais, nous ne licencions par plaisir et que nous ne savons que trop quelle perte de savoir-faire tragique et irréversible représente une délocalisation. Les entreprises françaises sont admirables dans la crise, notamment les PME qui s’illustrent par le comportement souvent exemplaire de leurs dirigeants et par de vraies solidarités entrepreneurs-salariés. Les grands groupes français sont eux aussi admirables : pas d’affolement, le moins possible de fermetures de sites. Tous tiennent le cap. Chez nous, dans la tempête, personne ne lâche la barre !

Pourquoi sommes-nous réunis ici ce matin ? Pourquoi sommes-nous tous ensemble ? Tout simplement parce que nous sommes le Medef ! Le Mouvement des Entreprises de France ! Le Mouvement dont aujourd’hui, comme jamais, chaque entreprise en France a besoin.
Nous sommes en train de construire un Medef différent, un Medef moderne, un Medef puissant. Nous relevons le défi de l’efficacité, de la réactivité, et de la qualité de service. C’est le sens des annonces que vous venez d’entendre : une direction des adhérents pour être au plus près de vous ; une direction des mandats pour structurer et contrôler notre implication dans le paritarisme ; une direction des études pour une maîtrise parfaite des faits et des chiffres de l’économie et enfin, une priorité donnée à la présence du patronat sur le Web.

C’est l’esprit de conquête qui nous anime. Ambition 2010, ce n’est rien d’autre que cet esprit de conquête. Pour conquérir qui ? Tout d’abord de nouveaux adhérents ! Notre but c’est plus d’adhérents, toujours plus d’adhérents ! Pour chaque Medef territorial comme pour chaque fédération professionnelle ! Conquérir pour gagner quoi ? Pour gagner la bataille des idées ! Et la première des idées pour laquelle nous nous battons c’est que la baisse des prélèvements obligatoires sur les entreprises est nécessaire à la santé de l’économie française, et même pour commencer à la santé de chaque entreprise. C’est pour nous chefs d’entreprise une idée si centrale, si évidente, qu’en face nos contradicteurs bien souvent nous demandent si nous n’avons rien d’autre à dire. Bien sûr que si nous avons beaucoup d’autres choses à dire, mais cela, par quelque bout que l’on prenne le problème, c’est la clé de voute. La baisse des prélèvements obligatoires aura pour résultat que l’économie française pourra tenir debout. Dans la crise, tenir debout cela veut dire purement et simplement ne pas être balayé par la tempête.

Conquérir comment ? Démontrons notre union. Nous sommes d’une extraordinaire diversité. Autour de la table du Conseil exécutif de notre Mouvement se côtoient patrons de PME dont les employés se comptent sur les doigts d’une main, présidents d’entreprises cotées au fameux CAC 40, chefs d’entreprise fièrement enracinés dans leur province, créateurs de Start up, fleurons du capitalisme familial, capitaines d’industries historiques. Hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes, industrie ou service, métropole ou outre-mer, gauche ou droite, qui dit mieux ? C’est cette diversité là que nous retrouvons chez les 1,2 million d’entrepreneurs français. Tous unis par cette quintessence si particulière que j’appellerais l’esprit patronal. Responsable, solidaire, éthique. Désireux de progrès, réaliste. Econome, pragmatique. Décidé. Sérieux. Concentré. Curieux. Engagé. Solide. Et que ce soit bien clair pour tout le monde : cet esprit là est bien éloigné de la cupidité qui a caractérisé certains ! C’est bien dans cet esprit patronal que nous sommes unis ! Et ne l’oublions jamais : l’union fait la force !

Passons à notre bilan 2008. Impossible de le faire sans parler là aussi premièrement de l’éthique. Je veux saluer l’extraordinaire travail du comité Ethique, présidé par Robert Leblanc, l’engagement sans faille de Jean-Martin Folz, le président de l’Afep à nos côtés, et l’adhésion de la quasi-totalité des entreprises du SBF 120 au Code de gouvernance Afep-Medef.

Je veux également tirer un coup de chapeau aux négociateurs des nombreux accords fondamentaux qui ont été conclu au cours des 12 derniers mois : Patrick Bernasconi pour la position commune historique sur la représentativité des organisations syndicales ; c’est essentiel et structurant comme un changement de mode de scrutin en politique. Patrick aussi pour l’accord assurance chômage qui nous a valu bien du suspens ; il faut que chacun mesure que cet accord représente à mes yeux un élément majeur du volet social du plan de relance français ; la tempête économique rend peu probable aujourd’hui le déclenchement d’une baisse des cotisations mais il n’en reste pas moins que son principe aura été acté. Bravo, bravissimo à Jean-François Pilliard. Il a mené à bien la négociation formation professionnelle qui était particulièrement sensible car sous une pression politique rare. Le rôle des fédérations professionnelles a été magnifique, il faut leur rendre hommage aussi, car elles ont fait preuve de solidarité en permettant une transversalité nouvelle. Félicitons aussi Jean-René Buisson qui a conclu un accord novateur sur le stress au travail. Tous nos remerciements vont également à Bernard Lemée qui a avec efficacité mené et conclu la négociation GPEC. Des applaudissements aussi pour Jérôme Bédier qui s’est emparé avec énergie et succès du délicat dossier 1 % logement. Nous avons été également admiratifs du travail mené avec une remarquable célérité par Benoit Roger-Vasselin sur le chômage partiel, sujet on ne peut plus d’actualité qui n’avait pas été ré-ouvert depuis des décennies. Benoit est Président de la commission relations du travail et politiques de l’emploi; il fait du team building entre ces différents négociateurs, auxquels j’ajouterais Cathy Kopp et François-Xavier Clédat, et il a prouvé que c’était très efficace.

L’année qui vient de s’écouler, vous le voyez, aura été particulièrement féconde.
Quand je pense que certains ont osé écrire Annus Horribilis! Ce fut tout l’inverse ! Magnificus ! Splendidus ! Grandissimus auraient été mieux trouvés ! Et l’une des choses les plus importantes de l’année 2008 aura été que l’évidence de la politique économique de l’offre, que nous étions les seuls à défendre il y a 2 ans, cette évidence là se sera peu à peu imposée dans les consciences, au point d’être aujourd’hui constitutive du plan de relance du gouvernement. Comme s’est aussi imposée progressivement dans les consciences l’idée que nous ne pourrions pas maintenir longtemps à 60 ans l’âge légal du départ à la retraite.

Qu’une année puisse être à la fois féconde et économiquement périlleuse ce n’est pas la première fois ! A force d’entendre la crise actuelle comparée à celle de 1929, tout simplement pour se gargariser du mot dépression, on oublie que 1929 et les années qui ont suivi ont été noires certes, mais pas que noires. Voyez-vous, 1929 c’est aussi une année de création d’entreprise. En 1929 ont été créées les Guides Michelin, Danone, Colas, et même une banque, Robeco ! 1930, c’est la fondation en France des Laboratoires Boiron ou aux Etats-Unis de Texas Instrument ; c’est d’ailleurs au cours de cette période, 1930-1936, qu’IBM connaitra un développement décisif ou qu’en France naitra l’entreprise au crocodile, Lacoste, ou encore qu’Air France prendra son envol !

Nous les chefs d’entreprise nous sommes tous des chercheurs d’or. Nous ne cessons jamais de nous adapter, de nous recréer, et pas une seconde nous ne doutons qu’encore aujourd’hui, au beau milieu de la tempête, certains d’entre nous ne soient en train de conquérir des territoires nouveaux dont on parlera encore dans 80 ans : dans le green business ou sur le net, dans l’énergie ou dans la santé ou dans un eldorado de l’innovation que nous ne repérons pas encore comme tel !

Le moment est venu de dire la part de responsabilité des Etats dans la crise. La mondialisation économique était là. Où était la mondialisation correspondante des règles ? Et même ou était la conscience de cette nécessité d’une mondialisation des règles ? La trop faible implication des Chefs d’Etat dans le seul grand processus multilatéral de ces dernières années, le cycle de Doha, illustre cette vacance ! Et que dire de la trop grande légèreté avec laquelle les politiques ont laissé s’installer des normes comptables tout simplement néfastes ? Encore aujourd’hui, espérons que la condamnation politique et publique de tel ou tel bonus, ne cache pas une impuissance à traiter les vrais sujets tels qu’ils ont pourtant été énoncés dans la Déclaration du G20 de Washington à la fin de l’année 2008. Les vrais sujets qu’il faut traiter sont : la coopération internationale entre les régulateurs, et à commencer au niveau européen, la transparence des produits complexes, un contrôle prudentiel intelligent, notamment pour les banques et les compagnies d’assurance, l’harmonisation de normes comptables qui ne soient pas pro-cycliques.
Le moment est venu aussi de dire que la différence entre le libéralisme et l’ultra libéralisme est aussi grande que celle qu’il y a entre la droite et l’extrême droite ou entre la gauche et l’extrême gauche. Et que cette crise marque la défaite absolue, non pas du libéralisme mais de l’ultralibéralisme ! La régulation ne déplait pas au libéral, tout au contraire. L’Etat non plus, à condition que celui-ci laisse l’entrepreneur entreprendre !

Du discours de prestation de serment de Barack Obama, on n’a pas assez retenu en France les prémisses du raisonnement qui mène à l’exigence de régulation. Je vous les rappelle : « La question n’est pas de savoir si le marché est une force du bien ou du mal. Sa capacité à générer de la richesse et à étendre la liberté est sans égale. », voilà ce qu’a déclaré le Président Obama en ce jour solennel. Et ça, c’est la certitude libérale !
La certitude libérale c’est que l’intervention publique lorsqu’elle est nécessaire doit être pertinente pour faire face au mieux à la crise. Le concours de l’Etat n’est ni un cadeau aux entreprises ni un sauvetage qui légitimerait des interventions tous azimuts. Le rôle de prêteur et d’assureur en dernier ressort est consubstantiel à sa fonction même. Le libéralisme l’a toujours conçu de cette façon. Il faut donc que l’action publique soit menée sur la base d’un bon diagnostic et apporte des réponses sans jamais s’immiscer dans ce que l’Etat ne sait pas faire, c'est-à-dire la création et la gestion en direct des entreprises.
Même dans le brouillard où nous sommes actuellement, à ces conditions là, nous gardons bon espoir.

C’est pourquoi notre Assemblée Générale s’appelle « Vivement l’avenir ! ». Une expression qui nous est venue à l’esprit lorsqu’il a fallu traduire pour le G8 patronal les mots anglais « Ready for the future ». Les deux sont vrais : vivement l’avenir mais à condition que nous ayons préparé le futur. Et si nous avons préparé le futur alors vivement l’avenir !
Et c’est quoi préparer le futur ? C’est conserver les trésors du présent, les richesses créées, les valeurs conquises et aussi préparer la suite. Pour nous Medef, c’est par exemple, ne pas lâcher d’un pouce le travail entrepris depuis 3 ans sur la diversité, c’est empêcher que la crise ne ravive les racismes ; c’est aussi, promouvoir la réflexion sur l’éthique en l’étendant par exemple à la relation entre les petites et les grandes entreprises ; c’est travailler en 2009 à la mise en œuvre des nombreux accords conclus en 2008 ; et c’est, sur l’agenda social 2009, ne pas chercher l’impossible, mais néanmoins utiliser le concept de délibération sociale tel que nous l’avons élaboré. Je vous rappelle que la délibération sociale, c’est un espace de réflexion mutuellement consenti et partagé, c’est un cheminement au cours duquel patronat et syndicats se demandent en toute liberté si l’on va négocier ou pas sur tel ou tel sujet ; c’est un processus au terme duquel on apporte une réponse à cette question : oui, nous avons des éléments, un climat, des perspectives propices pour ouvrir une négociation ; ou, non la maturité réciproque n’est pas là, les conditions ne sont pas réunies.
Un premier pas a été franchi dans la réforme structurelle du marché du travail avec la conclusion de l’accord du 11 janvier 2008 sur sa modernisation. La période que nous traversons impose l’évidence que nous devons aller plus loin et franchir une étape supplémentaire tant dans l’intérêt des entreprises que dans celui des salariés. Il s’agit d’améliorer la réactivité des entreprises pour faire face aux incertitudes incroyablement nombreuses auxquelles nous sommes confrontées. Mais en poursuivant, en approfondissant la démarche déjà engagée de sécurisation des parcours professionnels des salariés. Nous avons su, en janvier 2008, trouver des solutions équilibrées qui concilient les besoins des entreprises et les attentes des salariés. C’est dans cette perspective que je propose aujourd’hui aux organisations syndicales de poursuivre notre dialogue en reprenant la méthode qui convient pour aborder des sujets aussi lourds, et cette méthode c’est la délibération sociale.

De la même façon je propose que nous inscrivions au programme d’une autre délibération sociale la question du paritarisme, de sa place, de son rôle, mais aussi de son fonctionnement et de son financement. Il s’agit là encore d’apporter de la transparence, de le doter de méthodes de gouvernance moderne pour qu’il puisse perdurer.
Et c’est quoi préparer le futur pour un chef d’entreprise aujourd’hui ? C’est avoir le nez sur sa trésorerie, aller chercher les clients au-delà des frontières, guetter les nouveaux comportements, intégrer totalement l’apport de chaque nouvelle technologie. Mais c’est aussi être militant ! C’est ne pas se battre tout seul. C’est venir renforcer nos troupes. Chaque adhérent en plus c’est l’espoir d’une fraction de prélèvements obligatoires en moins. Une voix en plus pour du prélèvement obligatoire en moins ! Que ce soit notre mot d’ordre ! Et nous demandons au gouvernement la suppression de la taxe professionnelle et la suppression de la taxe sur le chiffre d’affaires !

Nous sommes courageux. Dans la tourmente, ayons confiance. Nous savons bien que la confiance ne suffit pas pour faire la croissance. Mais sans la confiance, c’est le désastre qu’on fabrique. Et à ça nous, nous disons non !

La solution à tous les problèmes économiques passe par l’entreprise. La France ne gagnera pas sans l’entreprise. C’est même l’entreprise qui fera gagner la France !

















***A.G. animée par Anette BURGDORF, journaliste franco-allemande. FELICITATIONS au MEDEF DU 21ème Siècle!: "Vivement l'avenir"...***

Bien à vous,

Morgane BRAVO

*Photos : Morgane BRAVO
http://fr-fr.facebook.com/pages/Morgane-BRAVO/42491554804

*Dîner du Cran: Patrick Lozès appelle à plus de "courage politique"...*

***Patrick Lozès, président du Cran, a demandé jeudi soir, lors du dîner annuel de son mouvement, plus de "courage politique" pour "lancer le grand chantier de la diversité".

Parlant devant un parterre d'invités de tous bords, dont Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et à l'égalité des chances, le président du Conseil représentatif des associations noires (Cran) a déclaré que "ce qui manquait, en France, ce n'est ni la tolérance ni la générosité! C'est le courage politique! c'est un gouvernement qui n'ait pas peur, qui agisse!"
"Nous aspirons en 2009 à l'égalité promise en...1789", a-t-il lancé avant d'appeler à un "programme d'actions pour notre pays". Parmi les mesures préconisées, "l'attribution préférentielle de marchés publics aux entreprises qui appartiennent aux minorités visibles ou qui oeuvrent en faveur de la diversité".
Au cours de la soirée, plusieurs ministres sont venus saluer le Cran avant ou après la prestation télévisée du chef de l'Etat: Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, et Eric Besson, ministre de l'Immigration.
Yazid Sabeg, invité d'honneur de la soirée, a appuyé le discours de M. Lozès et souligné que "parmi les défis importants" qui se posent au pays, figure "la façon dont on va réaliser l'égalité réelle". "La situation se dégrade plutôt pour nos enfants (...) Si on n'agit pas vite et fort, on va construire un apartheid social et territorial", a-t-il dit.
"A quoi sert d'avoir des autoroutes, des industries florissantes, si notre cohésion sociale est minée?", a-t-il demandé. "Il suffit de regarder la couleur de nos assemblées et de nos entreprises pour voir l'ampleur du problème: c'est d'une pâleur, d'une blancheur et c'est pas très frais d'ailleurs!", a-t-il ajouté sous les applaudissements du public.
"Le processus sera long avant que l'on établisse l'égalité réelle", a-t-il ajouté, "c'est pour ça qu'il faut agir dès maintenant".
Des représentants de l'UMP étaient présents (Dominique Paillé et Axel Poniatowski) comme que du PS (Sandrine Mazetier, Jean-Marie Le Guen)...ainsi que Miss France, Chloë Mortaud.

PARIS (AFP)

***En effet, la diversité oui, mais : Toutes les couleurs ("la couleur de nos assemblées"...Candidats : Elections européennes...), avoir l'expérience professionnelle...& le niveau intellectuel...!***

Bien à vous,

Morgane BRAVO
http://fr-fr.facebook.com/pages/Morgane-BRAVO/42491554804

*XAVIER BERTRAND RÉAGIT À L'INTERVENTION DE NICOLAS SARKOZY*

***Face à la crise :

Une mobilisation à la hauteur des défis

Cher(e)s Ami(e)s,

Au cours de son intervention devant les Français, le Président de la République a montré qu'il comprenait les inquiétudes et les interrogations des Français face à la crise. Il a fait le choix courageux de tenir un discours de vérité, emprunt d'une volonté de dialogue et d'un esprit de justice.

Il a expliqué que prêter de l'argent aux banques était nécessaire pour sauver l'épargne des Français. Les intérêts que rapporteront ces prêts seront entièrement consacrés au financement de mesures sociales.

Il a rappelé sa détermination et la mobilisation totale du Gouvernement pour protéger les Français dont l'emploi est fragilisé. Ainsi une meilleure indemnisation du chômage partiel, le soutien aux jeunes et aux personnes en fin de CDD seront discutés dès le 18 février avec les partenaires sociaux.

Il n'a pas oublié les classes moyennes pour lesquelles il a proposé des pistes de solutions comme l'augmentation des allocations familiales ou la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu.

Il a également rappelé la nécessité de mieux répartir les profits au sein des entreprises entre les salariés, les actionnaires et l'investissement, et de mieux contrôler le système financier international.

Avec le plan de relance, le président de la République a fait le choix de l'investissement pour donner du travail aux entreprises et soutenir l'emploi. C'est seulement ainsi que la France pourra sortir de la crise.

Le Président de la République l'a rappelé : il a été élu pour agir et mènera à bien les réformes promises.

Le Mouvement Populaire est dès à présent aux côtés du président de la République, du Premier ministre et du gouvernement pour les soutenir dans leur action.

Très cordialement,

Xavier Bertrand,
Secrétaire général de l'UMP, le Mouvement Populaire

» Voir la vidéo

Wednesday, February 4, 2009

***Régionales : Pécresse chahutée, Karoutchi fait son show...***

Régionales : Pécresse chahutée, Karoutchi fait son show - Le Parisien
C'est au milieu des cris et de la pagaille que Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, et Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, ont participé au premier débat avant la primaire du 22 mars. Une primaire qui déterminera lequel des deux sera la tête de liste UMP pour les régionales en Ile-de-France. Organisé au Raincy (93), sur les terres d'Eric Raoult, proche de Karoutchi, le débat a donné l'avantage à ce dernier qui avait fait le plein de militants dans la salle. Résultat : quand Karoutchi était ovationné sur la scène, Pécresse devait essuyer quelques sifflets.


***Pas besoin de sondage les militants parlent d'eux mêmes!
A VOUS DE JUGER!***

Bien à vous,

Morgane BRAVO

***Régionales : le premier choc KAROUTCHI-Pécresse...***

***Les deux candidats aux primaires en Ile-de-France ont débattu mardi soir en Seine-Saint-Denis sur les transports, l'économie ou la sécurité.

«Roger président !», «Allez Roger !», «Vas-y Valérie !», «Valérie présidente !». Foule et cohue. Mardi soir, c'était écharpes vertes pour Valérie Pécresse et casquette bleue pour Roger Karoutchi au centre culturel Thierry-Le Luron du Raincy, en Seine-Saint-Denis. Plusieurs centaines de militants sont venus soutenir leurs candidats respectifs pour le premier des huit débats en Ile-de-France. À l'issue, entre le 16 et le 22 mars, les adhérents UMP voteront pour leur tête de liste aux régionales en 2010.

Député maire de la commune, Éric Raoult a tenté de calmer les ardeurs de l'assemblée, en particulier des très réactifs «karoutchistes». «C'est la campagne que nous devrons mener face à la gauche qui sera la plus importante, pas les cris et les soutiens de ce soir. Nous sommes des militants, pas des groupies», leur a lancé celui qui, mardi soir, a tenté de ne pas manifester son statut de porte-parole officiel de la campagne du secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement.

De son côté, Christian Estrosi, le député maire de Nice, chargé par l'UMP d'arbitrer cette campagne, a invité les militants à se montrer «dignes de la confiance de Nicolas Sarkozy» et «à la hauteur de l'enjeu». «Aucun d'entre vous, leur a-t-il dit, ne veut que nous offrions l'image déplorable qu'a donnée le PS pendant leurs primaires».

Par précaution tout de même, en raison des tensions qui ont émaillé les derniers mois de cette campagne, tout était tiré au cordeau dans l'organisation de la soirée.

C'est un tirage au sort qui a décidé du premier intervenant, Valérie Pécresse. La ministre de l'Enseignement supérieur a vanté sa candidature, celle «de la fougue et de la jeunesse». L'urgence, a-t-elle souligné, consiste à «stopper la spirale de la défaite» en renouvelant «les équipes et les idées» avec deux priorités : la relance anticrise et les transports.

«Prendre la région aux sectaires»
Quelques minutes plus tard, horloge électronique projetée sur le mur à l'appui, Roger Karoutchi s'est emparé du micro. «Je suis peut-être, sûrement, sans doute, je le crois, le candidat de l'expérience et de la compétence, qui connaît les dossiers et qui est venu ici si souvent depuis dix ans que je me bats pour la région.» Fidèle à son registre de café-théâtre, le candidat s'est appliqué à emporter les rires de la salle en commentant, par le menu, «l'incapacité, la folie et les dérapages de la gauche».

L'un et l'autre savent que l'UMP a près de 200 000 voix à rattraper dans la région. Ils ont manifesté une égale volonté d'en découdre. «Je ne veux qu'une seule chose, a tonné Roger Karoutchi, c'est prendre la région aux sectaires et vous la rendre.» Applaudissements.

Ils savaient aussi que ce premier débat allait être décisif pour la suite de leur campagne. Et au travers des six thèmes imposés aux deux candidats - transports, économie, formation, environnement, logement et sécurité - Valérie Pécresse a défié les critiques, faisant preuve d'une rigoureuse connaissance des dossiers régionaux qu'elle a mis en perspective avec les enjeux nationaux.

«Il n'y a aucune fatalité, a-t-elle dit, pour l'immobilité de la région.» Voulant suivre les qualités de tribun de Roger Karoutchi, elle a promis aux Franciliens de les sortir de leurs « galères quotidiennes», «des transports à celles des ascenseurs en panne».

«Oui ça va être dur ! Ce sera une vraie bataille ! Et si vous m'investissez, je viendrai vous voir tous les jours !», a promis, plein d'espérance, un Roger Karoutchi enflammé devant une salle surchauffée par ses supporteurs. «Cette primaire ne doit pas nous diviser», a répondu Valérie Pécresse, invitant les militants à «conserver leur liberté de vote». Fin du premier épisode au son de La Marseillaise.

Sophie de Ravinel
Le Figaro
04/02/2009

***Roger KAROUTCHI : Enflammé devant une "salle surchauffée par ses supporteurs"!!!

Bien à vous,

Morgane BRAVO

Tuesday, February 3, 2009

***La garde des Sceaux, Rachida Dati, est venue soutenir son amie Roger Karoutchi hier pour le lancement de sa campagne des primaires UMP***

*** Rachida Dati s’est rendu hier en fin d’après-midi dans la salle de réception de l’hôtel Forest Hill du 19ème arrondissement de Paris pour soutenir son ami et défenseur l’actuel secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi.

Celui qui a récemment fait un très médiatique coming out en annonçant son homosexualité, a profité de la galette des rois de l’UMP pour lancer sa campagne politique pour les primaires UMP. Rachida Dati a attentivement écouté le discours de son acolyte avant de dire quelques mots pour affirmer chaleureusement son affection et son appui total à Roger Karoutchi.

La ministre, toujours aussi souriante, a mis à jour hier sa grande complicité avec Roger Karoutchi. La jeune maman semble avoir passer un agréable moment en toute décontraction avant de s’envoler prochainement vers sa bataille personnelle, les élections européennes.

A.Z
Voici

Monday, February 2, 2009

***Entretien exclusif de François Fillon, Premier ministre sur internet à propos du plan de relance. lundi 2 février 2009***

***Le gouvernement annonce la répartition des sièges pour les européennes...***


***Michèle Alliot-Marie a confirmé en Conseil des ministres les dates des élections européennes de 2009 et a annoncé la répartition des 72 sièges attribués à la France.

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a confirmé, lors du Conseil des ministres du 28 janvier, les dates des élections européennes de juin. «Les électeurs de Polynésie Française, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Saint-Martin, de Saint-Barthélemy et des départements des Antilles et de la Guyane sont appelés aux urnes le 6 juin 2009. Pour le reste du territoire national, les élections se dérouleront le 7 juin», précise le communiqué publié par le ministère

La répartition des 72 sièges attribués aux parlementaires français, établie en fonction des recensements de l’Insee, sera la suivante:

*10 sièges pour la circonscription du Nord-ouest (Basse-Normandie, Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais et Picardie);
*9 pour celle de l’Ouest (Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes);
*9 sont attribués à la circonscription de l’Est (Alsace, Bourgogne, Champagne-*Ardenne, Lorraine et Franche-Comté);
*10 pour la circonscription du Sud-Ouest (Aquitaine, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées)
*13 pour la circonscription du Sud-Est (Corse, Provence-Alpes-Côte d’azur et Rhône-*5 sièges ont été attribués à la circonscription du Massif central-Centre (Auvergne, Limousin et Centre)
*13 pour la circonscription de l'Ile-de-France;
*3 parlementaires seront désignés dans la circonscription d'Outre-mer (Saint-Pierre-et-Miquelon, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, *Polynésie française et Wallis-et-Futuna)

***Vos réactions***

*Entretien de François Fillon : JT 20h FR2*

***François Fillon, Premier ministre, répond aux questions de David Pujadas suite au rejet de la motion de censure à L'Assemblée Nationale le mardi 27 janvier 2009.

*Loïc Le Meur : "l'émergence du socialisme 2.0"...*

Loïc Le Meur : "l'émergence du socialisme 2.0" - Le Figaro
Le patron de la start-up californienne Seeismic, spécialisée dans les réseaux vidéo en ligne, est un habitué de Davos. C'est la huitième fois qu'il participe aux travaux du Forum économique mondial. Il a confié au figaro.fr ses impressions sur les débats, qui sont marqués cette année par la crise du libéralisme. Loïc Le Meur y décèle l'émergence d'un "socialisme 2.0". Regardez son interview en vidéo.
Mots-clés : le meur seesmic le figaro

Sunday, February 1, 2009

***Premiers débats pour les primaires UMP***


***Dans le cadre de la primaire de l’UMP pour les élections régionales de 2010 en Ile-de-France, huit grands débats sont organisés entre les différents candidats, un dans chaque département.

Vous trouverez ci-joint les dates des trois premières rencontres :

*Le Mardi 3 février, au Raincy, à 20h30 (centre culturel Thierry le Luron, 9 bd du Midi)

*Le mercredi 11 février, à Marly-le-Roi, à 20h15 (salle des fêtes, Hôtel de ville, place du Général de Gaulle)

*Le jeudi 12 février, à Rueil-Malmaison, à 20h15 (Théâtre André Malraux, 16 place des Arts).

Venez nombreux !

***VOEUX DE FRANCOIS FILLON : "FRANCE.9"***


***Le président de l'Association France.9, François FILLON :

Nous a convié à une rencontre à l’occasion de cette nouvelle année 2009, le 29 janvier à l'Hôtel de Matignon.

*BREF APERCU :





























***Cette réunion a permis d'évoquer les échéances à venir, dans une ambiance très conviviale!***

Bien à vous,

Morgane BRAVO
http://www.facebook.com/pages/Morgane-BRAVO/42491554804


*Photos : Morgane BRAVO